‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 63 sur 161 · LA FÊTE DU TRÈS-SAINT SACR£M£NT · texte numérisé non relu

LA FÊTE DU TRÈS-SAINT SACR£M£NT

insgige et boit sa propre coadamoalioa, xie £di^ sant pas le discernement du corps du Seigneur.

SaîxU Paul répète ici ce qu il a dit en plusieurs entres endroits^ de ses Épitres, qu'il a été instruit

directement par NuUe-Seigaeur, par une révi'lalion toute spéciale , et qu'ensuite seulement il a conféré avec les antres apôtres, et surtout avec Pierre, pour comparer leurs doctrines et constater l'identité de leur enseignement respectif. C'est donc Jésus-Ghrist lui-méone qui lui a révélé le mystère de Teucharistie et la manière dont il Ta institué ; et, en effet, en confrontant ce qu'il en dit id avec le texte de saint Matthieu (XXVI, 26), de saint Marc (XXIV, 22), de saint Luc (XXII, 19), sur le même sujet, ou trouve exactement la même doctrine et presque les mêmes termes. En tous le Sauveur, en distribuant k ses disciples le pain qu'il a béni et tra06subs4anlié , prononce ces paroles si simples, si claires, si positives, qui doivent exdam le doute et la contestation, hoc est corpus meum^ ceci est mou corps; et cependant Thérésie les a torturées au point de leur faire dire tout le cei^ traire de ce qu'elles signifient : ceci n'est pas mon corps. Ge qui détruit par une négation toute la vertu du mystère , puisque la transsubslantiatkHi est rejetée, et qu'ainsi la Gène n'a plus rien de surmais deviwt une simple commémoraison

LA FJÊTË

de la mort de Jésus , et un symbole de Tanion da

maître avec ses disciples et. de ses disciples entre eux : communion naturelle de souvenir et de sentiment oii Dieu n'intervient plus qu'à travers la pensée de Thomme, d'une manière tout humaiue, et non par la communication de sa vie , par la manducation de sa chair, nourriture au-dessus de toute substance, et par rabsorplion de son sang, breuvage véritable. Or, la preuve que c'est bien le corps et le saug d'un Dieu qui sont reçus par la sainte communion et dans radorable eucharistie, c est ce qu ajoute l'Apôtre sur la manière de s'y préparer, et sur les effroyables conséquences d'une communion indigne. Il veut que l'homme s'éprouve, avant de s'approcher de la table sainte, cW-à-dire qu'il s'examine à fond pourvoir s'il n'y a rien en lui d'indigne de l'hôte céleste qu'il va recevoir* Car c'est l'agneau sans tache qu'il va manger, le sang de la victime innocente qu'il va boire. Il ne doit donc garder en son cœur aucune impureté, aucune trace de péché qui fasse obstacle à l'action salutaire de l'aliment divin , à la vertu du remède réparateur. Celui qui communie indignement, d'abord mange et boit sa propre condamnation, suivant les paroles énergiques de saint Paul, parce qu'il abuse de la plus grande de toutes les grâces, en faisant tourner au déshonneur de Bien l'insigne bienfait accordé pour le salut des

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