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III- — LES SÉRUMS ANTITUBERCULEUX

Tandis que les bacilles tuberculeux virulents ou modifiés et l'accoutumance aux tuberculines tendent à réaliser limmunisalion active contre l’infection ou contre l’intoxication tuberculeuse, on s’efforce, par l’emploi de sérums d’animaux vaccinés, de produire une immunité passive , c est-à-dire d imprégner Uorganisme des sujets malades de substances capables, soit de favoriser la digestion intracellulaire, — la bactériolyse des bacilles, — soit de provoquer l’élimination de ces derniers, soit encore de neutraliser par une action antitoxique leurs produits de sécrétion nocifs.

Les premiers essais de sérothérapie antituberculeuse ont été fait' en 1888 par Charles Richet et Iléricourt qui réussirent à conférer aux lapins une résistance partielle, mais manifeste, à l'égard de la tuberculose aviaire, à laquelle ces rongeurs sont particulièrement sensibles, en leur transfusant dans le péritoine du sang de chien normal. La note présentée par ces savants le 23 février 1889 à la Société de Biologie fut bientôt suivie d'une série de communications montrant que le sérum des chiens préalablement inoculés avec des bacilles aviaires, ou d'abord avec des bacilles aviaires, puis avec des bacilles d’origine humaine, était beaucoup plus actif que celui des chiens normaux et qu’il retardait l'évolution de la tuberculose humaine chez divers animaux tels que le chien, le singe, et aussi l’homme. Mais Ch. Richet et Iléricourt indiquaient eux-mèmes qu’il ne s’agissait là que d’une action peu durable et que leurs efforts ne parvenaient à procurer ni la guérison aux sujets malades, ni, aux animaux neufs, une véritable immunité.

On peut regretter que quelques-uns des chercheurs qui s'engagèrent plus tard dans la même voie n’aient pas toujours fait preuve de la même réserve prudente et que maints sérums, soi-disant « antituberculeux», aient été proposés aux médecins pour l'usage thérapeutique, avant d’avoir subi, comme il eût été désirable, dans les laboratoires, l’épreuve d’une expérimentation suffisamment rigoureuse et prolongée.

Disons tout de suite que, malgré le nombre considérable des travaux publiés sur ce sujet depuis vingt-deux ans, la sérothérapie antituberculeuse n’a pas fait de grands progrès. Nous ne disposons encore d’aucun sérum dont l’efficacité soit expérimentalement démon trée.

LES SÉRUMS ANTITUBERCULEUX.

Parmi les sérums qui ont été le mieux étudiés, il convient de citer ceux de Maragliano, de Marmorek, de S. Arloing, de Lannelongue, Achard et Gaillard, de Vallée, d’André Jousset, et enfin celui de Ruppel et Rickmann, actuellement préparé par la fabrique de Hoechst.

A. Sérum de Maragliano. — En 1895, Maragliano commença à observer sur les malades tuberculeux les effets d'un sérum qu’il prépare en injectant à divers animaux (cheval, chèvre, bœuf) un mélange de bouillons filtrés de cultures jeunes et d’extraits aqueux de bacilles virulents. Les injections sont répétées à intervalles variables, d’abord tous les six mois.

Le sérum finalement obtenu aurait, d’après son auteur, des propriétés antitoxiques, agglutinantes et surtout bactériolytiques. Ses effets seraient très favorables dans certaines formes de tuberculoses au début, à condition de l’injecter à petites doses (1 ou 2 centimètres cubes à la fois) .tous les deux ou trois jours pendant plusieurs mois. D’après Teissier (de Lyon), la bactériolysine que ce sérum est supposé contenir (et dont la présence n’est rien moins que démontrée) empêcherait le développement de la tuberculose in situ lorsqu'on injecte, par exemple dans la chambre antérieuie de 1 œil du lapin, un mélange de bacilles et de sérum ; elle agirait chez les malades en réalisant une véritable immunité active avec production d’anticorps, comme la tuberculine, au lieu d’immuniser passivement. S'il en est ainsi, il faudrait admettre que le sérum de Maragliano renferme de la tuberculine plus ou moins diluée et non des anticorps. Sa valeur thérapeutique est d’ailleurs contestée par un grand nombre de cliniciens, et les essais qui en ont été effectués par L.Guinard au sanatorium de Bligny, puisau Henri Phipps Institute, de Philadelphie, par flick et Lardis, en suivant exactement les indications de Maragliano lui-même, sont loin d’avoir été favorables.

