‹ Méditat́ions sur la mort et l'éternitéChapitre 30 sur 40 · PENSÉE DE L ÉTERNITÉ · texte numérisé non relu

PENSÉE DE L ÉTERNITÉ

démons croient et tremblent aussi ! »» dit Saint Jacques (ÉpitreII. 19).

Il y a trois témoignages en faveur du dogme qui nous révèle que l'homme n a pas seulement été créé pour cette vie éphémère, et qu'il n'appartient pas qu'à la terre, mais aussi à une existence plus noble et plus élevée, — le monde des esprits qu'aucune frivolité, aucune argutie, aucune dialectique ne saurait détruire. Ces témoignages, qui se trouvent chez toutes les nations du monde, consistent dans la croyance universelle d'un Dieu, la présence continuelle et universelle d'une conscience ou d'un juge intérieur dans le cœur de l'homme, et la foi universelle dans l'éternité. Ces idées intuitives forment la base de l'éducation et la sauvegarde du genre humain.

A vrai dire, que serait le monde sans ces trois grandes idées? Où serait la puissance capable de dompter et de calmer l'homme dans la frénésie de ses passions, plus funestes que celles des animaux, si ces trois grandes idées devaient disparaître du monde? Figurez-vous la race humaine, avec ses désirs désordonnés et dévorants, abandonnée à ellemême, sans^foi en Dieu, sans sentiment du juste et de l'injuste, sans la conception de la prolongation de notre existence après la mort. Quelle sûreté y aurait-il pour la vie de l'homme et pour là pro-

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priété? Un serment y serait-il respecté? La loi aurait-elle la force de nous lier? Une armée nous insspirerait-eile de la crainte? L'innocence serait-elle regardée comme sacrée? Les larmes auraient-elles le don d'émouvoir ? Non ; toutes les horreurs de l'enfer se commettraient sous le Ciel. La violence, la ruse, et la cruauté régneraient en reines. L'assassinat précipiterait également le prince et le sujet dans le tombeau. La terre serait bientôt transformée en un désert dépeuplé : elle redeviendrait ce qu'elle était avant qu'elle fût foulée par le pied de l'homme.

Si la pensée de l'éternité peut produire un effet si puissant, si magique sur le sauvage lui-même, quelle influence ne doit-elle pas exercer sur le Chrétien qui, ayant reçu la révélation de Jésus, et étant admis dans son royaume, a peu de chose à espérer sur terre, mais tout à attendre dans l'éternité? Que doit- elle être pour le Chrétien qui peut dire avec le Christ : « Mon royaume n'est pas de ce monde, et ma demeure n'est pas sur cette terre, mais dans le séjour éternel de Dieu, en haut des Cieux, dans la maison de mon Père? »

Et cependant — qui pourrait le nier? — même chez le Chrétien pieux la pensée de la mort et de l'état de l'àme dans la vie future n'éveille pas toujours les sentiments qu'on pourrait attendre de lui.

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Tantôt elle accable trop l'esprit; tantôt elle fait naître un mépris exagéré pour notre existence terrestre; tantôt elle dégénère en méditations et en recherches infructueuses sur la condition probable de Tàme après la mort, et entraîne à toute espèce d'illusions ; tantôt elle empoisonne nos joies les plus vives ici-bas.

Tels ne doivent pas être les effets de la pensée de l'éternité. De quelle façon mon esprit doit-il donc réfléchir à ce sujet? Quel effet cette pensée doitelle produire sur moi?

Pour tous les Chrétiens, la pensée de l'éternité doit être comme un ami intime, dont la présence n'est jamais incommode, malgré la fréquence de ses visites, et dont la réapparition inattendue après une longue absence ne nous cause point de surprise.

Mais s'il doit en être ainsi, il faut réellement que nous commencions par tâcher de nous familiariser avec cette pensée ; il faut que nous la connaissions intimement. Il faut que nous sachions ce que nous avons à en craindre ou à en espérer. Seulement un ami intime se reçoit avec un gracieux sourire, qu'on le voie rarement ou souvent.

Il est donc du devoir du Chrétien de faire de la pensée de la vie future sa compagne assidue, et de ne la point repousser lorsqu'elle approche. Elle ne le visitera que pour l'entretenir de la destinée étor-

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nelle, immuable, de laquelle chaque heure qui s'écoule, chaque pas que nous faisons, nous rapproche dayantage.

