IMMUNITÉ ET RÉCEPTIVITÉ VACCINALES
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La môme expérience a éLé répétée pour déleriiiinoi' à (|uelle dale le sujet vacciné se montre réri actaire à la vaccine. La deuxième vaccination (vaccination d'(''|)reuve) réussit l)ien cliez reniant jus(|u'au sixièmejour (Comité central), au cinipiième (Bousciuet), au luiitiùme (Layet)ou au neuvième (Trousseau). Ces dates sontévidem ment un peu variables suivant les sujets; les résultats sont également susceptibles d'interprélations dillerentes, car les dei'nières inoculations positives (à partir du sixièmejour) se dénaturent de plus en ])lus, jusqu'à devenir presque méconnaissables (Trousseau). En tout cas, c'est au plus tard au neuvième jour que l'immunité est acquise contre la vaccine, — à peu près à la même date où elle est acquise contre la variole.
Cette immunité, antivariolique et antivaccinale, comment se produit-elle? (piestion passionnante sans doute, mais qu'il est actuellement impossible de résoudre, aussi longtemps que nous échappe le virus du vaccin. Qu'il s'agisse d'une « vaccination active », dans le sens moderne du mot, le fait n'est pas douteux ; c'est ce que démontrent entre autres l'apparition relativement tardive et la persistance de l'immunité. A cela, ou à peu près, se réduisent nos connaissances sur son mécanisme intime. On sait en outre, que le sérum de veaux vaccinés, prélevé dix à cinquante jours après la vaccination, et inoculé en grande quantité à des animaux sains, immunise immédiatement ces derniers contre la vaccine (Géclère- Cliambon-Ménard, Kramer, Boyce) ; il y a donc dans le sérum, en petite quantité et temporairement, des substances antivirulentes, fort analogues aux substances actives des sérums thérapeutiques. Constatations certes fort intéressantes, mais qui prendront leur véritable signification seulement le jour où l'agent animé du vaccin nous sera dévoilé.
La réceptivité est l'état inverse de l'immunité : tout organisme qui n'est pas immunisé est réceptif à la vaccine ; l'une gagne toujours ce que l'autre perd, et inversement. Dans la pratique d'ailleurs, les faits sont moins schématiques : c'est peu à peu qu'à la suite do la vaccination, la réceptivité diminue et l'immunité augmente; c'est peu à peu surtout, durant des années probablement, qu'à la longue la première réapparaît pendant que la seconde s'éteint.
Toutes ces observations concernent l'espèce humaine, qui naturellement nous intéresse le plus; c'est dès la naissance (comme le montia llusson en vaccinant son fils à l'âge de une heure), même plus tôt, sitôt <pie l'enfant est viable, chez le fœtus de sept mois (Dubiquet) qu'apparaît la réceptivité. Elle persiste dans la suite, à peu près universelle dans le jeune âge, certainement moindre à I âge adulte et dans la vieillesse.
E. SACQUÉ PËE. — VACCINATION ANTIVARIOLIQUE.
I ■liommo n'csl pas soûl à coiili"icl(!r la vaccino. Sous d'aulrcs noms la même alloclion peut attein.l.-e l.ic.i d'autres espèces animales' ; c'est le horse-pox chez le cheval, le covv-i.ox ciicv. la vach.,', de De toutes les espèces, l'animal le plus sensihle est le cheval (Nocard et Leclauichej, car on a rencontré assez souvent chez lu. des épidémies spontanées de horse-pox, indépendantes de toute ml.M'vention extérieure (en parli<'ulier ,lu pansage); il est aussi le seul annnal chez qui on puisse iacilement reproduire la vaccine générahsee par inoculation intravcineuse,plusrarementparinoculationsous-cutane..