R. Sérum de Marmoreck. — Marmorek, dans une communication à l’Académie de Médecine en 1903, affirmait avoirobtenu un sérum très efficace, surtout dans le traitement des tuberculoses chirurgicales, en vaccinant des chevaux à l’aide de filtrats de culluresjeunes, dans lesquelles les bacilles, dits « primitifs », se développent rapidement en voile mince el ne sont pas encore revêtus de leur carapace ciro-graisseuse, de telle sorte que la majorité d’en I re eux ne gardent pas la coloration de Ziehl. Il n l i lise comme milieu de culture du sérum de veau spécialement préparé et rendu « leucotoxique? », el du bouillon de foie de veau glycériné. Le sérum de ces chevaux retarderait notablement l’évolution de la tuberculose expérimentale chez le cobaye et chez le lapin. Son auteur pense qu’il neutralise la

" vraie toxine » du bacille tuberculeux que nous ne savons nas produire artificiellement hors de l’organisme vivant et qui, suivant lui n est pas la tuberculine. Un seul fait paraît certain • c’e«t que ce sérum, qui ne renferme d’ailleurs que très peu d’anticorps, est ordinairement inoffensif, ou du moins qu’il n’est susceptible de produire que des accidents d’anaphylaxie. Pour les éviter, Marmorek recommande de l’employer d’abord à faibles doses quotidiennes par voie sous-cutanée, puis par voie rectale, en lavements. Mais les effets en sont alors très aléatoires ou nuis, car le passage des substances albuminoïdes a travers la muqueuse rectale n’a lieu que très exceptionnellement. Quelques médecins et chirurgiens, surtout en lemagne, en Autriche et en Italie, estiment pourtant en avoir obtenu de bons résultats, que certains attribuent à ce que le sérum de Marmorek contiendrait une très petite quantité de tuberculine. Son emploi reviendrait donc à injecter sous la peau, ou dans le rectum, des doses minimes de celte dernière substance. J’ai pu m’assuîei du moins, avec L. Massol, qu’il ne neutralise en aucune manière les effets de la tuberculine, et certains échantillons que nous avons étudiés ne renfermaient pas d’anticorps.

G. Sérum de S . Arloing et L . Guinard ( 1 ). — S. A rloing, en collaboration avec L. Guinard, puis avec Dumarest et F. Arloing, a essayé d’obtenir dessérumsactifsen injectant, souslapeau dedi versanimaux. soit des cultures en bouillon filtrées, soit des bacilles tuberculeux « homogènes » ou d’autres races de bacilles de virulence variable, soit encore des extraits aqueux bacillaires. Dans certaines expéliences, ces sérums auraient nettement accusé des propriétés «. antituberculineuses », c’est-à-dire qu'ils se seraient montrés capables de neutraliser, par mélange in vitro avec de faibles doses de tubeiculine, les effets toxiques de celle-ci. S. Arloing pensait aussi que ces sérums exercent sur les leucocytes, également in vitro, un pouvoir chimiotactique positif, antagoniste de la tuberculine à chimiotaxie négative. Mais, dans aucun cas, ils ne se montraient bactéricides et les essais thérapeutiques, peu nombreux d’ailleurs, qui en ont été effectués ne paraissent pas avoir été satisfaisants.

