PENSÉES INSPIRÉES PAR LA VUE DES TOMBEAUX DE CEUX QUE NOUS AIMONS
ËtinoeQe de ht flamme oéleste qui donne la vie, quitte, ohl quitte cette enveloppe mortelle : ô moment de terreur et d'espoir, de langueur et d^asjMration ardente! douleurs et félicité du trépas! Cesse, tendre nature, cesse de lutter, et laisse-moi poursuivre ma languissante existence.
Écoutons! j'entends parler bas; oe sont lea anges qui m'appellent : 0 âme, notre sœur, disent-ils, viens près de nous! Qu'éprouvé-je? quelle sensation s'empare de tout mon être, absorbe mes sens, ferme mes yeux, éteint ma raison, et arraobe le souffle de ma poitrine? Dis-moi, ô mon ftme, est-ce là la mort?
Le monde fuit devant moi ; il disparait ! Le ciel s'ouvre à ma vue ; les chants des séraphins viennent frapper mes oreilles : Prêtez -moi, prêtez-moi vos ailes! Je m'élance! je m'envole vers lea cieux ! 0 tombeau ! où est ta victoire? 0 mort! où est ton aiguillon?
(I. Saint Luc xxiii. 46.)
C*est avec une vive allégresse que je reporte vers Yous mes pensées, ô êtres chéris, qui êtes entrés.