J£UDI SAINT
car il savait quel était celui qui devait le trahir. C'est pourquoi il dit : vous n'êtes point tous purs. Après donc qu'il leur eut lavé les pieds et repris ses vêleirtenls, s'étant remis à table il leur dit : Savez-vous ce que Je viens de vous faire? Vous m'appelez Maître et Seigneur et vous avez raison ; je le suis en effet. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Seigneur et Maître, vous devez aus» vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous en ai donné Texemple, afin que vous fassiez les uns pour les autres ce que j'ai fait pour vous.
•. Jésus nous offre ici rexemple de la plus profonde humilité et de la charité la plus vive. GœpU faoere etdocere, est-il dit aux Actes des 9Lp^ires{Act. I, 1), il a toujours commencé par faii*e lui-même et ensuite il a enseigoé. Le fait rapporté par l'évangile d'aujourd'hui est encore une confirmation de la parole de saint Paul « lui qui avait en lui la nature divine, il s'est anéanti lui-même en prenant la forme du serviteur. » (Pniltp., II, 7.) H a revêtu la nature humaine pour la guérir et la sauver en lavant ses iniquités dans son sang. Ici il remplit la fonction la plus humble, celle du serviteur qui lave les pieds de son maitre^ et cependant
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c'est lui qui est le Maître et le Seigneur; ce qui péftlke la parole jMur laquelle il a recommandé à
ses disciples de se servir les uns les autres. Le Fils de THomme» leur dit-il, est venu pour servir et non pour commander. C'est pourquoi le vicaire de Jésus- Christ sur la terre, le chef de l'Église universelle, celui qui est revêtu du caractère le plus 9BSté 6l de l'autorité la plus haute, s'appelle avec raison, d'après la parole du divin Maître, le serviteur des serviteurs, servus servorum. Depuis Jésua-Ghrist régner c'est servir, et le pouvoir n'est vraiment légitime que s'il agit pour le bien de ceux qu'il gouverne. Âussi, le Seigneur, quand il a tarminé son humble ministère, recommande à ses dkoîples de faire entre eux ce qu'il vient de faire pour eux, de se laver mutuellemeut ies pieds, c'est^Hlire de se rendra les uns aux autres les services les plus humbles dans la vie conœiune, sans craindre de s'abaisser ni de blesser la délicatesse de la nature. C'est là que se montre la charité, qui, foulant aux pieds la vanité et la répugnance de la chair , s'adonne au service des pauvres , au soin des malades, à la visite des prisonniers, à l'éducation des en&nts, à toutes les oeuvres qui fat mettent aux pieds de l'humanité déchue et souffrante, pouc en laver les impuretés et en soulager les misères. Cette parole peut encore se rapporter au pardon réciproque des offenses, même, et sur-