D. Sérum de Lannelongue, Achard et Gaillard. — Dans une communication à l’Académie des Sciences, le 2» juin 1906, Lannelongue, Achard et Gaillard exposaient les résultats de survie qu’ils avaient réussi à produire chez les cobayes traités avec leur sérum d âne vacciné par injections d’extraits bacillaires préparés en chauffant à 1 1 0° des bacilles lavés, précipitant par l’acide acé-

(1) Communication au Congres intern. de méd., Paris, 1000.

LES SÉRUMS ANTITUBERCULEUX.

tique et redissolvant le précipité dans une solution de carbonate de soude. Ce sérum a été expérimenté par Küss, au sanatorium d’Angicourt, et par Comby, Le Noir et Legry, dans les hôpitaux de Paris. 11 ne s’est révélé ni anlitoxique à l’égard de la tuberculine, ni capable d’arrêter l’évolution des lésions tuberculeuses.

Ë. Sérum de Vallée. — Plus récemment, Vallée (d’Alfort) a fait expérimenter par L. Guinard, au sanatorium de Bligny, par Rénon, Gastaigne, Ë.-X. Gouraud et quelques autres médecins des hôpitaux de Paris, un sérum obtenu par lui en vaccinant des chevaux par injections intraveineuses de bacilles tuberculeux peu virulents, d’origine équine, puis par injections successives, convenablement espacées et à doses suffisamment croissantes (jusqu’à 200 milligrammes en une seule fois) de bacilles humains. Les chevaux ainsi préparés reçoivent ensuite, également dans les veines, des cultures décantées (non lillrées) de bacilles humains et des endotoxines bacillaires extraites par broyage prolongé des corps microbiens non chauffés (1 ). Ce broyage est effectué à l’obscurité et dans une atmosphère d’hydrogène pour éviter les oxydations. Leur sérum, recueilli un mois après la dernière injection, puis chauffé à 56° et vieilli à la glacière pendant plusieurs mois pour réduire au minimum les accidents d’anaphylaxie, aurait, d'après Vallée, à la fois des propriétés antitoxiques, anti-endotoxiques et faiblement agglutinantes : 1/30 au maximum. Il manifesterait, en outre, une action nettement thérapeutique chez les bovidés luberculeuxet contiendraiten abondance des sensibilisatrices spécifiques.

Les essais qui en ont été faits sur les malades ont été parfois encourageants, mais irréguliers, souvent nuis et, dans quelques cas, très défavorables (2). 11 semble, d’après Léon Bernard et J. Paraf, que les accidents fréquemment observés à la suite des injections ne soient pas attribuables à la toxicité particulière du sérum de Vallée, mais bien aux qualités propres, d’ailleurs inconnues, des humeurs des tuberculeux. Ces derniers accuseraient une aptitude toute spéciale à réagir à l’inoculalion sérique.

J'ai eu, grâce à l’obligeance de Vallée, l’occasion d’étudier expérimentalement avec L. Massol, deux échantillons de son sérum. Nous avons constaté que sa teneur en sensibilisatrices était plutôt faible si on le compare à celle du sérum de Ruppel et Rickmann dont il sera question plus loin : 1 centimètre cube dévie 100,6 d’alexine normale dont la dose minima hémolytique est de O00, 00 7 5, ce qui revient adiré que 1 centimètre cube dévie 213 doses minima hémo-

(1) Ann. de VInsl. Pasteur , sept. 1909.

(~) Huit, de la Soc. d'études scientifiques sur'ÿ.a tuberculose, mai 1911.

lytiques d’alexine. Par contre, les échantillons étudiés par nous ne possédaient aucun pouvoir antitoxique vis-à-vis de la tuberculine. Quatre cobayes, tuberculisés depuis six semaines, qui ont reçu sous la peau des mélanges de 0«,5 de tuberculine brute avec 19«,:; de sérum de Vallée, sont tous morts en moins de six heures. D’autres cobayes tuberculeux, qui ont reçu dans le péritoine des mélanges de 0«,1 de tuberculine. brute et de 10 centimètres cubes de sérum, ont également succombé dans le même délai que les témoins tuberculeux inoculés avec la même quantité de tuberculine mélangée de sérum normal.

