MODES D'EMPLOI DU SÉRUM
100 unilôs an(ilo.\i<iiu'.s siiivaul la uolalioii (l'Iiliilicli cl se moiitro pirveiilit'itouc lasoui'is à 1 poiii^iOUO (iioLalioii (h; lioiix). On l'emploie
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Hg. 18. — Dyserilerieexlrcmement'gravc ; 6» jour; six injections (le séi'iim.
Fig. 19. — Dysenlerie exli-énieniciil grave; 15° jour ; huit injections do sérum.
en injcclions dan.s le Lis.su cellulaire sous-culané avec les précautions anlis(!i)liques d'usage.
Doses. - - La dose à employer varie avec le momenl de i'inlervcnlion, la gravilé des casel l'âge /les sujels.
La gi'avilé de la dysenterie s'apprécie par le nombre des selles
256 VMLLARD E'i'DO PTJSH.—SÉROTHÉnAPITî ANTIDYSENTÉRIQUE.
(luotidienncs, l'inLcnsiU'! et la répétition des symptômes douloureux, 1(!S siffncs d'intoxication.
I^a l'n'îfHKMic.e des déjections est pres([iie toujours en rappoi't avec la dill'usion des lésions du gros intestin. L'acuité et la répétition des douleurs abdominales (coliques) se proportionnent très généralement à l'étendue et à la gi'avité des altérations de la muqueuse. L'intoxication se traduit principalement par les signes suivants : vomissements, adynamie, faiblesse du pouls, altération des traits, hypothermie, état syncopal, etc. C'est en se basant sur ces trois éléments que l'on jugera la gravité d'une dysenterie. Si on tient compte surtout de la fréquence des selles, on pourrait, mais très arbitrairement, et à titre de simple indication, établir la division suivante :
Cas moyens 15 à 30 .selles par jour.
Cas sévères 30 ii 50 —
Cas graves îiO à 100 —
Cas très graves 100 à 150 et plus —
Toutefois cette division qui néglige les signes d'intoxication, risque parfois de n'être pas exacte. Il est, en effet, des cas où une toxémie précoce (algidité, faiblesse du pouls, tendance au coUapsus) se manifeste avec des troubles intestinaux relativement modérés (dix à vingt selles par jour); cette situation comporte une réelle gravité.
La variabilité des faits cliniques ne permet pas de fixer dune manière absolue la quantité de sérum qui guérit un cas de dysenterie; mais les indications suivantes fournies par la pratique serviront de guide à la conduite du médecin.
Adultes. — Dans les dysenteries d'intensité moyenne, prises au début, 20 centimètres cubes de sérum suffisent habituellement pour assurer la sédation immédiate de tous les symptômes et la guéi-ison rapide. Si, après vingt-quatre heures écoulées, les coliques persistent avecleur inlensilé première et si les selles, bien que très diminuées, restent encore fréquentes, il est indiqué de renouveler l'injection le lendemain. Quelquefois même, dans les formes acvùres ou datant de plusieurs jours, une troisième injection en moindre quantité deviendra utile pour précipiter la guérison.
Dans les dysenteries grave.'i, il faut injecter d'emblée iO à GO cenlimètres cubes et réitérer cette dose le lendemain ; si les troubles intestinaux ne sont pas alors sufiisamment apaisés, l'emploi du sérum doit être poursuivi à doses décroissantes jus(iu'à ce que le nombre des selles s'abaisse àqu(dqucs unités. Le médecin devra se guider sur la nature et la fréquence des évacuations (luotidiennes : aussi longtemps qiic celles-ci l'Cteterlt glaireilshs fet hlulliples au ciuns des vinul-
DOSES Dli SÉRUM.
(juali'c 1h!Iii'cs on ne |)euL oonsidri'Cf la maladie comriKi Lenninée.
Dans les l'ormes /t's plus y raues, suvloul (jnand rintervenlion est. tardive, il est nécessaire de recourir d'emblée à des doses massives, 80, 90 et même 100 contimétres cubes, répartis en deux injections au cours de la journée, jusqu'à ce que les troubles intestinaux s'amendent. Comme précédemment, le sérum sera ensuite continué à doses décroissantes; il est prudent de pi'océder graduellement à cette réduction de la dose injectée tant que le nombi'e des selles se maintient au-dessus de vingt par jour.
Knfants. — Pour les enfants, les doses indiquées ci-dessus seront réduites de moitié et plus encore chez les très jeunes enfants.
Ueciiutes. — Les rechutes sont exceptionnelles; elles se produisent après le dixième jour qui suit la dernière injection de sérum, c'est-àdire lorsque l'action de celui-ci commence à s'épuiser. Ces l'echutes sont facilement enrayées par une seule injection de sérum.
Inconvénients du sérum. — Comme tous les sérums thérapeutiques, le sérum antidysentérique détermine des accidents dits scriqucs (urticaire, érythème polymorphe, arthralgies), qui peuvent être accompagnés d'une légère élévation de la température. Les adultes semblent plus sujets que les enfants aux manifestations érythémateuses fébriles. Tous ces accidents sont très passagers et ne présentent jamais de gravité sérieuse. D'après Netter, on peut les éviter, ou tout au moins les atténuer, en faisant ingérer au malade 2 à 3 grammes de chlorure de calcium le jour de l'injection et les deux jours suivants.
En résumé, le sérum antidysentérique compte parmi les plus lidèles au point de vue curatif; il est de ceux dont les etfets immédiats se traduisent d'une manière évidente et le malade est le [)remier à en accuser les bienfaits. Ce sérum représente réellement le moyen spécifique du traitement de la dysentérie bacillaire ; par son action et son efficacité, il devient à celte dernière ce que le sérum antidiphtérique est à la diphtérie. Sa vulgarisation permettra de réduire au minimum la mortalité dysentérique. Grâce à son emploi, le médecin peut avoir la certitude de soulager rapidement les souffrances du malade, d'abréger leur durée en agissant sur la cause qui les provoque et, par cela même, d'assurer à l'intéressé toutes les chances possibles d'une prompte guérison. Et la prophylaxie y trouvera aussi son compte, car en réduisant l'évolution de la maladie on diminue d'autant la période pendant laquelle est émis le contage qui la propage.
Médi'c. microbiens.
SEROTHERAPIE AIMTISTREPTOCOCCIQUE