‹ Méditations et études moralesChapitre 6 sur 23 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

lent le pouvoii-, c'est-à-dire qui déienninent à quelles condilious et par quels moyens l'autorité est exercée et la liberté assurée.

Quelle est la njesure d'autorité nécessaire pour le gouvernement, et la mesure de liberté possible dans les sociétés humaines?Quels sont lesmoyens d'action et les garanties qui doivent être donnés et à l'autorité et à la liberté ? questions de circonstance, dont la solution doit varier selon les temps, l'état social, les mœurs, les divers genres et les divers degrés de civilisation des peuples. C'est à la politique qu'il appartient de les résoudre.

Quand le christianisme a paru dans le monde, c'est la liberté, la liberté morale de l'homme qu'il a d'abord invoquée. Il le fallait bien, puisqu'il venait abolir les croyances anciennes, protégées par les pouvoirs établis. Dans cette lutte des croyances, non-seulement le christianisme naissant n'a jamais attaqué, ni mis en question les pouvoirs établis; il a fait plus; il a formellement reconnu, et respecté, et ordonné de respecter leurs droits. Mais en même temps, et pour les rapports de l'homme à Dieu, il a fait a{)pel à la conscience libre de l'homme, et il a aflirmé en principe cette liberté qu'en fait il pratiquait. '< Il faut plutôt obéir à Dieu qu'aux hommes, » a

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