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CONTRE-INDICATIONS

nisme l’immunité contre la fièvre typhoïde. Que cette immunité existe réellement, c’est ce que semblent bien démontrer les résultats des inoculations chez l’homme, rapportés plus loin. Mais elle n’apparaît pas d’emblée; entre le moment où se pratique l’inoculation et le moment où se réalise l’immunité, il s’écoule un certain temps, un septénaire au minimum, variable suivant les sujets; cette période d’attente peut être dangereuse dans certains cas, l’individu inoculé se trouvant dans la phase négative , c’est-à-dire plus sensible (1) à la maladie typhique que ne le sont les sujets normaux. Wright le premier, avec une louable franchise, a reconnu et signalé ce danger; d’autres auteurs depuis, en particulier Slendel dans les troupes allemandes de l’Afrique du Sud, ont insisté sur cet inconvénient. 11 est bon d’en être averti ; tout sujet inoculé doit être mis à 1 abri de l’infection pendant quelque temps. C’est dire que les anciennes méthodes ne sont guère applicables en temps d’épidémie, ni dans les milieux endémiques ; pour les troupes destinées aux expéditions lointaines, en particulier, les vaccinations seront de préférence pratiquées dans les métropoles, avant l’embarquement.

Certaines observations récentes, faites spécialement dans l’armée anglaise et en Amérique et parmi les troupes françaises du Maroc, tendent à montrer toutetois que l’importance de la phase négative a été très exagérée ; elle semble tout à fait absente quand on emploie les faibles doses de vaccin, généralement préconisées aujourd’hui. Leishman, particulièrement compétent dans la question, estime même que les vaccinations peuvent être faites en périodes endémiques ou épidémiques.

Contre-indications.

hiles sont peu nombreuses. Nous venons de voir ce qu’il faut penser de 1 état d épidémicité; la crainte de la phase négative avait tait dire qu il faut s’abstenir de toute vaccination en temps d’épidémie; mais les observations récentes permettent de conclure que la vaccination, avec les procédés actuels, peut être pratiquée partout, même dans les milieux endémiques ou épidémiques.

Certaines conditions individuelles peuvent être plus gênantes : les cachectiques, les cardiaques mal compensés, les tuberculeux

.) Ils sont Plu» sensibles dans un double sens : la fièvre typhoïde les frappe plus volontiers, tl d autre part elle se montre plus sévère que chez les sujets sains. La première observation de ce genre appartient h. Wright : en 1899, on vaccina 303 hommes d'un même régiment • dans les 19 jours suivants, il y eut parmi eux 5 cas de lièvre typhoïde eTs décès al" s qu aucun homme ne fut atteint parmi les 281 autres, non vaccinés (H. Vincentÿ

382 E. SACQUÊPÉE. — VACCINATION ANTITYPHIQUE.

avancés supportent mal les inoculations, et mieux vaut s'en abstenir à leur égard.

Chez les paludéens, les inoculations peuvent déclancher un accède paludisme (Iiolle, les médecins anglais) ; on préviendra cet incident en administrant la quinine aux doses préventives habituelles.

Durée de l’immunité.

L’immunité, une fois acquise, ne dure pas indéfiniment ; mais la pratique seule permettra de connaître sa durée. Wright, qui l’avait d’abord limitée à six mois, l’a depuis étendue à trois ans. De fait, les troupes vaccinées aux Indes se sont montrées relati\ement réfractaires pendant plusieurs années.

Les chiffres indiqués par Kuhn (vaccin de Pfeiffer et Kolle sont à cet égard très suggestifs ; ils sont relatils à la gravité et à la mortalité de la typhoïde chez les sujets non vaccinés, et chez ceux vaccinés depuis un temps variable :

vaccinés.

100 de cas graves. . 25,80 100 de décès.. 12,80

Vaccinés

de

2 k 6 mois.

Vaccinés

de

6 à 12 mois.

Vaccinés

depuis

plus d'un an.

La protection conférée par le vaccin de Pfeiffer et Kolle, au moins au point de vue de la gravité clinique, paraît donc baisser déjà après six mois, pour s’effacer presque complètement au delà duo an. A ce point de vue, ce vaccin paraît être sensiblement intérieur

à celui de Wright. .

L’expérimentation s’est emparée du problème, mais elle n est pas ici d’un Lrès grand secours, vu les différences profondes qui séparent l’infecLion naturelle chez l’homme et l'infection expérimentale chez l’animal. Cette dernière est nécessairement massive et brutale, et ne s’adresse qu’aux doses mortelles. A titre de comparaison pourtant, les indications du laboratoire sont utiles à connaître.

On sait d’abord que tous les procédés dont il est question pour le moment, simples variantes les uns des autres, procurent mimum l quelques jours après l’inoculation ; toutefois, suivant Jaffe et aladino-Blandini, le procédé de Bassenge et Mayer n unmunisciait pas le cobaye. Quant à la durée de celte immunité, elle ne dépasserait pas «leux mois pour le vaccin de Pfeiffer et Kolle, et quatre a cinq mois pour le vaccin de Wright (Paladino-Blandini .

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