‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 32 sur 258 · JANVIER. — JÉSUS MODÈLE DE L'ENFANCE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

JANVIER. — JÉSUS MODÈLE DE L'ENFANCE CHRÉTIENNE

2o Effets salutaires de l'enfance chrétienne.

Les sentiments de soumission, d'oubli de soi et d'abandon au Seigneur que nous venons de méditer, doivent produire en nous : Premièrement, la docilité à la grâce, qui nous tienne sous la dépendance de Dieu et sous la conduite de l'Esprit-Saint, en sorte que jamais nous ne résistions aux ordres de nos supérieurs, ni aux lumières, aux inspirations qui s'accordent avec leur volonté. Secondement, il faut que, détachés de notre propre estime et ne tenant nul compte de nos goûts et de nos répugnances, nous procurions la gloire de Dieu par l'accomplissement de tous nos devoirs. A cette fin, oublions-nous nous-mêmes et purifions souvent nos intentions de tout alliage d'amour-propre ; ce qui relèvera de beaucoup le mérite de nos actions.

Par là nous pourrons, troisièmement, nous confier plus facilement en Dieu et recevoir de lui de plus précieuses faveurs. Le Seigneur, en effet, pense d'autant plus à une âme, que celle-ci, moins éprise d'elle-même et de son propre mérite, compte plus entièrement sur la générosité divine. Il la regarde avec complaisance et ne refuse rien à ses prières. — Quatrièmement, une paix profonde, une joie céleste et toujours nouvelle sera le résultat de cette droiture de cœur et de cet abandon à Dieu. L'enfant qui vit sans songer à lui-même n'a jamais de quoi se troubler, s'inquiéter, s'affliger. Ainsi l'âme qui s'oublie et se confie en Dieu ne perd point le calme intérieur, quoi qu'il lui arrive. Ayant tout remis et s'étant remise elle-même entre les mains de son Bien-Aimé, comment ne conserverait-elle pas sa sérénité au milieu même des tribulations, lorsqu'elle réfléchit à la sagesse, à la puissance et à la charité de Celui qui la garde comme la prunelle de ses yeux ? Quasi piipiUam oculi sui.i — Oh ! que vous êtes loin de ces dispositions, vous que l'on voit si souvent triste et chagrin, esclave de votre humeur et de votre imagination ! Quand commencerez-vous à ne chercher que Dieu, à vous contenter de lui seul et de sa volonté?

0 Jésus ! réprimez en moi les défauts contraires à votre sainte Enfance, c'est-à-dire ces retours sur moi-même, ces vaines complaisances en mes talents et qualités, cette ambition de paraître estimable aux yeux des hommes ; cette duplicité et manque de

(1) Deut. 32, 10.

MilJJlï. 1. 5

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