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ACTION DU SÉRUM SUR LA TEMPÉRATURE

moilificatious dos firinci|miix symptômes. René Pelil (1) a ll'ès bien étudie les efl'ets pliysiologiques et cliniques du sérUm ; nous lui Cei'ons de riombrèu.x emprunts.

Action du sérum sur les symptômes généraux. — A la suile d'une injection de sérum, très souvent les malades n'éprouvent aucuhe réaction ; cependant lés grandes personlies signalëht assez fréquemment de la céphalalgie, des douleurè mùstuilaires et ai'ticulaires, de l'engourdissement des membres iliférieurs. Chez les adultes comme chez l'enfant, ori observe dans lës doiize heures qui suivent l'injectiOn, une période d'excitation, de l'itlsonlhie, et ti-ès souvent cet état s'accompagne d'un mouvement fébrile.

Cette période, d'excitation se termine vers la quinzième ou vingtième heure et dès lors, si le sérum agit bien, l'état général s'améliore très vile, l'aspect du malade est tout à fait dilTérent de celui décrit avant la sérothérapie; on ne voit plus de figures pâles et plombées, mais des erifarits rosés; leur attitude est vive ; rapidement l'anorexie disparaît et si le sérum a été injecté ait début de la maladie, la santé revient sans convalescence.

Dans le cas d'injection tardive, la convalescente est longue, et souvent vers le quinzième jotir^ ou à la fin de latroisiènie semaine, il survient de la faiblesse, de l'anémie, de l'anorexie, le malade se rétablit péniblement et tous ces symptômes généraux s'acccimpagnent de troubles nerveux, cardiaques et rénaux. Quelques auteurs ont attribué au Sérum ces accidents, purement toxiques; ils sont d'autant plus atténués qu'on a pratiqué une sérothérapie plus précoce, oO plus intensive si elle a été lardive.

Action du sérum sur la température. — Le sérum peut âinener une élévation de la tempéi'ature vers la huitième ou douzième heure après l'injection; quelquefois elle peut se produire dès la cinquième heure. Cette élévation se maintient 4, 6 Du 10 heures et se termine par une chute immédiate ou par une descente en lysis; SUr 05 malades, René Petit n'a observé la fièvre que sept fois.

Lorstjue la période fébrile du début est terminée, on constate toujours une baisse de température quand l'état du malade s'améliore. Quand la température ne së rapproche pas rapidement de là noi-male, il faut renouveler l'injection de séruiri.

Dans les diphtérieS qui évoluent vers la guérison, la température peut présenter une chute bru-sque, ou se rai)procher de la normale par une descente en lysis. Dans les joUrs qui suivent, il importe d'étudier la température ; car soUvefit elle reste voisine de 30° et

(1) Tliùsu (le doctorat de Paris, ISUG.

Médic. microbiens.

178 LOUIS MARTIN. — SÉROTHÉRAPIE ANTIDIPHTÉRIQUE.

peut descendre au-dessous dans la convalescence de certaines diphtéi'ies graves. Dans quelques cas, on a signalé des chutes brusques à environ 311°; c'est généralenienL le signal du début des accidents d'intoxication tardive. Dans d'autres cas, les complications s'annoncent par une élévation brusque de la température ; le plus ordinairement celte fièvre annonce des accidents infectieux el non plus des accidents toxiques.

Dans le croup la température est en général assez élevée; il est rare qu'elle tombe brusquement. Le plus souvent elle descend progressivement; mais ce n'est que vers le quatrième ou cinquième jour qu'elle se rapproche de la normale. Dans le croup plus que dans les angines, toute complication est annoncée par une élévation de la courbe thermométrique.

Action du sérum sur le pouls. — Dans les premiers jours qui suivent l'injection, le pouls est presque toujours accéléré et il reste tel après la chute de la température pendant deux à quatre jours. Plus tard, si les complications surviennent, le pouls s'accélère avant l'élévation de la température, quelquefois il devient irrégulier : c'est toujours le présage d'une complication. Souvent dans les intoxications, on note une température basse et un pouls élevé; mais le pronostic est encore plus grave lorsqu'on constate une chute de la température et un pouls à 40 ou 50.

Chez les enfants il est difficile d'étudier la tension artérielle ; chez l'adulte on note de l'hypotension dans la convalescence des angines graves.

Action du sérum sur la respiration. - La respiration s'accelere au moment de la période fébrile qui succède à l'injection .sérique; puis, en général, il n'y a pas de moditication pour les angines. Pour les croups, il importe de bien suivre les variations de la respiration ; lorsque tout va bien, la respiration diminue de fréquence; au contraire toute complication est annoncée par une respiration plus rapide. Dans ce cas il ne faut pas hésiter à renouveler l'injection de sérum antidiphtérique et aussi, comme nous l'avons déjà dit, l'injection du sérum antistreptococcique sera indiquée chez les infectes.

Action du sérum sur les symptômes locaux. — Dysphagie. - Chez les malades qui ont de la douleur au moment delà déglutition, on note la diminution de la dysphagie deux à t rois heuresaprèsl injection.

Engorgement ganglionnaire. - Dans les diphtéries bénignes ou moyennes, lorsque les ganglions sont durs, isolés, on note une diminution du volume, dès le lendemain de l'injection ; après qua rc ou cin(i jours, les ganglions sont à peine un peu plus gros qu a 1 elal normal.

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