‹ Méditations sur l'évangileChapitre 50 sur 64 · PARABOLE DES DIX TALENTS · texte numérisé non relu

PARABOLE DES DIX TALENTS

^ffccticn et ^lidclutionà

« Je veux donc vous aimer de tout mon cœur, ô mon Sauveur et mon Dieu! J'élargirai le cercle étroit de mes devoirs, pour me livrergénéreusement à l'œuvre si belle à laquelle vous me conviez. Je sais que vous n'êtes pas un maître dur, que vous semez d'abord ce que vous voulez récolter, et que vous ne demandez rien que vous n'ayez d'abord donné. Et parce que je sais que vous êtes ainsi bon et miséricordieux, que vous nous donnez le premier les ressources de notre travail ; parce que je sais que vous êtes vous-même le banquier généreux qui nous fournissez les intérêts que nous devons trouver, et qu'enfin vous êtes la récompense suprême des talents que vous nous avez prêtés, je travaillerai avec ardeur et de tout mon pouvoir à vous rendre ces talents avec usure. Ce sont des âmes que vous demandez ; ce sont des âmes que je veux vous gagner. Puissè-je, au jour où je rendrai mes comptes, vous présenter un grand nombre de ces âmes que j'aurai retirées du péché ou de l'erreur, ou que j'aurai conservées dans la vertu! Je vous les offrirai alors comme la compensation de tous les avantages dont vous m'avez comblé; de l'éducation chrétienne dont vous m'avez entouré;

des exemples de vertu que vous avez mis sur mon chemin ; des modèles de ferveur et de dévotion que j'ai pu contempler; de l'amour de la vérité qui m'a conduit; en un mot, de la part de talent, si petite soit-elle, que vous m'avez accordée. »

pARABOLE DE^ VIERQE^ FOLLE?

Mnt

ANS cette parabole, comme dans plusieurs

autres, le Sauveur nous représente deux

types opposés l'un à l'autre. C'est ainsi

que dans la parabole des dix talents, dans celle du

semeur, et dans d'autres encore, il nous montre à

^la fois et ceux qui négligent, et ceux qui cultivent

la grâce divine qui leur est donnée.

Ici le monde tout entier est classé dans l'un ou l'autre des deux groupes de vierges, qui sortent

avec leurs lampes au-devant de l'époux. Il y a les vierges folles et les vierges sages.

Que faisaient les vierges sages? Elles savaient que l'heure où l'époux viendrait ne dépendait pas d'elles, mais de la seule volonté et du bon plaisir de cet époux; elles comprenaient donc que, si elles voulaient entrer avec lui au banquet nuptial, il leur fallait être prêtes à tous moments. Il pouvait venir de bonne heure; il leur fallait donc être prêtes à l'avance, pour ne pas être surprises. Il pouvait venir tard; il leur fallait donc veiller, pour qu'il ne les trouvât pas endormies. Leurs lampes étaient allumées à temps, et bien garnies d'huile, de façon que, s'il survenait dès la première veille, il puisse les apercevoir brûlant d'un plein éclat dans leurs mains. Elles avaient prévu pourtant que, si bien garnies fussent-elles, leurs lampes ne pourraient brûleT toute la nuit ; aussi s'étaient-elles pourvues d'un vase rempli d'huile, dont elles pourraient se servir, en cas de besoin, pour ranimer la flamme appauvrie de leurs lampes.

Voulons-nous appartenir au groupe de ces vierges sages? Il ne faut pas nous contenter d'une vertu brillante, mais éphémère, qui jette un grand éclat, mais qui bientôt s'évanouit et meurt. Il nous faut faire provision de vertus solides qui durent, et savoir renouveler les énergies défaillantes de notre

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