CLASSIFICATION BASÉE SUR LA PROVENANCE
nette et personnelle de l’état actuel de la question, notre efl'orl sera
k LeTpitnciTauxVints de repère qui ont servi de hase aux nombreuses discussions dans les deux camps, étaient fournis par i éludé macro- et microscopique des streptocoques, de leur origine, de leuis propriétés bio-chimiques, de leurs propriétés hémolytiques, du pouvoir préventif et enfin de la propriété fixatrice des sérums antistreptococciques. .
Nous allons passer en revue chacun de ces arguments en paît -
culier.
Classification basée sur les caractères morphologiques.
On ne s’est pas beaucoup attardé à des distinctions purement morphologiques, surtout d’ordre macroscopique.
L’aspect microscopique a bien donné lieu à plusieurs classifications ; ainsi, on a proposé, entre autres, d’établir deux types de streptocoques ( loivjus et brevis), en tenant compte de la longueur des
chaînettes. ...
Mais, adopter cette division, c’est avouer n avoir jamais vu se
transformer de longues chaînettes en courtes, et inversement. Du reste, est-il besoin d’ajouter que toutes ces classifications, soit macro-, soit microscopiques, ne reposent sur aucune base solide ? elles courent au-devant d’un échec certain et ne peuvent être utiles qu’en tant qu’elles prouvent l’inanité de pareilles tentatives.
Classification basée sur la provenance.
L’idée déclasser les streptocoques d’après leur origine, c est-à-diie d’après la maladie d’où ils étaient isolés, avait plus de chances d’aboutir; ce fut, du reste, l'idée qui s’imposa à l’esprit dès les premières recherches: aussi a-t-elle été soutenue avec éneigie pat Fehleisen qui défendait jalousement la spécificité de son érysipelocoque et ne voulait à aucun prix admettre qu il fut identique au streptocoque du phlegmon.
De même, Rosenbach affirmait pouvoir distinguer à coup sur, en cultures, le streptocoque pyogène de celui de l’érysipèle.
Il a fallu renoncer à toutes ces distinctions pathogéniques, surtout après que Petruschky eut provoqué, avec le même streptocoque, l’érysipèle, le phlegmon et la septicémie générale, aussi bien chez l’homme que chez les animaux.
270 A. BESHKDKA. — SÉROTHÉRAPIE ANTISTREPTOCOCCIQUE.
Du reste, la clinique a fourni plus d’un exemple prouvant que le streptocoque de l’érysipèle pouvait devenir une source d'infection puerpérale, en passant par les mains d’une sage-femme peu soigneuse.
Ainsi se trouve établi le fait qu’une infection streptococcique peut revêtir différentes formes cliniques, suivant la résistance individuelle du sujet, suivant la structure intime de la région inoculée, et cela tout à fait indépendamment de la nature du streptocoque employé, ou de son origine primitive.
Certes, ces temps derniers, sous 1 impulsion des communications de Moser (1), il s’est dessiné de nouveau une tendance àaltribuer un caractère spécifique à certains streptocoques tels que celui que l'on î enconti e dans la scai latine ou dans la variole ; mais, a part de rares pai tisans, cette hypothèse n a pas encore reçu la confirmation voulue.
Les tentatives infructueuses faites pour diviser les streptocoques en plusieurs groupes, contribuèrent beaucoup à faire pencher l’opinion générale vers l'hypothèse uniciste, et lorsque, en 1895, Marmorek se déclara résolument en faveur de cette dernière, il a eu presque l'unanimité des bactériologistes de son côté. Les choses ne se sont pas passées, il est vrai, sans quelques protestations ; on citait des cas (Van de Velde, Méry, J. Courmont), où l'infection streplococcique n’était pas justiciable du sérum monovalent de Marmorek, mais on était porté à mettre ces faits plutôt sur le compte de l'imperfection du sérum que de la diversité des streptocoques.
Classification basée sur les caractères bio-chimiques.
Pour répondre à ses contradicteurs, Marmorek (2) a publié, en 1902, tout un mémoire, dans lequel il a maintenu intégralement son opinion uniciste, en l’appuyant sur des arguments nouveaux.
Comme en 1895, il a déclaré n’attribuer aucune importance aux caractères extérieurs des streptocoques, tels que la grosseur des grains, la longueur des chaînettes ou leur pouvoir de troubler plus ou moins le bouillon de culture. Ce qui importe avant tout, d'après cet auteur, ce sont les caractères biochimiques; ceux-ci permettant d’établir des liens de parenté entre tous les streptocoques d’origine humaine. Parmi les caractères bio-chimiques des streptocoques, il a
( 1 ) Wiener k/in . Wochcnsehr., 1902, p. 1023. — Mosin et PlnoctT, Cenlralbl. f. liakter., 1. Origin., t. XXXIV, 1903, p. 500, 711: U’rrner Min. Wochensrhr., 1902.
(2) Loc. cil.