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LES TUBEHCULINES. — PRINCIPES ACTIFS

el les peptones que renferme la tuberculine ancienne de Koch et dont les effets physiologiques sont susceptibles d’en modilier les effets, Béranek (de Neufchàtel, Suisse) cultive lesbacilles tuberculeux dans un liquide de macération à froid de viande de veau auquel il ajoute, avant stérilisation, 0,5 p. 100 de chlorure de sodium et 5,0 p. 100 de glycérine. Après développement de la culture, ce liquide est filtré sur bougie Chamberland et concentré dans le vide.

Il représente la TB (toxine-bouillon) ou toxine extra-cellulaire.

Les bacilles, recueillis à part, sont macérés pendant deux heures à 60° dans une solution d’acide orthophosphorique à 1 p. 100 qu on neutralise ensuite avec de la soude. On obtient ainsi 1 Al (acidotoxine) ou toxine endocellulaire.

La tuberculine de Béranek est une dilution a 1 p. 20 du mélange de TB et de AT. On en prépare, pour l’usage thérapeutique, 15 solutions différentes dont la concentration augmente par multiples de 2, de telle sorte que chaque solution est deux fois plus forte que celle qui la précède.

Très vivement recommandée par Sahli (de Berne), cette préparation est assez employée, surtout en Suisse el en Allemagne, parce que l’auteur la présente commercialement sous forme d'ampoules d’une utilisation commode pour le médecin. Elle ne possède d’ailleurs aucune propriété spéciale, et aucune étude expérimentale faite à son sujet ne permet jusqu’ici de préciser son aptitude à servir d'antigène, c’est-à-dire à provoquer la formation d’anticorps dans l’organisme des sujets tuberculeux.

C. Tuberculine de Maragliano ( 1). — Avant Béranek, Maragliano avait proposé, lui aussi, l’utilisation simultanée des toxines intra etextracellulaires, et il a traité un grand nombre de malades avec sa tuberculine qui est un mélange de bacilles morts et de bouillons de culture non chauffés, simplement concentrés à basse température. Mais les nombreux cliniciens qui ont expérimenté le même produit n’en ont retiré aucun avantage.

D. Tuberculines et Immun-Kûrper de Cari Spengler. — Cari Spengler (de Davos) admet que les bacilles d’origine bovine, peu virulents pour l’homme, fabriquent une toxine antagoniste de celle du bacille humain. Donc, selon lui, lorsqu’on a affaire à une infection d’origine humaine, cequi estlecas leplus fréquent, ou aune infection d’origine bovine, qui est plus rare, — le diagnostic de l’origine des bacilles infectants étant établi d’après l’intensité des réactions aux tuberculines préparées suivant la méthode de Koch, mais sépa-

(1) .Mau ag lia no, lier!, klin. Work., 1800-1904.

rément avec des bacilles humains et bovins, — il convient de traiter le malade avec 1 une ou 1 autre tuberculine, puis par des émulsions des bacilles également antagonistes. Il injecte de très faibles do«eS de ces préparations que la fabrique de llœchsl livre au commerce sous le nom de leur inventeur : de un dix-millième à un millième de milligramme de tuberculine et de un cent-millionieme à un millionième de milligramme de vaccin.

Cari Spengler a aussi préconisé récemment ce qu’il appelle ses « Immun-Korper ». C'esL un extrait préparé avec les globules rouges de chevaux immunisés contre la tuberculose et qui posséderait la double propriété de dissoudre les bacilles tuberculeux dans l’organisme et d’en neutraliser les toxines. On le trouve dans le commerce sous forme d’ampoules contenant 1 centimètre cube d'un liquide incolore échelonné en cinq dilutions de 1/10, 1/100, 1 1000,1 10000 et 1/100 000.

11 est encore impossible d’émettre un avis motivé sur la valeur de ces substances. Certains médecins disent en avoir obtenu de bons lésultats chez des malades; d’autres (O. Roepke) affirment que les « Immun-Korper » de Spengler n’ont pas plus d’elTet que l'eau physiologique; mais chacun sait combien il faut être circonspect pour apprécier la valeur d’un médicament dans la tuberculose. La méthode de Spengler manque de base expérimentale. 11 faudrait, pour la juger, savoirce qu elle est susceptible de donner chez les animaux, et personne ne peut dire si elle présente, sur le traitement tuberculinique classique, quelque avantage en ce qui concerne la production des anticorps.

E. Tuberculine de Denys (de Louvain) (I). — Cette tuberculine est le simple produit de filtration, à travers des bougies de porcelaine, des cultures de bacilles tuberculeux en bouillon glvcériné, non stérilisé par la chaleur. Elle ne renferme donc pas les substances protéiques que la glycérine dissout à chaud pendant la concentration au bain-marie dansla préparationde la tuberculine de Koch. Or, ce sont précisément ces substances qui sont les plus actives au point de vue de la production des anticorps, ainsi que nous le verrons plus loin. Il ne semble pas qu'il y ait aucun avantage à les séparer.

D’ailleurs, expérimentalement, celte tuberculine ne fournit aucun résultat qui permette de lui attribuer quelque propriété particulière. Denys pensait que la chaleur détruit peut-être les substances vraiment curatives sécrétées par le bacille dans son milieu de culture.

(I) tluU. de i Acad, de méd. de Belgique^ 190-, n° 3.

LES TUBERCULINES.

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