(Ghauveau). La vache est également Ibrtsensihle ; à maintes repnses on a si-uaté des épidémies de cow-pox, géné.^alement localise a la mamelle ou aux trayons et n'intéressant ([ue les hôtes soumises a la mulsion, ce qui rend hien vraisemhlablc l'hypothèse que ce cow-pox a été transmis par les mains des vachères : ce seraient donc des inoculations accidentelles, non des cas de contagion naturelle. Ces épidémies de cow-pox prennent-elles leur point .le départ dans le cow-pox sporadique (cow-pox primitif), viennent-elles du horse-pox, ou enfin ont-elles été importées par une vachère récemment vaccinée, comme il semble s'être produit dans certames observations d'Osiander, Koch, etc.? Question délicate, et d'importance pratique secondaire pour nous. Des enzooties vaccmales ont ete si-nalées également chez le chameau (Masson) et chez le buffle (Oreste et Sabbatini), ce qui fait supposer pour ces deux espèces une grande réceptivité. D'ailleurs le bufflon est actuellement utilise a Saigon, depuis Calmette, pour la production du vaccin animal Le laphi (Bard et Leclerc, Calmette et Guérin), le cobaye Benoit et Roussell, le rat blanc (Hehns), l'àne (Valentin), le poi-c (V.borg) la chèvre (Hervieux), le chien (Ilamon), le lama (BilTi etRibeyro), etc., sont également susceptibles de présenter un vaccin plus ou moins
^^vlccînation et revaccinatio.is. - On vaccine presque toujours aujourd'hui avec la pulpe vaccinale glycérinée d'origine animale. Ce produit peut être inoculé de diverses manières ; par grattage (ancien procédé de Morlanne, repris par Ralhnesque et Masson), par injection sous-cutanée (Bourgeois, ^obl); on a presque toujours recours à la piqûre ou à la scanficaUGu. Cette dernière est préférable, surtout avec la pulpe glycérinee, qui, visqueuse, et pénétrant mal en profondeur, exige une grande surface d'absorption ; pour les revaccinations, les scanhcations sont indispensables : elles peuvent donner sept fois plus de succès que les piqûres (Vaillard).
d wanud opératoire est simple. On fait généralement t.oi.
VACCINATION ET RKVACCINATTONS.
siai'ilicalions, dislanles de 3 à 4 ct'nLimèli'os l'iiiK! do l'aulrn, au \' delloïdien clioz riionuno, à la larino de l'épaulo ou plutôt à Ja face oxtei-ne de la cuisse ou du mollel, chez la l'euniie. i.'opéi'ateur stérilise les instruments, se lave les mains, lave ensuite la réj^ion (à l'eau bouillie et au savon : surtout, pas d'antiseptique). L'instrument est chargé de vaccin ; l'opérateur lend la peau entre le pouce et l'index gaucho, pratique des scarilicalions légères, simples éraillures épidermiqucs, — on ne doit pas voii' le sang — de 2 millimètres de long, et couvre chacune d'elles du vaccin qu'il vient de prélever. L'opéré attend quelques minutes avant de revêtir ses habits. Si l'inoculation est faite au membre inféi-ieur, il est utile de la recouvrir d'un léger pansement aseptique.
Comme instrument d'inoculation, on peut employer pour les piqûres de simples aiguilles. Pour les scarifications, on utilise en général, soit la lancette, soit plutôt le vaccinostylc individuel (vaccinostyle de Maréchal). Son prix peu élevé permet d'utiliser un vaccinostyle par sujet, de le jeter ensuite ou tout au moins de le stériliser pour des séances ultérieures; on évite ainsi tout danger de contamination d'origine humaine.
La vcriftcation — c'est-à-dire la constatation des résultats — est généralement faite après une semaine. Il vaudrait mieux la faire deux fois, au cinquième et au huitième jour, car le seul examen au septième jour risque de laisser échapper les. vaccinoïdes.
Essentiellement bénigne, la vaccination ne comporte aucune contre-indication sérieuse. En temps d'épidémie, il faut vacciner ou revacciner tout le monde, sans exception. On a soutenu, il est vrai (Rilliet et Barthez, Le Gendre), que parfois la vaccine aggrave la variole (1); bien plus souvent elle l'atténue, ou n'a aucune action sur elle. En tout cas, lè risque exceptionnel qu'elle peut faire coui'ir à l'individu ne compense pas, à beaucoup près, la sécurité qu'elle confère à la collectivité ; la conviction générale est d'ailleurs bien assise sur ce point, il est inutile d'y insister.
En temps normal, hors des épidémies, la première vaccination peut être faite dès les premiers jours de la vie sans inconvénients ; C'est d'ailleurs la pratique ordinaire de l'Assistance Publique. Toutefois on peut s'abstenir de vacciner avant six mois ou un an
enfants débiles ou malingres, fort sensibles aux troubles les pl
13 phiist' n(v,Mlivc ne pciil durer que (fiielqucs jours.
■ariole p,ir le vnccin peut s'expliviicciuiile seriiit, dans re cas, suii actives), pliase pendanl lac|iicllo • contre laquelle ou l'iriiinunise.