D'ailleurs, nous rencontrons si fréquemment cette pensée sur notre chemin, qu'il est presque impossible de Tesquiver. Une tombe récemment creusée dans le cimetière ; une fleur fanée ; la nouvelle d'une ba-« taille dans laquelle des milliers d'hommes ont péri ; ou celle de la maladie d'une de nos connaissances ; la promenade que nous faisons pour rétablir nos forces épuisées ; ou la solitude que nous recherchons la nuit pour nous livrer au sommeil; la maison que nous habitons et dans laquelle d'autres personnes sont mortes; le souvenir d'un père, d'une mère, d'un mari, ou d'une épouse, d'enfants, de sœurs, de frères, d'amis, qui ont quitté la terre avant nous, — toutes ces choses doivent sans cesse nous reporter à la pensée de l'avenir mystérieux qui nous est réservé par delà le tombeau.

Eh bien ! puisque cette pensée ne peut nous rester étrangère, faisons-nous-en une compagne fidèle ; eflTorçons-nous de corriger les idées que nous avons de l'éternité ; efibrçons-nous de définir clairement ce que l'éternité sera pour nous, et dans quelle relation nous sommes à son égard.

Non pas que nous devions nous laisser aller à de vaines conjectures sur la nature de la vie future, et

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sur les conditions précises dans lesquelles nos âmes y seront assujetties. Cela n'est nullement nécessaire pour nous rendre familiêt'e la pensée de Téternité. De pareilles études n'aboutissent qu'à faire sentir au sage les limites au delà desquelles l'humanité ne peut atteindre, les bornes que sa raison est incapable de dépasser; tandis q u'elles plongent l'insensé dans des illusions folles, dans des suppositions sans fondement, elles encouragent son penchant à se créer des visions, des chimères propres à troubler le repos des esprits faibles, et qui, dans tous les cas, doivent exercer une influence dangereuse sur l'intelligence et l'activité, ainsi que sur la santé du corps.

Des millions d'hommes se sont appesantis avant toi, ô simple mortel ! sur les mystères de la vie future, sans avoir réussi à les approfondir ; car le voile que la main de Dieu a étendu sur l'avenir est impénétrable. Tous tes efforts ne parviendront jamais à le soulever avant que Dieu t'appelle à Lui. Cesse donc d'essayer follement de jeter quelque lumière sur la nature de Tâme dans l'éternité, sur le lieu qu'elle doit habiter après avoir quitté le corps, sur ses occupations dans l'autre vie. Ne t'attache pas à ce qu'ont dit ou écrit ceux qui se sont créé un tissu d'illusions et de chimères à propos de ces questions, cachées à la sagacité humaine, et qui, dans leur extravagante présomption , sont allés quelquefois

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jusqu'à essayer de prouver la justesse de leurs opinions en s'appuyant de Tautorité des Saintes Ecri- I turcs. Hélas ! comment peuvent-ils espérei pénétrer les mystères de la vie éternelle, quand leur faible entendement ne sufât même pas pour comprendre les prodiges de ce monde, pour approfondir les lois mystérieuses de la création, qu'ils voient chaque jour de leur vie fonctionner sous leurs yeux ! Comment osent-ils se croire plus sages que Celui qui est doué de la sagesse supifme, et qui a de bonnes raisons sans doute pour envelopper l'avenir dans ces nuages salutaires? Comment osent-ils se hasarder à mesurer leurs forces contre celle du Seigneur, dont la main a mis un voile sur les merveilles de l'éternité!

Pour nous familiariser avec la pensée de l'éternité, j'entends que nous devons nous rappeler, aussi souvent que l'occasion s'en présente, que nous sommes nés pour une vie qui n'a pas de fin; que l'inépuisable amour paternel de Dieu est infini, comme l'existence de nos âmes ; que la main qui nous a déjà ici-bas comblés de tant de joies, de délices et de plaisirs ne nous continuera pas ses dons avec moins de générosité quand nous nous serons rendus dignes et capables de goûter des joies d'une nature encore plus noble et plus éthérée ; que la miséricorde du Créateur Tout-Puissant, dont l'amour embrasse toutes les

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créatures, qui, depuis l'origine des temps, a gouverné Timmense univers et qui a appelé nos âmes du néant à la vie, continuera de régner sur les mondes durant toute Tétemité; que si nous avons une foi ferme et inébranlable en Lui, nous devons croire que, quel que soit le destin qui puisse nous être réservé, et quel que soit le cliangementque la mort puisse nous faire subir, tout doit être pour notre bien ; mais que nous ne pouvons être assurés d'un sort plus heureux au delà dft trépas que lorsque nous nous en serons rendus dignes; que le seul moyen de nous en rendre dignes, c'est de croître en bonté, en justice, durant cette vie, à Texemple dti Divin Jésus; que, comme sur terre notre bonheur alimente à mesure que nous croissons en sagesse et en vertu, de même une ineffable.félicité sera notre récompense dans l'éternité; mais si nous négligeons nos âmes ea cette vie, si nous ne satisfaisons que les instincts et les désirs qui se rapportent au corps, nous nous condamnons à l'imperfection et à un sort affreux et déplorable après notre mort ; que quiconque néglige son âme ici-bas, dût-il même gagner le monde entier, sera le plus pauvre dans le monde des esprits, où les trésors spirituels seuls, et non lès gloires de la terre, ont quelque valeur; car ce que l'Ecriture Sainte nous enseigné, c*ei^ ce qiiê Jésiis, le Sauveur, le Jil^e du monde*, nouô enseigne, q^aâd il ait-: ^ Et

