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CAR. QUATRIÈME SEM. LUNDI. — JÉSUS, MODÈLE DE CHARITÉ

les fidèles. Us s'employaient eux-mêmes à aider les pauvres, à consoler les affligés, à rendre service à tous, donnant ainsi à l'Lglise un exemple que les Saints surtout ont imité depuis.

Que de serviteurs de Dieu se sont, dans tous les âges, consacres au soulagement de l'humanité souffrante ! Combien d'institutions de charité attestent encore de nos jours par tout l'univers que l'esprit de l'Eglise n'a point changé, qu'elle est toujours cette Mère tendre et compatissante, qui relève et pardonne, qui passe ici-bas, comme son céleste Epoux, en faisant du bien à tous, par l'entremise de ses Pontifes, de ses Evoques, de ses Prêtres et de ses enfants de prédilection !

Cet esprit de l'Eglise, qui est celui du Sauveur et des Apôtres, ne l'avons-nous pas reçu dans le baptême, avec la foi et la grâce ? L'Eucharistie n'est-elle pas le foyer où nous pouvons en rallumer l'ardeur et le zèle, au point d'être prêts à nous sacrifier sans réserve au bonheur de nos frères? D'où vient donc que l'égoïsme et l'amour-propre tarissent encore si souvent en nous la source des bons désirs, qui devraient nous presser de nous dévouer pour nos semblables ? Nous sommes avares, réservés, insensibles, quand il s'agit d'aider les autres aux dépens de nos biens, de notre tranquillité, de notre repos. Nous considérons trop le prochain au point de vue naturel, au lieu de l'envisager à la lumière de la foi. De là ces difficultés que nous éprouvons à vaincre. nos antipathies, nos ressentiments, nos aversions ; à aimer tous les hommes du fond de notre cœur et à montrer à tous un visage ouvert et des manières polies.

0 mon Dieu ! sortis de vos mains puissantes et rachetés du sang de votre Fils unique, nous sommes obligés de nous aimer les uns les autres comme notre Sauveur nous a aimés. Accordez-moi la grâce : 1° De réveiller souvent ma foi sur les motifs de la parfaite charité. 2° D'éloigner de mon esprit et de mon cœur toute pensée, tout sentiment contraires à cette royale vertu, afin d'imiter ainsi le Rédempteur, sa divine Mère et tous leurs vrais disciples. Je veux dès aujourd'hui m'abstenir de juger, de soupçonner, de critiquer le prochain, et m'efforcer de ne point blesser la délicatesse de la charité, mais d'en remplir exactement tous les devoirs.

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