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lô.rcrs. D'autre part, suivant Layet, la vaceination des nouveau-nés ne « tient pas », car les revaccinations réussiraient chez eux après quelcpies mois; et lia-insky (1) avance que l'éi-ysipélc et rmfeclion purulente sont plus lVé(iuents dans les premiers jours de la vie. Comme la variole est rare au-dessous de six mois, on peut attendre à cet âge pour vacciner, sans inconvénient sérieux.
Plus tard, il y a lieu de revacciner. Tout individu a inleretase maintenir constamment en élat d'immunité vaccinale, et le même intérêt guide la collectivité. Or la pratique a montré que l'immunité dure en moyenne dix ans (dans nos climats); il faudra donc revacciner à la période scolaire, vers la onzième année, el plus lard vers la vin-t el unième année. Ce son! là les époques mêmes fixées par la loi dans la plupart des pays qui se sont imp<.sé l'obligation de la vaccine. On peut faire plus et mieux cependant, car ces chilfres ne reposent que sur des moyennes; il est prélerable de revacciner tous les cinq ou six ans. Si la vaccine échoue, ou se présente comme vaccinoïde; il est bon dans tous les cas de repeter l'opération jusqu'à réussite complète, ou jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune réaction cutanée : c'est \a mccinisation, ou saturation vaccinale, appliquée en fait dans l'armée.
Seules les affections cutanées, l'eczéma surtout, peuvent temporairement conlre-mdiqucr]es vaccinations ; car elles exposent dune part aux poussées de dermatoses, d'autre part aux éruptions vaccinales et à la vaccine généralisée. Bien enlendu, en temps d'épidémie, cette contre-indication n'est pas maintenue; on se contentera alors, chez de tels sujets, de pratiquer une ou deux scarifications, en les entourant d'un pansement protecteur (Gueniot, Longet, etc.).
Signalons l'action thérapeutique spéciale du vaccin sur les nœm : implantée sur ces derniers, la pustule vaccinale peut les fan-e disparaître, en leur substituant une cicatrice. Faute de mieux (il y a mieux aujourd'hui), ce traitement peut être appliqué sans aucun inconvénient.
Produits vaccinogènes. Conservation, purification, contrôle et ré-énération du vaccin. - L'animal vaccinifère, d'ordinaire la génisse, inoculé avec du vaccin, présente une pustule vaccinale ti'ès analogue à la pustule humaine. C'est le contenu de celle pustule qui est généralement employé aujourd'hui, (l our les détails, voir plus loin, Pratique de. la vaccination animale.)
On peut vacciner de pis à bras, c'est-à-dire prélever le virus vaccina
(1) Cilé par GuiKiiN, Ini'. fiV.
PURIFICATION, CONTROLE ET RÉGÉNÉRATION DU VACCIN. r>5
sur la génisse et le transporter immé([iatement sui' la peau humaine. I^rocédé exfolient, journellement employé (Oliambon à Paris, Layet à lîordeaux), bien vu du public, auquel ne répuf,me pas un peu de mise en scène. Les résultats sont très bons, estimés [)ar les uns (Titeca, Molitor) inférieurs, par les autres (Ghambon, Antony, etc.) supérieurs il ceux de toute autre mélliode. Mais son utilisation est nécessairement restreinte à l'entouraye immédiat des centres vaccinogènes.
Dans la pratique, il faut conserver le vaccin, tant pour constituer des réserves en vue des épidémies que poui' l'expédier à distance. On a pensé à utiliser dans ce but la lymphe, liquide qui s'écoule quand on comprime la pustule, mais sa virulence est faible et très instable. L'expérience a montré que les parties actives de la pustule résident essentiellement dans la » pulpe » obtenue par le raclage. Cette pulpe peut être desséchée, réduite en » poudre vaccivale » et conservée ainsi pendant longtemps ; de semblables poudres sont parfois utilisées, surtout pour les envois dans les pays chauds; mais elles sont souvent très impures; leur virulence est inconstante, leur préparation délicate et compliquée.
Aussi, dans presque tous les Instituts vaccinaux, prépare-t-on uniquement lapiilpe vaccinale glijcérinée (produit du raclage de la pustule additionné de glycérine et broyé), fabriquée d'abord par le comité de Milan ((îiaudo). La simplicité de sa Jjréparation, la facilité et la sécurité de son emploi lui ont permis de se substituer rapidement aux autres procédés antérieurement employés; elle constitue en quelque sorte le mode << normal » d'emploi du vaccin. Employée fraîche, c'est-à-dire quelques jours après sa préparation, elle donne infiniment plus de succès que la vaccination jennérienne, beaucoup plus aussi que la poudre ou la lymphe, et tout autant que la vaccination de pis à bras (Antony, Kelsch, etc.). Cette pulpe glycérinée se conserve très bien, en ce sens qu'elle n'est pas susceptible de se putréfier après sa fabi-ication, la glycérine jouant un rôle préservateur; quant aux propriétés virulentes, elles se maintiennent longtemps : des pulpes âgées de six mois (Antony), même d'un an (Ghambon et Ménard) sont encore susceptibles de produire des pustules typifjues.
