VISITATION DE LA SAINTE YIEBSE
raille, montre-moi ton visage; que ta voix résonne à mes oreilles ; car ta voix est douce et ton visage est beau.
Le Saiat-£sprit| sous le voile de rallégorie, décrit ici Tamonr empressé que Dieu a pour une âme fidèle j qu'il regarde comme son épouse, et les chastes transports que ressent une âme pieuse pour Jésus-Christ son bien-aimé. Il vient, ce Dieu de biDRté, avec tant d'ardeur qu'il semble voler. Rien ne l'arrête, ni notre bassesse, ni même nos infidélités. Peut^on mieux exprimer son empressement qu'en disant qu'il semble sauter par-dessus les montagnes comme un jeune chevreuil, et passer d'un plein saut d'une colline à l'autre c<mime un faon? Quand Dieu trouve une âme pure, qui n'aspire qu'à lui, il aime à se donner à ellOi et alors elle entend parfaitement sa voix et reconnaît son approche. Avant l'incarDaiion du Verbe l'éponx de l'élise et le bieu-aimé de nos âmes étùt pour nous comme derrière un voile. Nous enten^
dions sa voix, tious écoulions ses prophètes, nous Tadmirions dans ses œuvres, mais nous ne le voyions qu'à travers les figures et les ombres de lancien Testament. Mais depuis son incarnation, nous l'avons vu de nos yeux, nous Tavons entenda lui-même, nous Tavons touché de nos mains.
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comme dit saint Jean« (l Jean^ 1, 1.) Nous le possédons encore, réellement présent, dans l'adorable eucharistie pour notre consolation et notre sanctification. Il se tient pourtant toujours derrière notre mnraille, et ne regarde encore qu'à travers des jalousies, parce que dans cette vie nous n'en jouissons pas parfaitement. Les espèces le couvrent, nous ne le connaissons que partiellement; • et ce ne sera que dans l'autre vie que nous le verrons face à face. Mais déjà maintenant Dieu se fait sentir vivement aux ftmes pures, è celles qui Taiment par-dessus tout. U vient le jour, il arrive la nuit; il vient à toute heure et fait entendre sa voix. Heureuse celle qui veille quand vient le divin Époux ! Heureuse ia ciiasie épouse qui va audevant de rÉponz avec sa lampe allumée IKloignée du tumulte du inonde, recueillie dans le silence, elle pressent la venue de son bien-aimé. Le voilà^ dît-elle, qui me dit : Lève- toi, hâte-toi, ma bienaimée î Dieu ne veut point de serviteurs paresseux, et les âmes molles, languissantes et tièdes, ne deviennent point ses épouses. La Rrèce du Saint-£sprit ne souffre ni délai ni retardement. Dieu aime qu'on s'empresse de lui obéir et de lui plair e Les vierges folles étaient des vierges ; elles attendaient même l'arrivée du divin Kpoux. Leur faute, c'est de n'avoir pas pourvu de bonne heure à riiuile nécessaire à leurs lampes ; cW d'avoir manqué
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de prévoyance et d'être venues un peu trop tard. Combien de gens meurent avec le dessein de se convertir ! Combien d'âmes aimées de Dieu restent eu arrière par négligence! Coml^ien d'édifiées rainés pour n'avoir pas été couverts à temps! Que la paresse spirituelle cause de dommages l (&Qffiné^ au jour de la Visitation.)