CONDUITE A TENIR VIS-A-VIS D'UNE PERSONNE MORDUE
pliunomène pathologique. Au di.xiùmc jour, il .sera rclàclié cL les mordus seront rassurés définitivement. 11 peut mourii- au cours de la période d'observation. Le IruilcMiient antirabique scia conseillé. L'animal peut présenter certaines manilestations morbides et être encore en vie après les di.x jours d'observation. Le cas peut présenter une réelle difficulté car il n'est pas impossible que la rage se prolonge au delà de sa durée habituelle. Quelques joui's d'observation supplémentaire seront utiles; le traitement sera conseillé en cas de mort et tenu pour inutile en cas de survie. Nous ne tenons pas compte, on le voit, de la possibilité de la guérison de la rage clinique chez le chien. Outre que cette hypotlièse (qui nous appartient en propre) n'a pas encore subi la sanction de la pratique et repose à peu près exclusivement sur la guérison de la rage expérimentale, son adoption serait de nature à comj^liquer par trop la conduite du médecin-praticien. Celle-ci peut se résumer dans le tableau suivant :
Animal mordeur.
1° Mort moins de dix jours après la morsure. /■ 2" Tué moins de dix jours après la morsure. \ Traitement anli- 3° Disparu moins de dix jours après la morsure, j rabique. i° Inconnu du mordu. (
a. L'animal prend la ^ Traitement antirai; ™ge. } bique.
'17 1 l). L'animal meurt sus- ('
S I pcet de rage ou il suc- \ Traitement anlira- .2 I comije à une afl'ection 1 bique.
0" Vivant (à mettre o I autre que la rage. ( en observation pen- "o ' , r. i
dant dix jours). | ] c L'animal tombe ma- l , 1' olongat.on
' ai lade. Il n'est pas mort ''"^ ' observation. Irai-
^ / au dixième jour / tement antirabique si
f [ l'animal meurt.
3 d. L'animal est vivant t , , .,
c l et bien portant après \ ^^^^ tradement dix jours. ( antirabique.
Mesures complémentaires à prendre par le médecin.
Lorsque le médecin a posé l'indication du traitement antirabique. Il doit avertir l'intéressé de l'importance qu'il y a pour lui à suivre ce traitement au plus tôt et l'inciter à se mettre en route sans tarder. Toutes les fois que la chose sera possible, il enlèvera sinon e cerveau tout entier, du moins le bulbe de l'animal mordeur el il I adressera à l'Institut dans de la glycérine (neutre et stérilisée, si faire
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se peul) pour la recherche des lésions microscopi^iues el les inoculations expérimentales qu'il est toujours indiqué de pratiquer dans 1(!S laboratoires. Kulin il agira saRcîmenl en s'iiil'ormant si d'autres personnes n'ont pas été contaminées par 1(î même animal (morsures, lèchements, coups de prifle) et on les faisant avertir du danger qu'elles courent.
Bien que ceci soit surtout du ressort des autorités municipales et des vétérinaires, il peut s'informer également si des animaux n'ont pas été contaminés. Aux t(!rmes de la loi, tout chien ou tout chat mordu, roulé ou simplement suspect d'avoir été mordu, ou roulé par un animal enragé ou suspect, doit être immédiatement abattu. Les propriétaires des animaux herbivores (chevaux, anes, mulets, bœufs, vaches, veaux, moutons, chèvres, etc.) mordus par un animal enragé ou suspect, ont huit jours à dater de la morsur.! pour les livrer à la boucherie Passé ce terme, il leur est interdit de s'en défaire pendant Irois mois; durant ce laps de temps, les animaux doivent en principe être séquestrés; ils ne peuvent en tout cas sortir que muselés. Il y a avantage à les traiter a laide dune des méthodes dont nous disons un mot plus loin. Nous devons signaler ici - pour répondre à une question souvent posée - que la rage n'est pas susceptible de se transmettre par voie digestive et nue - toutes réserves faites sur leur valeur nutritive - la viande et le lait d'animaux même dûment enragés né paraissent pas susceptibles de conférer la maladie.