LE JEUNE RICHE
Matthieu, XIX, 46-85.
Mon bon Maître, disait le jeune riche à Jésus, que dois -je faire pour obtenir la vie éternelle? — Tout, dans cette question, semblait devoir être agréable à notre Seigneur : sa réponse ferait présumer le contraire ; et nous voyons que cet homme la trouva fort peu satisfaisante ; car, dit l'Évangile, il s'en alla tout triste. Il est vrai qu'il avait de grands biens, et que Jésus l'invitait à s'en dépouiller pour le suivre. Cela suffirait pour nous expliquer sa tristesse et son mécontentement. Mais, dès les premiers mots de Jésus- Christ, il avait pu se sentir froissé. Ces premiers mots avaient tout l'air d'une réprimande : Pourquoi m 1 appelles -tu bon? Il n'y a qu'un seul bon, c'est Dieu. Ainsi, il s'était vu repris, non pour avoir montré trop peu de respect à Jésus, mais, à ce qu'il semble, pour lui avoir offert un hommage de respect et de eon-