‹ Méditat́ions sur la mort et l'éternitéChapitre 12 sur 40 · CONSOLATION DE L*ÊTIIE SOUFFRANT · texte numérisé non relu

CONSOLATION DE L*ÊTIIE SOUFFRANT

sacrifié les plus belles années de ta vie, ta fortune, ton temps, et ton repos au salut des autres — pourquoi t'étonner de l'ingratitude des hommes? Ils payent ton amour par de honteuses calomnies, la générosité par des bassesses, les sacrifices par le mépris, la fidélité par le dédain et Tabandon. Le mal triomphe, le préjugé l'emporte, tu succombes. N'importe ! courage ! lutte avec confiance jusqu'à la fin. Il est quelqu'un qui ne se méprendra pas, qui saura te rendre justice. Le Seigneur est omniscient! Jésus a-t-il fait moins que toi ? Le monde l'a-t-il mieux récompensé?

-0 toi qu'une maladie pénible vient frapper dans la plénitude de ta force, qui te prive de toutes tes joies, de toutes les espérances de la vie, — ne désespère pas ! Pour ton bonheur sur la terre, ces heures que tu passes en soupirant sur ton lit de douleur sont en efiet perdues ; mais pour ton àme, elles ne le sont pas. Ces moments d'agonie amère t'assurent un bonheur plus grand et plus précieux. Toi qu'on' vit si fier dans la plénitude de la santé et de la force, qui fus si prodigue de projets d'avenir, — tu reconnais maintenant en tremblant de crainte la main du Tout-Puissant, qui règle les destinées des mondes comme celle de la plus vile créature. C'est Sa volonté qui fixe ta destinée. Il est vrai que ta fortune soufirira, maintenant que ton bras ne peut plus

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