Toutefois, il ne faut rien exagérer : la glycérine ne rend aucunement le vaccin indélébile; peu à peu, la virulence de la pulpe glycérinée s'abaisse. S'il est vrai que des vaccinations positives ont pu être obtenues avec des pulpes très âgées, il est non moins certain que les succès sont d'aulant moins nombreux qu'on s'éloigne davantage delà récolte (Vaillard, Kelsch, etc.l. Kelsch obtient^OO p JOO de succès avec les pulpes de un à dix jours, et 72,02 p. 100 seulement Médic, microbiensi n
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avec les pulpes de onze à einquanLe-scpl jours. Passé ce délai,
rallénuaLlon serait encore bien plus marquée.
11 était nécessaire de l'aire cette remaniue, car ropiniun gtinerale, il Y a (luekiues années, exigeait du vaccin animal un certain lenips de conservation (un mois au moins, souvent deux et quatre mois) avant son transfert sur l'homme. On avait constaté, en eilet, ([ue le vaccni renfermait un nombre élevé de microbes - chose assez natui'elle étrangers à sa virulence spéciiique, et provenant soil de la peau de l'animal, soit des manipulations {staphylocoques blanc, dore et citnn ; microcoque porcelaine ; Imcillus subtilis ; bacUlus mesenlencm, etc.). 11 semblait donc nécessaire de procéder à une purilicalion, car ces microbes étaient a pmri supposés dangereux pour l'homme ; on leur attribuait les inflammations locales qui accompagnent l'evolulion de la pustule, on les supposait capables de méfaits bien plus grands et par suite il y avait tout intérêt à s'en débarrasser. Or, la glycérine les iai disparaître peuà peu(Léoni ; Straus, Chambon etiMénard; Va.Uardet Antony, etc.), de telle sorte qu'on n'en trouve plus après quelques mois de vieillissement. A ce moment, la purilication était accomplie et il n'y avait plus à craindre de réactions inflammatoires trop vives. Malheureusement, pour satisfaire la méthode et l^Men épurer le vaccin, il faut attendre une époque où sa virulence est singu lie.ement amoindrie, sinon anéantie J'ai montré (1), en effet, quenche de microbes au début, la pulpe giycérinée se débarrasse rapidemen de la grande majorité d'entre eux; dans la suite, 1 épuration e.t beaucoup plus lente, et n'est même pas toujours complète ap.es dix-neuf mois. Sitôt après la fabrication, il y avait en moyenne ^^nZ -ermes par centimètre cube ; dans les quinze premiers jour., r062; de quatre à dix-neuf mois, 826; de . telle sorte cju avec une pulpe de quelques jours, on n'inocule pas beaucoup P "^^^J "J'^';^^ adventices qu'avec une pulpe de quatre a d.x-neu " «'^ « ^^P^^ dité d'épuration est également signalée par ^^^l^'^'/"/"'^^ ^ tout au moins qu'il n'y a aucun intérêt ala.sser -eillir >> e a ce vieillissement assure trop bien la stérilisation - ^'^^ tout même le virus vaccinal. Dans l'armée, on emploie souven du acci XlLment préparé, de quelques jours a peine s^s qu il en résulte aucun inconvénient. Et des auteurs '^^^ ^^'^^^^^ fidèles à la vaccination de pisà bras ^:^\ ^] ^^'"^^^^^^ aussi efficace, bien qu'elle inocule inévitablement la floie bacte rienne originelle tout entière. .
Les remarques précédentes nous dispensent d'n.s.ster sur le.
j.n SACuniii-iin; Tliiise de Lyon,
PURIFICATION. CONTROLE ET RÉaÊNÉHATION DU VACCIN 67
autres procédés de purilication. On a conseillé l'acide phénirnic ou l'acide salicylique (PoLt), les vapeurs de cliloroforme (Allan Grcen), le toluol (Goriiii, etc.) : tous sont passibles des mêmes l'oproches que la glycérine. D'ailleurs, bien préparé, le vaccin peut être pauvre de microbes étrangers; en Amérique, on trouvait en moyenne I0;18 germes par tube : des instructions furent envoyées aux centres vaccinogènes, et à la suite des mesures prises, leschill'rcs tombèrent à 29 par tube (Rosenau). La seule épui'ation désirable, c'est l'asepsie dans la préparalion.
