‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 107 sur 161 · LA CONCEPTION D£ LA T. S. VI£RG · texte numérisé non relu

LA CONCEPTION D£ LA T. S. VI£RG

précieux de la grâce céleste, aUn que celte fôtc soient nelle de la Conception Immaculée de la sainte Vierge leur obtienne un accroissement de paix, comme son enfantement a été pour eux le principe du salut, par notre Seigneur Jésus*Christ, etc.

90 déeenitoe.

UÇON TIRËE m ACTES DES ÂPOTRES, YI, MO; VII, 54-69.

Or Ëtieiiney plein de grâce et de ibrce^ faisait de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Quelques-uns de la synagogue, qui est appelée la synagogue des affranchis, des Oyrénéens, des Alexandrins et de ceux qui étaient de Cilicie et d'Asie, s'élevèrent contre Étienne et disputaient avec lui; mais ils ne pouvaient résister à la sagesse el à Tesprit qui parlait par sa bouche.... Cependant en TéGOUtant, ils avaient le cœur plein de rage et ils grinçaient des dents contre lui. Or Ëtienne, rempli de rJËsprit-Saint et levant les yeux au ^ ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à sa droite, et s'écria ;. Je vois les cieux ouverts et le Fils de THomnie debout h la droite de Dieu.

Alors, poussant de grands cris et se bouchant

612 SAIKT £TI£NN£, PB£MI£R MARTYE.

les oreilles, ils se jetèrent tous ensemble sur lui 9 et le traînèrent hors de la ville. Ils se mirent à le lapider, après que les témoins eurent déposé leurs habits aux pieds d'un jeune homme nommé Saul. Pendant qu'on lapidait Ëtienne, il priait et disait: Seigneur Jésus, recevez mon esprit; et s'étant mis à genoux, il s'écria à haute voix : Seigneur, ne leur imputez point ce péché. £t après avoir dit ces paroles, il s*endormit dans le Seigneur.]

Quel modèle l'Église nous offre en ce jour, et surtout à la jeunesse, dont Étienne était M fleur et comme la couronne, ainsi que son nom semble l'indiquer I modèle de courage pour annoncer Jésus crucifié et soutenir sa foi ; modèle de charité envers ses ennemis, envers ses bourreaux. H est le premier depuis Timmolalion de la croix qui meure comme Jésus, en priant pour ceux qui le tuent. Pardonnez-leur, ô mon Père, car ils ne savent ce qu'ils font, s écrie le Sauveur au milieu de son agonie; et Etienne, sous les pierres qui Tac- ^ câblent, dit en tombant h genoux : Seigneur ne leur imputez point ce péché.

Et nous, avons-nous seulement un peu de courage, quand il s'agit de parler du Crucifié, de manifester notre foi au Sauveur des hommes par

quelque acte de religion, ou même seulement par un signe de respect. S'il firat défendre les saintes

vérités , les pratiques pieuses, ou même la discipline ou les droits de TÉgliseï nous restons muets, embarrassés, décontenancés devant les petites persécutions du monde, qui ne vont cependant pas jusqu'au sang» mais seulement au ridicule, et le respect hnmain, la peur d'être moqués arrêtent le témoignage de notre foi, si encore ils ne nons portent à rien faire contre elle. U y a même des cas où nous semblons nous mettre du côté des persécuteurs de Jésus, connivant à leur impiété ou à leurs blasphèmes indirectement, en ayant Tair de les approuver par notre présence, notre silence, un demi sourire, un signe quelconque échappé à notre faiblesse. Nous faisons alors comme Saûl, qni ne jetait point de pierres à Étienne, mais gardait les habits de ceux qui le lapidaient. Aussi est-il écrit que Saul était complice du meurtre du saint par son consentement.

Étîenne unit la douceur de la chanté îi la force invincible de la foi. Gomme tout à l'heure TEsprit- Saint parlait par sa bouche, maintenant la charité de Jésus-Christ presse son cœur. Il demande le bien de ceux qui lui font du mal; a meurt comme Jésus après avoir vécu comme lui. Que ferionsnous à sa place, sous le coup d'une mort violente et entouré d'ennemis altérés de notre sang comme

614 SAB7T ÊnE37NE^ PHEHIER MARTYB«

des bétes féroces f La nature Jivrée à elle^mâme

se défendrait jusqu'au dernier moment le mieux qu'elle pourrait, et ce lui serait une consolation en périssant de pouvoir se venger par la blessure on la mort de l'un de ses aggresseurs. La charité chrétienne^ ou l'amour divin que JésasrGfaiist est venu enseigner et inspirer aux hommes, élève la nature au-dessus d'elle-même, en lui apprenant à renoncer à la vengeance pour la gloire de Dieu et le salut du prochain. En effet, la prière d'Étienne a attiré dans le cœur de Saul la grâce qui a changé le persécnleur en apôtre, comme la prière Jésas sur la croix a sauvé sans doute quelqu'un de ses bourreaux. Ainsi par la miséricorde et la toutepuissance de Dieu le bien est tiré du mal, et les pins cruels ennemis sont vaincus et transformés par Tamour, tandis qu'ils auraient été perdus ou abandonnés au démon, par les paroles ou les actes de la colère et du ressentiment. Le mal est vaincu ou absorbé par le bien*

Nous osons à peine nous regarder après avoir contemplé culte belle, cette sainte fî^^ure d'Etienne, dont le visage ressemblait à la face d'un ange, pendant qu'il parlait dans le conseil, et qae la gloire du Fils, aperçu à travers le cid eiitr'ouvert et debout à la droite du Père, iran&bgurail déjà d'une splendeur céleste au moment de sa mort; nous qui avons tant de peine à pai douner le moin*

(Ire tort à notre égard, moins que cela, une négligencôj un oubli, xxm ioaUâOÛQQy que notre orgueil prend tout de suite pour um dédain, nn mépris ou une injure! Et cependant nous sommes chrétiens comme Etienne, régénérés par le sang de Jésus-Christ, instruits dans sa doctrine, et nous pouvons comme lui participer par les sacrements de l'Église à tous les dons de r£sprit-Saint, qui loi a inspiré le courage de sa foi et l'ardeur de sa charité.

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