‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 197 sur 258 · COMMEMT MOURUT LIÎ SAINT PATRIARCHE DE NAZARETH · texte numérisé non relu

COMMEMT MOURUT LIÎ SAINT PATRIARCHE DE NAZARETH

Qui nous dira combien la divine Mère, si remplie des saintes ardeurs de la charité, aima son auguste et chaste Epoux? Elle voyait en lui le Représentant du Père éternel, l'Homme juste par excellence, que le Saint-Esprit avait comblé de ses dons. Avec quelle tendresse elle dut le servir pendant sa dernière maladie, pourvoyant à tous ses besoins, prévenant ses moindres désirs, et l'encourageant par des paroles de paix, d'espérance et de résignation !

Le Roi des Anges, le Dieu de toute consolation se joignait à la Vierge-Mère, pour aider dans ses derniers moments le Gardien fidèle, qui les avait si constamment servis. Oh ! que la présence du Rédempteur des hommes, de Celui qui fait les délices du ciel, rendit douce et précieuse la mort du plus auguste des patriarches ! Quelle joie, quel bonheur ineffable pour lui, d'être invité à quitter la terre, par Celui-là même qui ouvre à tous les élus les portes du ciel !

Aussi nous ne pouvons comprendre I'ardeur dont fut embrasé Joseph à l'heure suprême. Les actes d'amour, de reconnaissance, de confiance et d'abandon sortaient de son cœur, comme les étincelles d'un brasier. Il s'immolait à tout instant au bon plaisir de Dieu, ou plutôt son existence n'était plus qu'un sacrifice continu, qui. selon saint François de Sales, se termina par une mort de pur amour. Oui, l'amour divin seul sépara de son corps l'âme toute

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