OU ATTÉNUÉS
Le premier essai d’immunisation par bacilles vivants parait avoir été effectué dès 1886, par Cavagnis, au moyen d'injections de
(I) Ann. de l'/nst. Pasteur, sept. 1011,
MÉTHODE DE JENNÉ1USATION DES BOVIDÉS.
doses, progressivement croissantes, de crachats tuberculeux additionnés d’eau phéniquée. Un peu plus tard, en 1889, Grancher et Ledoux-Lebard cherchent à vacciner le lapin contre la tuberculose par le même procédé des doses croissantes, mais les résultats sont à peu près nuis. Alors Grancher et liipp. Martin (1890) pensent en obtenir de meilleurs en inoculant d’abord par voie intraveineuse des cultures dont la vitalité est très affaiblie par vieillissement dans les milieux artificiels, puis ensuite des cultures de plusen plus jeunes et virulentes. Les lapins ainsi traités résistent mieux que les témoins, mais on n’obtient qu’une survie de peu de durée.
D’autres auteurs, parmi lesquels liichet et Iléricourt (1890), Dixon (1 889), Trudeau (1892), de Schweinitz (1894), font ultérieurement, du reste sans plus de succès, des tentatives analogues en employant comme vaccins, soit des bacilles d’origine humaine tués par la chaleur, soit des cultures d’origine aviaire et humaine successivement.