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TRAITEMENT DU TÉTANOS DÉCLARÉ

et (le Vorneuil. Son emploi proiluiLprcsfiuc toujours un amendement (les symptômes lijlaniques, mais l'amélioration nepersisle que durant racli(Mi (lu mtîdicamenL. L'administration, nu-mo prolongée, du chioral n'enraye pas la maladie; celle-ci continue à évoluer sous une forme moins (lramati(iuc, sans rien perdre de sa gravité. A vrai dii'e, le (^hloral n'est qu'un palliatif, mais un palliatif d'une incontestaltlc utilité. Dans les cas aigus, fatalement mortels, il sert à diminuer les tortures du patient. Dans les cas à marche lente ou chronique, il facilite la guérison en procurant au malade le repos, le sommeil, le rehàchemcnt des muscles contracturés. A ce titre, le chioral est un puissant auxiliaire dans le traitement du tétanos.

Si le tétanos n'a pas bénélicié au même degré que la diphtérie de l'emploi thérapeuticiue du sérum antito.'cique, la raison en doit être cherchée dans les caractères différents de ces deux infections. La diphtérie évolue d'une manière ostensible à la surface de muqueuses faciles à explorer. Sa lésion spéciale, l'exsudat membraneux, constitue le premier effet et aussi l'indice certain de la culture microbienne qui prépare l'intoxication. Cette culture est donc apparente dès le début de l'infection ; elle attire l'attention et décèle à la vue le danger prochain, permettant ainsi d'intervenir avant que l'empoisonnement soit réalisé. L'infection tétanique, au contraire, évolue silencieusement dans la profondeur des plaies. La culture du virus commence et se poursuit sans signes extérieurs, sans déterminer de lésions spéciales propres à la faire soupçonner; rien ne la traduit à nos sens et lorscj^u'éclatent les symptômes révélateurs de la maladie qui va se dérouler, l'intoxication est déjà effectuée depuis plusieurs jours et trop souvent irrémédiable. Enfin le poison tétanique est d'une activité incomparablement supérieure à celle du poison diphtérique; et il porte ses atteintes sur les centres nerveux les plus essentiels à la vie. La lutte pour la guérison n'est donc pas égale dans les deux maladies, bien que la puissance du sérum antitétanique dépasse de beaucoup celle du sérum antidiphtérique.

SÉROTHÉRAPIE DE LA DYSENTERIE BACILLAIRE

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