R MARS. — LE BIENHEUREUX CLÉMENT-MARIE HOFBAUER
c'était avec une ferveur incroyable qu'il disait et redisait à chaque instant : « Tout pour la gloire de mon Dieu ! »
Deux pensées l'occupaient constamment : Dieu et l'éternité. Dieu, l'auteur de tout bien et à qui nous devons tout rapporter; I'éternité, but de la vie qui passe et vers laquelle nous avançons sans relâche et le jour et la nuit. — Oh ! que ces deux pensées, familières à notre Bienheureux, sont de nature à stimuler notre ardeur dans la recherche de la perfection ! Dieu, la grandeur même, présent en nous, nous conservant la vie, la raison, la foi, la grâce et la bonne volonté, quel sujet de réflexions ! quel motif d'humilité, de gratitude et de confiance! Sans Dieu, nous ne pouvons faire aucun bien pour le ciel ; de là le devoir pour nous de vivre unis à sa sagesse, à sa puissance, à sa bonté infinies par une prière continuelle. — Et puis cette éternité, qui sans cesse nous attend et dont nous sommes peut-être si rapprochés! Oh ! comme elle nous fait comprendre le prix du temps, la brièveté de la vie, la nécessité de nous réformer nous-mêmes, afin de nous rendre dignes de la gloire des élus!
« 0 mon Dieu ! vous dirai-je avec votre serviteur Clément-Marie, que les maladies nous affligent, que les chagrins nous consument, que les malheurs nous brisent; maïs conservez-nous notre sainte foi. Car, avec ce don qui surpasse tous les trésors de la terre, nous acceptons volontiers toutes les douleurs, et rien ne pourra détruire notre félicité. « — 0 Jésus! communiquez-moi cette foi vive qui me défende contre les préjugés du monde. Qu'elle me soit comme un flambeau, qui m'éclaire et me dirige dans les sentiers de l'abnégation et de la vie intérieure !
2° Amour du biknhecreux clément-marie envers jésus-christ.
Comme son saint Fondateur et Père Alphonse-Marie de Liguori, notre Bienheureux puisait son amour envers le Sauveur dans la méditation des mystères de l'Incarnation, de la Passion et de l'Eucharistie. La vue d'un Dieu fait Enfant ravissait son esprit et excitait dans son cœur les plus ardents transports, surtout à la pensée que le Verbe incarné a préféré notre faible nature humaine à la nature angélique, et qu'il a bien voulu nous sauver, tout en laissant périr les anges déchus.
Les souffrances du Rédempteur provoquaient en lui les sentiments d'une tendre compassion et d'une douleur inexprimable, au