Bien préparé, le vaccin animal est en efl'et toujours inoITensif ; il est aussi presque toujours actif — pas toujours cependant. Sous des influences ignorées, le vaccin issu de la génisse perd parfois tout ou partie de son activité spécifique; et cet aflaiblissement éventuel, heureusement assez rare, au moins dans nos climats, rend nécessaire le contrôle du vaccio, c'est-à-dire la vérification de son efficacité. Car il est indispensable de ne répandre dans le public qu'un vaccin d'activité certaine. Divers procédés ont été préconisés. Quand on peut le faire, le mieux est de pratiquer quelques vaccinations d'épreuve sur l'enfant; chez ce dernier, toutes les inoculations (ou presque) doivent être positives et suivies de vaccine régulière. Si ce moyen n'est pas utilisable, on pourra se contenter de faire les inoculations sur un animal moyennement réceptif, le lapin : on inoculera la peau après avoir rasé l'animal (Calmette et Guérin), ou la muqueuse des lèvres ou des narines (Kelsch), ou bien on pratiquera six inoculations cornéennes, qui toutes devront être suivies de succès (Gorini). Le procédé de Calmette et Guérin permettrait même de « mesurer » l'activité du vaccin : 1 centimètre cube de pulpe glycérinée, diluée au 1000'= (dans l'eau stérilisée), ensemencé sur la surface dorsale d'un lapin rasé, donne trois ou quatre pustules par centimètre carré de peau si le vaccin est très virulent.
Ce contrôle vise surtout la valeur d'une récolte vaccinale. Une récolte peut être mauvaise, une fois en passant; il faut la sacrifier Mais il peut arriver que le virus s'aiïaiblisse peu à peu dans ses transferts sur l'animal, qu'il dégénère : dans ce cas, toutes les récoltes sont mauvaises, toutes donnent des résultats insuffisants cette dégénérescence progressive n'est probablement pas fatale ; elle se produit au bout de quelques mois ou de quelques années, presque reguherement, dans certains instituts vaccinogènes, alors qu'elle ne survient presque jamais chez d'autres ; afi-aire de climat, différence de echniquc, qualité variable de la souche vaccinale? On ne sait
>Juolqulleti soit, si le vil-Us est àfTaibli définitivement, il est
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néccssaii'c do procéclm' à sa réjçénérati»... On peut reporter cl.oz a oï e le vaccin obtenu chez Thomme, c'est la rétro^acane, soulenrutilisée; on peut faire passer le vaccin sur d'autres espèces
Mieux encore, quand on peut le lau'e, il est prêterai) e de cons ilu( i une nouvelle ouche, en Adressant à des instituts plus lavor.ses ou ï inlrecherchanldes cas de l.orse-po. ou ^^^^^^^ ..I .railleurs de règle de mettre ces derniers a contribution toutes S " "le possible de le faire. A l'étranger, on P-fque souven 'S Zl-.accil mais les essais de transfert
.ur la eénisse sont toujours fort aléatoires. 11 faut econnai e ï^lJ^u^^^e jusqu'ici la dégénéi.scence n'a ^j^^ quand la pratique de la vaccination animale a ele legulie.emenl
"vaccination animale. - Le danger d'inoculer à l'homn.e lo .vT^ùlis lorsqu'on pratique la vaccination jennenenne, ou ac nt^^ n de X à bras, devait conduire à chercher un au^ va c rfère que l'homme lui-même. Outre cette raison essent, lie ^.u rès motifs ont également concouru à substituer dans la iÏÏ ue le va cin anima\ c'est-à-dire le vaccin cultivé sur l'ann.al^
activité sulfisante. AA^hAanco riro'^ressive du
rvc;t Pn effet en raison surtout de cette déchéance pio il..
.al;ln dans ses transports -Hiph.^-^
,u'on pensa à chercher pour le
Marquée dès les premières ^^^^^^ ^^^^^'^ J^!, ; Bnsset pût la voscpnce était suffisamment nette en 1817 poui que '^r:ue,. s.„s co,U.s.e; néanmoins ^-P-^^
de là, se répandit dans toute l'Europe.