‹ Médicaments microbiensChapitre 136 sur 216 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

Hémolyse = 0

Hémolyse = 0

Hémolyse = 0

Hémolyse = 0

Hémolyse = 0

Hémolyse = 0

Hémolyse = légère.

Hémolyse = presque totale.

Hémolyse = complète.

Hémolyse = complète.

Hémolyse = complète.

Hémolyse = complète.

Hémolyse = complète.

Cette méthode de dosage du sérum par sa teneur en ambocepteurs a été appliquée par plusieurs auteurs qui ont émis à son sujet des avis fort différents.

Ixrumbein et Diehl (1), Onaka(2)la préconisent en affirmant qu’elle donne des résultats constants et comparables ; ils avouent cependant qu’elle ne peut remplacer le procédé qui consiste à évaluer le pouvoir anti-infectieux, si le méningocoque pouvait avoir vis-à-vis de l’animal une virulence constante; mais elle peut être d'un secours très utile dans l’appréciation de la valeur thérapeutique du sérum.

Aucontraire, d’après Kraus et Baecher (3), et Baecheret llachla(4),

(1) KnuMUEiN et Diehl, </t rbcitcn nus item Inst, siir Erforseh.iter/nfektionskrnnkheiten il! /ter U., 1900.

(2) O.naka, Centralblatt fur liaktcriotogie, 1910.

(3) Kiiaus et Baeciip.h, Zeitschrift fiir Jmmunitâtforschung unit e.r/ienmenlette Thérapie , 15 juillet 1909.

(4) lîAECiiKH et IIachi.a, Zeitsch. fiij> hnmnntntforsehung. 1910.

Haendel , Uhlenlu th, Neufeld (1), etc., ce mode dedosage conduirait à des résultats erronés; en effet, pour Neufeld, Haendel, Moreschi, etc., on connaît mal la nature des substances donnant lieu à la fixation du complément; à leur avis, ces dernières seraient différentes des ambocepteurs bactériolytiques, et on doit rester sceptique sur leur nature spécifique.

D’autre part, lvraus et Raecher ont montré que, danscette épreuve, les résultats peuvent être tout différents, suivant qu’on utilise l’extrait de telle ou telle race de méningocoques : ils varieraient donc suivant l’antigène employé.

On estime enfin que la quantité d’ambocepteurs contenus dans un sérum déterminé est totalement indépendante des autres propriétés qu’il peut présenter : pouvoir agglutinant, précipitant, bactériotropique (Neufeld) ; de plus, de ce qu’un sérum est riche en ambocepteurs, il ne s’ensuit pas fatalement qu’il soit doué d’une haute valeur curative. Bref, pour la plupart des auteurs, la méthode de Kolle et Wassermann, ne renseignant que sur la teneur en ambocepteurs, n’est, en aucune façon, capable de renseigner exactement sur la valeur thérapeutique: c’est une méthode « auxiliaire » et rien de plus.

Titrage par les bactériotropines. — Nous avons insisté plus haut sur le pouvoir bactériotropique du sérum, mis en évidence par Jochmann, Flexner et Jobling (3), puis Neufeld. Neufeld a imaginé de l’utiliser in vitro pour l’appliquer à son dosage.

1° On recueille, chez le cobaye, des leucocytes obtenus par injection intrapéritonéale de 10 à 20 centimètres cubes de bouillon. Ces leucocytes sont prélevés cinq à six heures après l’injection. On les lave trois fois dans l’eau physiologique. On cherche à obtenir une émulsion égalant en opacité une émulsion de lécithine à 3 p. 1000 ;

2° On prépare une émulsion de méningocoques sur une culture de gélose âgée de vingt heures dans un centimètre cube d’eau physiologique ;

3° On verse, dans de petits tubes de 5 centimètres de long sur 12 millimètres de large, des dilutions successives de sérum anti, de sérum normal (de 1 p. 10 à 1 p. 10000), en d’autres de l’eau physiologique ;

4° Dans chacun de ces tubes, on verse ensuite deux gouttes de sérum diversement dilué (0,01 , 0,003, 0,0005, 0.0002 centimètre

(1) Nküff.i.d, Medizin kl in i Je, 1908.

(2) Nkufki.d et ILk.ndkc, Arb. nus dam kaiserl. Gesundheitsamtc, Bd. XV.

(3) Joui. ino, Journal of experimental medicine, juillet 1909.

