LU TRÈS-SAINT SACREMENT
OU les instruments de ses desseins, et qui est comme une ébauche ou un eommencement de la vision béatifique de Téternité.
Mais Tàme de Jésus-Christ se donne avec son esprit. Son cœur sacré, source de son sang divin, communique par la sainte eucharistie avec le cœur fidèle qui la reçoit. Il lui transmet le feu qu'il a apporté du ciel, sa chaleur, son amour, sa charité parfaite, et il ]e rend capable d*aimer au delà de la puissance de sa nature, c'est-à-dire comme Dieu * aime, comme on aim^ au ciel, de toute son &me et sans retour sur soi.
Enfin, la divinité de Jésus-Christ pénètre notre huKQanité,.la transfigure et Télève jusqu'à elle en se l'assimilant autant qu'il se peut dans son état présent, en sorte que Thomme entre pour ainsi dire en partage de la nature divine, divinx naturx consors (2 Pier., I, 4). Il devient semblable à Dieu, vos dii eslis^ et, suivant les paroles de saint Cyrille, concorporeus^ consanguineus Dei factus est, il est incorporé à Dieu et lui devient consanguin.
Aussi est-ce dans T eucharistie, dans la sainte communion que se trouve la source des vertus chrétiennes les plus parfaites à savoir : la mortification de la chair, la continence, la cliasteté , la foi qui produit des miracles, ou transporte des montagnes ; rinlclligence des clioses éternelles, et enfin la charité, ou l'amour de Dieu et du prochain