F. Sérum de A. Jousset. — Plus récemment encore, André Jousse t a étudié sur le cobaye et sur les malades les effets d'un sérum qu’il prépare en immunisant des chevaux avec des mélanges de bacilles et d’extraits bacillaires provenant de vieilles cultures d'origine humaine. Ce sérum exercerait une action préventive sur la tuberculose du cobaye et certains cas de tuberculose humaine, aigus et suraigus, auraient été nettement améliorés sous son influence, tandis que les cas chroniques et les tuberculeux pulmonaires avancés n en tireraient aucun bénéfice. Nous ne possédons d’ailleurs aucun renseignement précis sur le mode d’obtention de ce sérum, ni sur sa teneur en anticorps, en agglutinines, etc.

G. Sérum de Ruppel et Rickmann. — En Allemagne comme en France, on a cherché à obtenir des sérums antituberculeux par des méthodes analogues à celles qui viennent d’être décrites, et sans plus de succès d’ailleurs.

G est ainsi qu en 1897, Niemann (t) injectait à des chèvres une tuberculine spéciale, puis des cultures entières de bacilles. Schweinitz et Dorset (2) entraînaient des chevaux et des bovidés à recevoir des doses progressivement croissantes de tuberculine, puis des bacilles atténués. Leur sérum paraissait exercer une action favorable chez les animaux tuberculeux.

Ruppel et Rickmann (3) parlent de ce principe, assurément logique, que les animaux sains, employés jusqu’à présent, sont incapables de fournir des anti-endotoxines tuberculeuses, puisqu’ils ne sont pas intoxiqués par les endotoxines, tandis qu’au contraire les animaux tuberculeux, très sensibles à ces endotoxines, peuvent réagir en produisant des substances antagonistes. Ils commencent donc par injecter à des bovidés et à des mulets des bacilles vivants d’origine humaine, par voie intraveineuse. Ils attendent que des

(1) /Jculsc/ic med. Woch., 1 807, p. 59.

(2) Cenlr. f. HnK't-, Band XXII, IleB 8-9.

(3) Zcitsch. fiir Immunilüt, 5 juillet 1910.

LES SÉRUMS ANTITUBERCULEUX.

lésions tuberculeuses se soient produites, puis ils chargent leurs animaux avec des quantités croissantes de tuberculine, d’extraits bacillaires et de bacilles vivants, jusqu’à ce qu’ils soient devenus insensibles aux réactions tuberculiniques. Ils arrivent ainsi à obten i r des « i m m un sé ru m s » , dont les propriétés sont bien étudiées expérimentalement et qui sc montrent hautement précipitants, riches en agglutinines spécifiques, riches surtout en anticorps, mais incapables de neutraliser l’action toxique de la tuberculine de Koch pour les cobayes tuberculeux, tandis qu’ils neutraliseraient la loxicilé (pour ces mêmes cobayes tuberculeux) des tuberculines privées d’albumoses el celle des émulsions de bacilles.

Pour Ruppel et Rickmann, un sérum dont 1 centimètre cube donne la réaction de déviation du complément (Bordet-Gengou) en présence de 0ee,01 de Standard-tuberculine renferme 1 unité d’anticorps. L’unité d’antigène est la quantité d’antigène contenue dans 0e", 01 de Standard-tuberculine. 1 gramme de bacilles luberculeux humains desséchés ou 1 gramme d’extrait sec de TO et TR contient 62 500 unités d’antigène.

Grâce à l’obligeance des auteurs, nous avons pu étudier des échantillons de leur sérum qui nous ont été envoyés par la fabrique de Iloechst. Le titrage des sensibilisatrices qu’il contient nous a permis de constater que, pour l’un de ces échantillons, 0CC,00 i de ce sérum dévie 0ec,075 d’alexine normale en présence de l’antigène dont nous faisons usage. 1 centimètre cube dévie donc 15 000 doses minima hémolytiques d’alexine, tandis que 1 centimètre cube du sérum de Vallée, dont nous avons parlé précédemment, n’en dévie que 213 doses.