3G2 CH. DOPTER. — SÉROTHÉRAPIE ANTIMÉNINGOCOCCIQUE.

cube), puis une goutte d’émulsion microbienne, puis deux gouttes

de leucocytes ;

5° On porte ces mélanges à l’étuve à 37°, pendant une heure et demie ;

6° Avec une pipette, on prélève une goutte du dépôt que I on étale sur lames. On fixe, on colore par le bleu de méthylène.

Des tubes de contrôle sont préparés d’une façon identique avec du sérum normal et de l’eau physiologique.

Les préparations sont examinées. On compte alors sur 100 leucocytes le nombre de germes phagocytés. Et l’on cherche la plus forte dilution qui augmente la phagocytose, comparée à celle que donne en dilution égale le sérum normal. Neufeld propose la dilution de 0,0005 comme limite minima que doit atteindre un sérum antiméningococcique pour pouvoir être utilisé en thérapeutique.

On peut faire à cette méthode une objection très sérieuse :

Elle est délicate en ce sens que tous les échantillons de méningocoques ne sont pas utilisables dans cette épreuve. Certaines races, en effet, sont trop rapidement phagocytées et même digérées dans des dilutions de sérum à 1 p. 5000, et voire même dans l'eau physiologique. Pour d’autres, la phagocytose ne s’effectue- qu’en dilution à 1 p. 500. Cet écart est trop considérable. 11 faut donc choisir un échantillon qui permette des expériences probantes. Puis Neufeld recommande de n’utiliser que des méningocoques récemment issus de l’organisme: on sait combien il est difficile, surtout en dehors de tout milieu épidémique, de pouvoir s’en procurer.

Restent alors deux méthodes qui utilisent le pouvoir bactéricide du sérum in vivo :

Kraus et Baecher cherchent à déterminer la dose de sérum capable d’amener la mort des méningocoques introduits dans le péritoine du cobaye dans un temps donné. Dans une expérience préalable sur des cobayes de 150 grammes, on cherche la plus faible dose de culture qui, après un séjour de huit à douze heures dans le péritoine, donne encore des colonies nombreuses, mais isolées, sur plaques d’agar ensemencées avec l’exsudât obtenu. Une semblable émulsion est injectée, dans les expériences de titrage, en mélange avec des doses décroissantes de sérum anli et de sérum normal. Après un nombre d heures variable, on prélève l’exsudât à l’aide de pipettes capillaires; on l’ensemence sur plaques d’agar. On constate ensuite, par le nombre des colonies qui ont poussé, l’activité bactéricide comparée du sérum anti et du sérum normal. Cette action bactéricide peut se mesurer d’après la dilution de sérum antiméningococcique capable de tuer le méningocoque,

alors que la môme dilution de sérum normal est dénuée de propriétés anti-infectieuses.

Cette méthode ne me paraît pas à l’abri de tout reproche, car, en raison de la forte dose de culture employée, les différences de résistance individuelle de l’animal doivent se manifester comme dans les expériences anciennes, où l’on voulait prouver le pouvoir préventif et curatif anti-infectieux. On en trouve, d’ailleurs, la preuve dans une expérience de Kraus et Baecher :

De deux cobayes injectés avec la môme dose de cultures, l’un, ayant reçu 0,5 centimètre cube de sérum anti, succombe en huit heures, l'autre, n’ayant reçu que 0,1 centimètre cube, meurt plus tardivement, en vingt-quatre heures.

L’ « épreuve du péritoine » (p. 309) qu’on peut utiliser, semble-t-il, daiïs un but de dosage du sérum, évite cette cause d’erreur. En se servant de doses sûrement non mortelles, le péritoine, chez tous les animaux en expérience, présente une réaction défensive identique.

On sait que, si on injecte à des cobayesde 200 grammes dans le péritoine 0,5 centimètre cube de sérum antiméningococcique non chaufiëet, vingt-quatreheuresaprès,l/6ede culturesur agar,lespréparations, effectuées avec l’exsudât péritonéal prélevé vingt et trente minutesaprès la dernière injection, montrent à ce momentla disparition complète du méningocoque. Quand l’émulsion est injectée seule, la disparition ne s’effectue que vers la dixième heure; chez les animaux qui, au lieu d’immun-sérum, ont reçu du sérum normal, elle s’opère au bout d’une heure et demie à deux heures.

En employant sur un lot de cobayes des quantités décroissantes de sérum anti, on peut arriver à déterminer la dose capable défaire disparaître le méningocoque en trente minutes par exemple.

DOSE DE SERUM injectée.

DOSE DE MICRORES injectée .

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