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Us s'ayànceront, cem qui ont fait le bien, dans la résarrection de la yie, et eenx qui ont fait le mal, dans la résarrection de la damnation. » (Saint Jkan, V. 29.) « C'est poBrqvoi, mes frères bien-aimës, sojez fermés, inébranlables, abondez toujours dans rœuyre du Seigneur, car Toms sarez que votre tra^ Tail n*est pas vain lorsque tous travaillez dans le 'Seigneur. » (1. CoBDiTmENS xv, 58.) ; Si nous joign<Hi8 ces oonsidéraâons à la pensée dft réternité, elle ne se présentera plus à notre esprit sans nous rappeler la nécesàté de corriger nos idées et nos penchants. Chaque fois que nos pensées se porteront sur le grave avenir, viendra se poser cette questi<m : « Mais ai-je fait quelque chose pour mériter une existence plus glorieuse par delà le tombeau? Mon âme s'est-elle assez fortifiée par rintermédiaire de Jésus pour que je puisse attendre avec joie le sort qui m'est réservé ïn

Car penser à la vie étemelle dans le Ciel,, sans prendre en même temps la résolution de nous en rendre dignes; ce "ne serait que se tromper soimême, que pratiquer une foi morte. Mais quand la foi nous stimule au bien, quand elle nous porte aux nobles actions en ce monde, c'est un ange qui nous guide dans les voies du Christ, dans les voies d» Seigneur ; et à m^re que nous progresserons dans ramendémrent et la perfection, la pensée de la morf

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deviendra insensiblenaent et de plus en plus pour nous une pensée pleine d'une calme satisfaction et d une placidité céleste.

Alors elle ne s'éveillera jiunais en nous sans faire naître aussi la pensée des âmes bieh-aimées avec lesquelles nous avons eu des relations sur terre, et qui ont quitté ce monde avant nous. Alors nous ne songerons jamais à l'éternité sans éprouver un tressaillement de bonheur au souvenir d'amis morts à la fleur de la jeunesse, de parents, d'enfants, d'un mari ou d'une épouse, de sœurs et de frères enlevés à notre affection. Ah! l'Amour Suprême, Infini, Dieu, qui est tout amour, — Dieu qui a uni nos âmes si étroitement sur terre, — pourrait-Il nous séparer dans un autre monde? Désunira-t-Il des âmes qu'il a créées les unes pour les autres? Les séparera-t-Il dans le Ciel, où Dieu essuiera toutes les lartnes de leurs yeux, et où il n'y aura plus ni mort, ni cha-* grins, ni pleurs, ni douleurs? (Apocalypse xxi, 4.J

La pensée de l'éternité ne s'éveillera jamais en nous sans nous rappeler notre ncfble destinée. Nous ne pouvons méditer sur notre existence future sans penser en même temps combien toutes les choses d'ici-bas sont fugitives et périssables. Ainsi nous serons amenés à contempler avec sang-froid ce qui autrefois nous causait un cruel chagrin, et à comprendre plus fortement qu'auparavant que c'est folie

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que de nous livrer à des regrets sans fin pour des choses qui ne nous ont pas été données, mais nous ont été seulement prêtées ; car tout ce que nous possédons ou gagnons, tout ce dont nous jouissons ici-bas ne nous appartient pas, mais appartient à la terre. Il ne nous en est accordé que l'usage temporaire. Il n'y a que la perfection croissante de l'esprit que nous conserverons, car tous les biens dont nous jouissons sur terre ne nous ont été donnés que comme moyens d'y atteindre ; — il n'y a que cette perfection, cette noblesse innée de l'esprit, qui puisse sauver l'esprit, parce que, comme partie de son être, elle no peut en être séparée, parce qu elle n'appartient pas à ces fractions minimes du temps et de l'espace que nous appelons la vie et la terre, mais à l'éternité.

