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APPLICATION DU PROCÉDÉ DE VACCINATION

Dans le cas où il s’agirait d’un phénomène de même nature, on doit pouvoir annihiler cette hypersensibilité en vaccinant l’animal par notre procédé des injections subintrantes. C’est ce que l’expérience a montré, en effet. Il suflit de soumettre les cobayes tuberculeux à la vaccination anti-anaphylactique pour lever entièrement leur hypersensibilité, et les mettre en état de supporter des doses de sérum dont une centième partie les aurait sûrement tués une heure auparavant.

Ces expériences montrent d’une façon péremptoire que l’hypersensibilité des tuberculeux aux sérums rentre dans le cadre de l’anaphylaxie déjà connue et, comme telle, elle est passible du même traitement que nous avons décrit sous le nom d’anti-anaphylaxie.

dette digression faite, revenons à notre question posée plus haut, à savoir comment le clinicien doit se comporter au lit du malade pour combattre l’anaphylaxie.

Application du procédé de vaccination dans la pratique.

— Disons d’abord — et cela une fois pour toutes — que le clinicien n’a pas besoin de se préoccuper de savoir si son malade avait déjà été injecté avec du sérum antérieurement ou non : d’abord, le malade n’est pas toujours à même de renseigner à cet égard son médecin; puis, il y a des malades qui réagissent déjà à la première injection d’une manière très intense. Nous conseillons donc, pour toutes ces raisons, ' de prendre des mesures anti-anaphylactiques toujours, dans tous les cas où l'on a à injecter du sérum et de considérer chaque malade comme susceptible d’être en état d'anaphylaxie latente.

Ceci posé, quelle est la voie de vaccination que l’on va choisir? Ce choix doit être dicté au médecin uniquement par l’état du malade. Prenons comme exemple un malade atteint de méningite cérébrospinale, car c’est chez lui que l’on a le plus à redouter les accidents sériques.

Plusieurs cas peuvent se présenter.

Vous êtes appelé auprès d’un malade qui présente quelques symptômes de méningite, mais le diagnostic est douteux. N’ayant pas la certitude, vous préférez ne pas intervenir tout de suite et remettre l’injection de sérum au lendemain. Dans ce cas ne partez pas, sans avoir injecté S à 10 centimètres cubes de sérum sous la peau; le malade ne s’en portera pas plus mal; en revanche, si demain vous êtes décidé à lui pratiquer une ponction lombaire et à lui injecter ensuite du sérum dans le rachis, votre malade bénéficiera de cette injection ; il sera déjà vacciné contre l'anaphylaxie et pourra supporter d’emblée, sans le moindre trouble, 20 à 2t> centimètres cubes de sérum dans le canal rachidien.

Médic. microbiens, 2° édit.

514 A. BESREDKA. — ANAPHYLAXIE ET ANTIANAPHYLAXIE.

Autre cas :

Vous êtes en plein foyer épidémique de méningite cérébro-spinale. Le diagnostic n’est pas douteux. Vous êtes décidé à injecter dans le rachis 20 à 30 centimètres cubes de sérum. Si ce n'est pas un cas bien urgent, commencez par injecter 2 centimètres cubes dans le rachis ; laissez passer deux heures, puis réinjectez dans le rachis la dose que vous vous proposiez d’injecter, c’est-à-dire 20 à 30 centimètres cubes.

Si le cas est très urgent, si vous estimez que chaque heure qui s’écoule enlève au malade des chances de guérison, n'hésitez pas à avoir recours à la voie veineuse. Commencez par injecler dans les veines 1/4 de centimètre cube, puis, dix minutes après, 1 centimètre cube; ou bien injectez d’emblée 1 centimètre cube dans les veines; attendez quinze minutes; puis, le malade étant ainsi vacciné contre les accidents anaphylactiques, injectez d'emblée dans le rachis 20 à 30 centimètres cubes de sérum.

Ces quelques exemples suffisent, nous le croyons, pour que le clinicien soit à même de décider à quel mode de vaccination anti-anaphylactique il doit s'adresser dans chaque cas particulier. Qu'il s’agisse de la méningite cérébro-spinale ou de toute autre maladie, il n'a qu’à se rappeler qu'il faut :

Quatre heures pour la vaccination an ti-anaphvlactiquesous la peau;

Deux heures pour la vaccination an ti-anaphylact iquedansle rachis;

Un quart d'heure pour la vaccination anti-anaphylactique dans les veines.

SÉROTHÉRAPIE ANTI VENIMEUSE

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