11 ne nous a pas été possible de recueillir des renseignements précis sur les résultats fournis par les divers essais de ce sérum dans la thérapeutique de la tuberculose humaine. Nous savons seulement qu’il a été étudié par F. Meyer (1) pour la « sensibilisation » de bacilles tuberculeux suivant la technique générale instituée par Besredka, elque les cobayes préalablement tuberculisés par 1 milligramme de bacilles humains (pesés à l’état sec), traités, de dix à dix-sept jours après l'infection, par des bacilles sensibilisés, présentent une survie considérable (plus de cinq mois el demi) par rapport aux témoins qui succombent en cinq à six semaines.

II. Sérum de Bruschettini. — Considérant que les divers sérums préconisés jusqu’à présent contre la tuberculose sont d'une efficacité insuffisante, A. Bruschettini (de Gènes) (2) a préparé un

(1) Berlin. /clin. \VonU.% 10 niai 1910.

(i) Cenlralbl. f./Jakl.,\ , Abt. LV1II, 1011, p. 143-151.

vaccin-sérum en injectant à des chevaux, d’abord des cultures de bacilles tuberculeux chauffées à 60° et des endotoxines, puis des bacilles vivants ayant séjourné quelque temps à l’intérieur de -acs de collodion dans le péritoine d’animaux vaccinés, puis des bacilles vivants de culture, et enfin un extrait de poumons d’animaux infectés par voie intraveineuse avec des bacilles el avec des endotoxines. Ce sérum est employé en mélange avec des bacilles tuberculeux atténués. Il représente ainsi un vaccin qui exercerait, d’après l'auteur, une influence curative manifeste sur l’infection tuberculeuse expérimentale, et ses premiers essais sur l’homme auraient fourni des résultats encourageants.

1. Sérum de Rappin. — Enfin, dans une récente communication à 1 Académie des Sciences, Rappin (de Nantes) (1) a fait connaître 1 état de ses recherches tendant, elles aussi, à produire un sérum antituberculeux. Il vaccine un cheval parvoie intraveineuse avec de^ bacilles (dont l’origine bovine ou humaine n’est pas indiquée), lavés à l’eau salée, puis traités successivement par l'alcool, l’éther et le chloroforme pour les dépouiller en partie de leur enveloppe cirogi aisseuse, et enfin soumis à 1 action d une solution de fluorure de sodium à 2 p. 100. Ainsi traités, les bacilles ne sont plus vivants, mais restent toxiques. Le sérum obtenu aurait, d’après Rappin, des piopiiétés antitoxiques vis-à-vis delà tuberculine, el il déterminerait la baclériolyse des bacilles. L auteur ne fournit d ailleurs aucune expéi ience établissant par des mesures précises 1 existence de ces propriétés. Il se borne à indiquer que son sérum possède un haut pouvoir agglutinant, et il n a pas étudié sa teneur en anticorps. Sur un échantillon qu il a bien voulu m’envoyer, j ai constaté, avec G. Guérin et L. àlassol, que ce pouvoir agglutinant est faible (1/100 vis-à-vis du bacille humain, t/300 vis-à-vis du bacille bovin et qu il n’est pas très riche en anticorps, mais il est cependant plus riche que celui de Vallée. Avec les bacilles ou l’extrait bacillaire peptoné que nous employons comme antigènes, il faut 0«,00o de sérum pour fixer 0CC,05 d'alexine, soit 2 000 unités.

Mode d action des sérums antituberculeux. — L’exposéqui précède énumère avec impartialité les elforls des expérimentateurs, et il conduit à celle conclusion qu'il n’existe encore aucun sérum qu’on puisse considérer comme vraiment efficace ou même utile pour enrayer l’infection tuberculeuse. Sans doute, on trouve dans la littérature médicale récente un grand nombre d'observations de cliniciens tendanlàaltribuerà tel ou tel des sérums dont ila été question

(1) C. !t. Acad, des sciences, 27 nov. 1911.

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