‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 194 sur 258 · MARS. — LE BIENHEUREUX CLÉMENT-MARIE HOFBAUER · texte numérisé non relu

MARS. — LE BIENHEUREUX CLÉMENT-MARIE HOFBAUER

15 mars. - Le bienheureux Clément-Marie Hofiaauer.

Préparation. — Ce digne disciple de saint Alphonse fut son fidèle imitateur : 1° Dans sa foi ferme et vive. 2° Dans son amour envers Jésus-Christ. — Sous sa protection, réveillons notre croyance aux trois grands mystères de la Crèche, de la Croix, du Tabernacle, mystères qui nous révèlent l'infinie bonté du Rédempteur. « Car, s'écrie l'Apôtre, la charité de Jésus nous presse. » Chantas enîm Chri&ki urget nos.1

1° Foi éminente ou bienheureux clément-marte.

La foi, fondement de la vertu solide, était si fortement assise dans l'àmc du serviteur de Dieu, que rien au monde n'eût pu l'ébranler. Quoiqu'il. vécût dans un temps où le rationalisme et l'hérésie avaient infecté de Jeur poison tous les ouvrages littéraires, et qu'on rencontrât difficilement, surtout dans la classe t instruite, des cœurs vraiment croyants, notre Bienheureux ne subit jamais l'influence de cette époque d'incrédulité. Il adhérait si pleinement à tout ce que l'Eglise enseigne, que le doute lui était devenu comme impossible. Jamais il ne fut tenté contre la foi, et il ne savait comprendre comment un homme pouvait vivre incroyant. Un tel être paraissait à ses yeux comme un poisson hors de l'eau, dont le malaise est permanent. Aussi eût-il volontiers donné son sang et sa vie plutôt que de blesser en rien la pureté de sa foi.

Non content de croire avec fermeté les vérités révélées, il y conformait ses pensées, ses sentiments, toute sa conduite. De là naissaient en lui un recueillement continuel, un respect si profond de Dieu et de sa présence, qu'à l'exemple de son saint Fondateur il marchait toujours la tète découverte. De là encore sa soif insatiable de la prière, qu'il n'interrompait jamais que par nécessité. Dans les rues, sur les places publiques, on le voyait toujours absorbe, et, malgré la foule, il ne cessait do réciter le rosaire. Il avait coutume de renouveler fréquemment la bonne intention ; et

(1) II Cor. 5, li.

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