‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 121 sur 161 · VISITATION I>£ LA SAINTE VIËBGE · texte numérisé non relu

VISITATION I>£ LA SAINTE VIËBGE

unie à Dieu comme une mère Test à son filS| c'est-à-dire de ia manière la plus intime et la plus vivante. C'est par la voix de Marie saluant Elisabeth que le Saiiit*£sprit, doDt elle est remplie, puisqu'elle porte en elle le Verbe divin, se communique h Jean encore enfermé dans le sein maternel, et en passant à travers sa mère, qui d'abord entend naturellement les paroles de sa coosine et n'y voit qu'une salutation humaine. Puis, avertie par le tressaillement de son enfant, elle reçoit ellemême comme par contre-eoup l'action de TEsprit divin ; et alors^ éclairée par une lumière supérieure, elle reconnaît le mystère accompli en Marie, le prodame, et Tadore. Or, ce qui s'est &iit dès l'origine s'opère encore tous les jours; et la poiss^ce de la sainte Viei^,*qui sort de sa maternité divine, n'est pas diminuée. Nous pouvons donc obtenir de grandes grâces par son intervention ; et si nous nous mettons en rapport avec elle par la prière, TEsprit du Fils peut pour nous conmie pour saint Jean se communiquer par la mère et nous remplir de ses dons. Sans doute, de* puis que le Verbe incarné s'est donné aux hommes en nourriture par l'adorable sacrement de l'eucharistie, comme il est toujours présent dans son Eglise, nous pouvons aller à lui directement par la sainte communion. Mais tous ne sont pas en état de le recevoir^ et tous cependant ont besoin

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dfi foiree pour combattre les tentations du mal et TCnreoir aa ihîen. G'esl àiots qu'il est bon de 8'&<-

dreser à la Mère, quand on ne se sent point digne .d'aUer droit au Fils« Par ce doux inlerinédiaire^ qui est plus près dexiolreiaihlesfiey nous pourrons participer en quelque chose au bonheur du fils d'Elisabeth (jui n'était pas encors jqcl^ comme I0 pécheur qui sent le besoin d'un eecouo» SHpirienc, n'est pas encore né ou rené lui-même à la vie de lagrftGû,

PRATIQUE

Tâchons, àTexempIc do la sainte Vierge, de sanctifier les visites et ks conversations, qui sont la source de tant de péchés pour le plus grand nombre des chrétiens. Que nos entretiens avec le prochain aient pour but principal de uous rendre meillenps. Éritoos avec 8<ân ce qui pourrait fihitter nos passions et nc6 vices, nuire aux intérêts ou au salut des autres, et qu'en tous nos discours nous ne blessions jajoaais la justice ni la vérité.

pniÊBX.

Daignez, Seigneur, accorder à vos serviteurs le don précieux de la grâce céleste, afin que cette fête de la Visitation de la sainte Vierge leur obtienne l'accroisaament de la paix, comme son enfantement a été pour eux le jucincipe du salut. Par Jésus^Ghristi etc.

M.JalUctf.

SAINTE MARIE-MADELEIKE.

.LEÇON TIRÉS DU CAr<îTiQU£ DES CANTIQUES,

m, 2-5 et VUI, 6-7.

Je me lèverai et je ferai le tour de la ville. Je chercherai dans les rues et dans les places publiques celui que mou âme chérit. Je Tai cherché et ne l'ai point trouvé. Ceux qui gardent la ville m'ont rencontrée. N'avez -vous point vu, leur ai-je dit, celui qu'aime mon âme? Lorsque je les eus dépassés tant soit peu, je trouvai mon bien-aimé. Je Tai arrêté, et je ne le laisserai point aller, jusqu'à ce que je l'introduise dans la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui ma donné la vie. filles de Jérusalem, je vous conjure par les chevreuils et les cerfs des champs de ne point réveiller la bien-aimée, jusqu'à ce qu'elle le veuille elle même. Mettez-moi comme un sceau sur votre cœur^ comn» un sceau sur votre

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bras, parce que Tamour est fort comme la mort et que le zèle de Tamour est inflexible cofnme Tenfer. Ses lampes sont des lampes de feu et Je flammes. Les grandes eaux n'ont pu éteindre la charité et les fleuves ne l'étoufferont pas. Quand un homme aurait donné toutes les richesses de sa maison pour Tamour , il les mépri* serait comme s'il n'avait rien donné.

Le Cantique des cantiques eet une parabole perpétuelle , exprimant en style poétique et figuré runion de la divinité et de rhumanité dans i'incamation du Verbe, l'alliance de Jésus-Christ avec son Église, qui est appelée son épouse, et enrm l'union mystique ou le mariage spirituel de Tàme chrétienne avec Jésus-Christ I époux céleste : mariage qui se consomme surtout dans la vie religieuse, où Tàme, par les vœux qui la séparent du monde et la consacrent à Dieu, devient volontaire* ment Tépouse du Christ.

C'est donc l'Époux divin quelle cherche, oiice* lui-là seul qui peut suffire k son amour et la rem* j)lir de la vie dont elle a besoin et du bonheur infini qu'elle désire. Mais cette âme, enveloppée d'un corps de chair et ne pouvant connaître et agir que par les sens et les objets qui les impressionnent, commence, en effet, sa recherche par les

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choses sexisibles^ et elle s'efforce d'abord de troi^ ver Biea oa le bien*aimé m parcourant la ville et

visitant ses places et ses rues. Elle s'agite beaucoup et ne trouve pas celui qu'elle aime. En vain elle s'adresse à ceux qui gardent la ville, c'est-fcdire aux sens et aux facultés qui en ressortent, dit saint Bernard. Ils ne le connaissent point et ne peuvent le lui faire connaître ; car l'œil n'a point vu^ Toreille n'a point entendu et le cœur de l'homme n'a point conçu ce que^Dieu prépare à ceux qui l'aiment. (Is., LXIV, 4.) L'homme animal, dit saint Paul (1 Cor., Il, 14), ne comprend point les choses de l'homme spirituel; car ces choses se jngent spirituellement. En d'autres termes, on n'atteint point Dieu par les sens^ et la raison, qui peut des effets sensibles inférer sou existence et plusieurs de ses perfections , ne peut pénétrer sa nature, ni surtout mettre Tâme humaine en rapport avec elle. C'est pourquoi il est écrit dans le Cantique que l'amante n'a trouvé celui qu'elle aime qu'après avoir un peu outrepassé les gardiens de la ville, c'est-Mire s'être élevée audessus des sens et de la vie charnelle pour chercher Dieu par l'esprit et par le cœur. Alors elle Ta embrassé,- et elle ne le Iftchera point qu'elle ne Tait introduit dans la maison de sa mère, et qu'elle ne lui soit unie par tout son amour* Alors elle s'endort dans son bonheur même^ se donnant tout

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