‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 236 sur 258 · MÉDIT. EN RÉSERVE. IX. — DE L'OFFICE DIVIN · texte numérisé non relu

MÉDIT. EN RÉSERVE. IX. — DE L'OFFICE DIVIN

d'endurer avec patience toutes les peines de cette vie. — Examinez si vous n'avez pas coutume de vous en acquitter sans respect, sans attention, sans dévotion, — à des heures ou à des moments peu favorables au recueillement.

0 mon Dieu! je m'unis aux dispositions des Anges et des Bienheureux, non seulement dans l'office, mais encore dans toutes mes frières vocales. Donnez-moi la force de les réciter toujours avec une religion profonde, sous vos divins regards et dans l'intention de vous plaire. Je forme la résolution : 1° D'avoir en grande estime cette récitation pieuse, 2° De m'en acquitter avec foi pour les quatre fins proposées dans l'adorable sacrifice : Glorifier votre saint Nom, — vous remercier de vos bienfaits, — implorer le pardon de mes péchés, — et réclamer les grâces dont j'ai besoin pour moi-même et pour les autres.

2° Dispositions pour bien réciter l'office divin.

La première est le respect, qui doit être extérieur et intérieur. Lorsque vous prenez en main votre bréviaire, représentez-vous par la foi, d'un côté, votre Ange gardien, qui inscrira vos mérites au Livre de vie, si vous récitez l'Office avec dévotion ; et de l'autre, le démon qui marquera vos fautes au Livre de mort, si vous le dites sans aucune piété. Figurez-vous encore que vous célébrez les louanges divines en union avec la cour céleste et toutes les âmes ferventes qui servent Dieu sur la terre. Plein de ces pensées, commencez à prier avec une foi vive et une entière attention.

D'après saint Thomas, il y a trois sortes d'attention : aux paroles, au sens, et à Dieu. Aux paroles, quand on s'applique à les bien prononcer ; — au sens, quand on réfléchit à la signification des mots ou des phrases et qu'on y joint les affections du cœur; — à Dieu, lorsqu'on s'attache à l'adorer, à l'aimer, à lui demander des grâces. Cette dernière est la meilleure : on peut y rapporter la louable pratique de méditer la Passion du Sauveur, en prononçant les paroles de l'Office.

Que nous recevrions de précieuses grâces, si, durant la Psalmodie, notre cœur se répandait devant Dieu en pieuses affections, selon le conseil de saint Augustin : « Si le psaume prie, priez ; s'il gémit, gémissez; s'il espère, espérez! » — Chaque fois que vous dites le Gloria Patri, renouvelez votre intention, ou produisez divers sentiments de foi, d'adoration, d'offrande de vous-même,

de remerciement, de désir d'honorer votre Créateur. Oh ! que de mérites on perd, et combien on se rend coupable, en récitant l'Office et généralement les prières vocales, avec des distractions volontaires, causées souvent par l'immodestie des regards, une trop grande agitation, des préoccupations étrangères et inutiles ! Adorable Jésus ! vous avez passé votre vie à louer, à glorifier le Père céleste par vos paroles et vos actions. Accordez-moi le désir de vous imiter, sous la protection de votre divine Mère. Inspirez-moi la résolution : 1° De me recueillir en votre sainte présence dès que je veux vous prier. 2° De m'unir à la Cour céleste, à l'Eglise militante et à l'Eglise souffrante, pour le faire avec les dispositions les plus parfaites. Communiquez-moi les sentiments de votre Cœur sacré, toutes les fois que mon âme s'applique à l'oraison, soit mentale, soit vocale.

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