‹ Médicaments microbiensChapitre 137 sur 216 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

(prélèvement de l’exsudât 30 minutes après l’injection des microbes).

Cent, cubes.

I/O de culture.

0 microbe,

Id.

0 microbe.

Id.

0 microbe.

Id.

0 microbe,

Id.

0 microbe.

Id.

Microbes rares,

Id.

Microbes assez nombreux.

On fait donc des dilutions de sérum dans l’eau physiologique; on en injecte 1 centimètre cube de liquide dans le péritoine.

364 CIL DOPTER. — SÉROTHÉRAPIE ANTIMÉNINGOCOCCIQUE.

Le lendemain, on injecte 1 centimètre cube d’une émulsion obtenue en raclant la culture dans 6 centimètres cubes d’eau physiologique,

Le tableau de la page 363 montre les résultats que donne un sérum très actif.

Un sérum qui, à la dose de 0,2b centimètre cube, amène la disparition du méningocoque en trente minutes, peut être utilisé en thérapeutique humaine.

Les résultats obtenus sont pour ainsi dire constants. On peut, d’ailleurs, observer de cette façon la progression croissante de l’activité du sérum, au fur et à mesure des progrès de l’immunisation des chevaux :

Au bout de quelques vaccinations, le sérum assure la destruction du méningocoque à la dose dei centimètre cube, puis de 0,b, de 0,4. de 0,3, etc.

Cette méthode est celle qui semble donner jusqu'alors les résultats les plus comparables ; elle permet, plus que toute autre, dese rendre compte du pouvoir anti-infectieux du sérum antiméningococcique.

Mais l’approximation qu’elle donne n’est pas encore suffisante. On ne sera en possession d’un procédé de titrage vraiment rigoureux que le jour où l’on pourra déterminer la dose minima mortelle de méningocoques capable de tuer l’animal dans un délai constant, et la dose de sérum nécessaire pour la combattre.

Titrage par mensuration du pouvoir antitoxique. — Kolleet Wassermann, les premiers, ont titré le pouvoir antitoxique du sérum obtenu chez les chevaux vaccinés par les extraits autolytiques. Ils ont été suivis dans cette voie par Kraus et Dœrr. Dopter a montré que le sérum des chevaux vaccinés par les cultures vivantes seules présente ce pouvoir à un degré aussi élevé.

Kraus et Dœrr (1) estiment que cette méthode, à l’exclusion de toute autre, est suffisante pour apprécier la valeur thérapeutique du sérum.

Voici comment on procède :

Dans des récipients stériles, on verse 1 centimètre cube du sérum antiméningococcique non chauffé qu’on se propose déprouver; puis on ajoute respectivement à chacun d eux 1, 0,5, 0.4, 0,3, 0,2, 0,1 centimètre cube d’extrait autolytique dont on connaît la toxicité. On mélange bien le tout et on laisse séjourner à l'étuve pendant trente minutes. On injecte alors chaque mélange dans le péritoine de cobayes de 150 à 180 grammes environ. On observe les variations du pouvoir antitoxique suivant que 1 immuni-

(1) Kraus cl DtF.itn, ITiV/ier klinischc Wochenschrift, 1 90S.

sation du cheval est plus ou moins avancée. Soit un extrait actil' dont 0,1 centimètre cube représente la dose minima mortelle; un centimètre cube du sérum peut ainsi neutraliser de 2 à 10 doses mortelles. Kolle et Wassermann estiment qu’un sérum neutralisant 5 doses mortelles peut être employé en thérapeutique humaine.

Tel est le principe général de cette méthode. Plusieurs objections importantes lui ont été opposées.

1° La toxicité de l’extrait autolytique n’est pas uniformémentconstante dans ses effets sur l’animal. Dans la même série d’expériences, certains cobayes succombent avec 0,1 centimètre cube d’autolysat; d’autresquien ontreçu 0,3 survivent. 11 est vrai que Krauset Dœrr, pour rendre ces résultats plus uniformes, ont proposé de remplacer l’eau distillée qui sert à émulsionner les cultures et où ces dernières macèrent, par la solution décinormale de soude. Par ce procédé, les résultats sont plus constants, mais Krumbein et Diehl, Dopler ont encore souvent constaté des différences importantes de nature à troubler les épreuves de titrage antitoxique du sérum, .le relève ainsi dans mes essais des expériences où, dans une même série, un cobaye, qui a reçu 5 doses mortelles d’extrait succombe, alors qu’un autre ayant reçu 10 doses mortelles résiste. C’est ce qui ressort de la lecture des tableaux suivants :

survit.

mort en 12 heures, survit, survit.

1 eenl. cube sérum 4- 1 cent, cube d’extrait = mort en 20 heures.

f — — + 0,5 — - — = survit.

— — + 0,3 — — = mort en 10 heures.

* — +0,1 — — = survit.

llesLbien évident qu’il serait fort imprudent de conclure dans ces conditions. De telles expériences ne sont guère aptes à faire apprécier à sa juste valeur le pouvoir antitoxique du sérum.

2° On ignore, en réalité, quels sont les poisons microbiens qui, au cours de la macération dont les germes sont l’objet, passent dans le liquide d’autolyse. Il est infiniment probable qu’il existe une toxine retenue par le corps microbien, et qui s’en est dégagée; mais n’existe-t-il pas, en outre des poisons différents, une albumine, une peptone peut-être, indépendante de la spécificité du germe?

3° En(in> d’après Krumbein et Diehl (1), les résultats varieraient

1 cent, cube sérum + 1 cent, cube d’extrait = 1 — — + 0,5 — — =

(1) Krumuein et Diehl, loc. cil.

366 CIi. D OPTER. — SÉROTHÉRAPIE ANTIMÉNINGOCOCCIQUE.

encore suivant l’origine de l’extrait employé; tous les méningocoques ne donneraient pas une toxine également neulralisable par un sérum donné. Inversement, un même extrait ne serait pas toujours neutralisé par des sérums d’origine différente.

Dans ces conditions, un dosage, établi sur ce principe, ne peu! donner une idée exacte de la valeur an li toxique du sérum. De plus, les résultats seraient-ils satisfaisants, on ne peut admettre avec Kraus et Dœrr que le pouvoir antitoxique seul soit suffisant pour servir de critérium absolu dans l'appréciation de la valeur curative d’un sérum, destiné à combattre l’infection beaucoup plus assurément que l’intoxication.

En réalité, et pour conclure, une méthode de titrage rigoureux du sérum antiméningococcique est encore à découvrir.

VACCINATION ET SÉROTHÉRAPIE ANTITYPHIQUES

Pau

le D' E. SACQUÉPÉE,

Professeur agrégé au Val-de- Grâce.

Les médications antityphiques sont, les unes préventives , les autres curatives.

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