AQU1LAS ET PR1SCILLE
indiquant un devoir à la femme, j'ai indiqué un devoir au mari. Cette coopération ou tout au moins cette harmonie particulière n'aura lieu qu'autant que le mari le souhaitera sérieusement ou y consentira de bon cœur; c'est à lui du moins d'en fortifier l'idée et d'en fournir les moyens. La recommandation que je tire de l'exemple des amis de saint Paul s'adresse donc aux deux époux à la fois ; et le mari, aussi bien que la femme, est appelé à la méditer.
N'êtes-vous pas jaloux, mon frère et ma sœur, de reproduire ce double et beau modèle? Ne vous en réjouissez-vous pas? Ne vous êtes-vous pas déjà dit, l'un et l'autre, avec une secrètç satisfaction : « J'étais seul jusqu'ici pour faire l'œuvre de Jésus-Christ; bien souvent, pour accomplir cette œuvre dans toute son étendue et dans ses détails divers, un bras, un œil, un aide me manquait. Maintenant je ne suis plus un, je suis deux; j'ai deux volontés, deux âmes à ma disposition ; je suis complet; je ne l'étais pas auparavant ? » Ne voyez-vous pas avec joie s'ouvrir devant vous cette noble et belle perspective de travaux, d'essais, de prières, de succès, de revers peut-être, tous embellis du charme puissant que Dieu voulut attacher à l'union conjugale ? Votre affection mutuelle ne s'ennoblit-elle pas de cette pensée? Vos deux cœurs ne se sentent-ils pas plus tendrement unis dans la pensée du service et de la gloire de Jésus-Christ? Tous vos soucis, en suppo-