‹ Médicaments microbiensChapitre 138 sur 216 · I — MÉDICATIONS PRÉVENTIVES · texte numérisé non relu

I — MÉDICATIONS PRÉVENTIVES

Les médications préventives comprennent les vaccinations et 1 immunisation passive, que nous étudierons successivement.

VACCINATIONS (1

L emploi des vaccinations, dans le but de procurer à l’organisme humain 1 immunité active contre la fièvre typhoïde, a pris son point de départ dans les recherches de Chantemesse et Widal en France (1888), de Brieger, Wassermann et Kitasato en Allemagne (1892), Bruschettini en Italie (1892). Ces différents travaux montraient qu’il est possible de vacciner l’animal contre des doses sûrement mortelles c e bacille typhique, en lui injectant au préalable et à trois ou quatre icpi ises des cultures de ce même microbe stérilisées par la chaleur, ou môme simplement des produits solubles débarrassés de corps microbiens (Chantemesse et Widal).

En 1896, Pfeiffer et Kolle en Allemagne, Wright en Angleterre

fou^Jai1)i,>lioKrI1l)ll‘e °U pour les détails complémentaires : Nattan-Làii nmn

ÏÏZrZiïr m ~-l°v s GnYSEZ' nrue ,yü3- Mu

rj .... . . * }‘ ^ • Sacquèpèe, Journal Mèd. français , lo octobre 1910

0".K lhese Lyon, 1910. H. V„„r, Huit. Acad. MM , t. UXV p. 03 K sÀcôri

pkk, Pans medical, janvier 1912, „o 7. ’ 1 u hAC°uli'

Fw Ji.tncITniV MrthY’i *lrSCU Ct Kotscheh* AViwiseAe* Jakrbuch, t. XI V —

E. SACQUÉPÉE. — VACCINATION ANTITYPHIQUE, étudièrenlànouveaulesujet; Wright tenta l’expérience chez l'homme,

et depuis lors il n’a cessé de s’occuper sans cesse de la méthode; il est véritablement l’apôtre de la vaccination antityphique, et c'est incontestablement grâce à ses efforts incessants qu’elle a tait son chemin, — au moins en Angleterre et en Allemagne. De nombreux auteurs ont d’ailleurs abordé la question ; ce sont leurs recherches que nous allons exposer.

Dans tous les procédés, on emploie des cultures de bacille d Ebei th, stérilisées ou non, qu’on injecte ensuite sous la peau i l), après des préparations variables suivant chaque méthode.

Le choix de l’échantillon bacillaire n’est pas indifférent; on sait, en effet (Friedberger, Besserer et Jaffé, etc.), que les divers bacilles typhiques no sont pas absolument identiques entre eux, surtout au point de vue de leur virulence. Malheureusement, comme le remai que Leishman, nous ne savons pas de façon précise quelles qualités sont particulièrement désirables pour la souche vaccinifère, et de notie ignorance à cet égard résultent les réalisations pratiques les plus disparates. Wright, Leishman, etc., utilisèrent toujours un bacille peu virulent, ne voyant pas d’avantage à faire autrement; Bassenge et Mayer, au contraire, n’emploient que des races très virulentes. A la suite de Wassermann, la plupart des auteurs allemands donnent la préférence aux bacilles doués de propriétés de « liaison » particulièrement développées, propriétés qui ne sont aucunement parallèles à la virulence (2). Wassermann recommande également de prépaie i un vaccin polyvalent, en mélangeant des cultures d échantillons différents, cela en raison d’une certaine variabilité du bacille d’Eberth ; mais, d’après Bassenge et Mayer, le vaccin polyvalent serait inférieur au vaccin monovalent. 11. Vincent utilise plusieurs échantillons différents de bacille d’Eberth, auxquels il ajoute un bacille paratyphique B et un bacille paralyphique A.

Quoi qu’ilen soitde ces questions de principe, aucunemenlrésolues pour l’instant, de nombreux procédés ont été mis à l’épreuve.

On a préconisé jusqu’ici l’emploi :

a) de bacille typhique vivant :

Procédés d’immunisation active.

(I) Saut dans plus loin). — De:

donné de résulta

(2) Wassekmani d'un sérum antil

« absorbent » plus ou moins ues »uuai«i«.w .......... - -

lion mesure le pouvoir de liaison.

Page 1