Mais, bien que la pensée de l'éternité doive éveil 1er en nous la conscience du néant de la vie, elle ne doit pas nous rendre indiflférents aux beautés et aux attraits de notre existence actuelle. Elle ne doit nous inspirer ni mélancolie, ni tristesse, ni mépris du monde ; elle doit au contraire nous encourager à jouir avec sagesse et satisfaction des bienfaits dont Dieu, dans sa bonté, nous a comblés. Pourquoi, en efiTet, mépriserions-nous une vie que nous avons reçue des mains d'un Créateur qui nous aime? Pourquoi faire fl d'un monde que Dieu a créé et orné de

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merveilles sans nombre? Ne tronyerions-nous pas blâmable la conduite d'un enfant impatient de devenir sage et instruit, qui dédaignerait l'école» le seul endroit où il peut acquérir l'instruction? Quelle inconséquence! vous écrieriez-vous. Mais nous tombons dans une inconséquence non moins frappante lorsque nous dédaignons les plaisirs de cette vie, ou que nous craignons d'en jouir, exaltés que nous sommes par l'espoir des joies encore plus grandes que Dieu nous accordera un jour.

0 homme! plante chétive et insignifiante que tu es, ouvre d'abord tes bourgeons, et développe ensuite tes feuilles et tes branches, situ veux, quand le temps sera venu, devenir un arbre parfait.

Non, Ja pensée de l'éternité ne nous interdit pas de jouir de ce monde et de tous les biens qu'il renferme ; elle est faite, au contraire, pour nous encourager à en profiter. Au lieu de nous repousser de cette vie, elle doit nous y attacher plus étroitement. Car nous sommes ici-bas pour nous préparer à l'avenir ; — la terre, avec ses joies et ses misères, ses fleurs et ses épines, est l'école qui doit Jftous former» pour l'éternité. On ne saurait trop déplorer la lâcheté ou la folie de celui qui se suicide» et qui» ne pou- Tant supporter les soucis de la terre^ brise d'upe main présomptueuse les liens qui l'attachent à cette vie, dans l'espoir de trouver un sort plus heureux

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daas Tautre inonde ! Qui lui a fixé son sort ici-bas? S*il se l*est préparé lui-même par ses méfaits, comment peut41 donc espérer être dans la vie future une créature meilleure, plus noble, plus parfaite qu'il ne Ta été en cette vie? Ou, si Dieu lui a envoyé des revers pour réprouver, pourquoi se soustrairait-il à la sage direction de son Créateur, de son Dieu? S'imagine-t-il que son entêtement, sa pusillanimité, feront changer quelque chose aux décrets éternels de la Sagesse Suprême? S*imagine-t-il pouvoir échapper à Dieu et à Sa Divine tutelle?

Plein de confiance dans la main directrice de son Père célerte, et d'une foi inaltérable dans l'immortalité de Tàme, telle qu'elle a été révélée à tous les hommes, le Chrétien s'efforcera de faire tourner à l'élévation et à la perfection de son âme tout ce qui peut lui arriver sur la terre, — soit qu'il acquière des amis, des honneurs, des richesses, soit qu'il ait à souffrir de la haine, de la pauvreté ou de la honte. Il aimera cette terre comme l'école où îl apprend à prendre place plus tard dans un rang plus élevé. Il contemplera sans crainte le terme du voyage de la vie.

« Ainsi, quand cette substance corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce qui est mortel aura compris l'immortalité, alors s'accomplira la parole de l'Écriture : « La Mort est engloutie dans

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.a Victoire. 0 mort! où est ton aiguillon? 0 tombeau! où est tayictoire? Mais rendons grâce à Dieu, qui nous feit remporter la victoire par Notre Seigneur Jésus. »»

Qnand un jour mon esprit, délivré de la poussière, s'envolera vers mon Sauveur en qui j*ai confiance, vers Toi, ô mon Messie! quand un jour, Ô terre, ma mère! cette enveloppe, dans laqueUe a séjourné Pâme immortelle, reposera dans ton sein maternel, — quelle sera ma destinée? Quelle félicité sans bornes! De quel monde brillant serai -je environné? Que seraije? Que deviendrai-je? Dans quels transports d'extase et de ravissement lerai-je plongé? Je ne me reconnaîtrai plus. — Est-ce bien moi? mes membres ont-ils cette beauté si éclatante? Cette splendeur divine est-elle mon partage? Je suis transformé, affranchi de la poussière. Mais quel est ce trône? Qui m'appeUe? Ah! c'est Dieu, en qui j'ai mis ma confiance. — 0 mon Messie, c'est Toi !

0 Seigneur^ Ta vérité ne foillit jamais. Je Te remercie sans cesse pour le renouvellement de mon existence. Je ne subirai pas Ton jugement. Mon esprit subjugué est captif dans les chaînes. La mort est engloutie dans la victoire, et moi, je ne repose plus dans la tombe. Salut, Seigneur! Toute la puissance et tour les honneurs sont à moi. Sauveur! Tu es la source de ma vie. Je me hâte de me joindre an chœur des anges et de chanter à haute voix Tes louanges !

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