‹ Médiocre et rampant: ou, Le moyen de parvenir und Encore des ménechmesChapitre 88 sur 98 · G. C'est le postiUon qui doit vous conduire · texte numérisé non relu

G. C'est le postiUon qui doit vous conduire

P. Ah! ah! c'est vous qui partez, mon capitaine. Parbleu! vous n'avez pas fait un long séjour à Paris; vous arrivez ce soir, et vous partez cette nuit.

DO. Et comment sais-tu?

P. Est-ce que ce n'est pas moi qui vous ai conduit tantôt à la porte de derrière cette maison? Vous voyeè que j'ai fait bon usage de votre argent. J'ai ça de bon, que quand on me donne pour boire, je remplis scrupuleusement les intentions du fondateur.

DO. Qu'est-ce que tu veux dire? tu m'as conduit, moi?. .

P. Oui, vous, et parbleu, voilà votre valet qui courait devant vous. Bon soir, luron; c'est lui qui m'a confié sous le secret que vous étiez un capitaine qui veniez de Strasbourg à Paris, incognito.

DO. Et tu soutiendras, maraud, que c'est moi?

P. Oui, c'est vous qui répétiez tout haut, le long de la route: ma charmante cousine, ma chère Sophie. Eh! bien, vous ne vous en souvenez pas?

CH. Ce n'est ]>as moi qui le lui fais dire. Mais aussi, pourquoi avez-vous l'indiscrétion de parler tout haut de votre maîtresse, sur la grande route?

DO. Allons, il est écrit que j'irai à Strasbourg, pour les péchés de mon neveu.

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