pieu, le protecteur de ceux qui espèrent en vous
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sans lequel il a dans l'homme tii forée ni Bt&ut--
teté, multipliez sur nous votre miséricorde, afin que, vous ayant pour pasteur et pour guide, nous passions à travers les Liens de ce monde de manière à ne point perdre ceux de réternit6.Psir notre Seigneur Jésos-Christ, etc.
LE aUAlftlME DUiANGH£ APMâ U P£NT£GÛI£.
ÊPITRE (aux llom., VIII, 18-23).
♦ Je suis persuadé que les souffrances de la vie présente n'oot aucune proportion avec la gloire qui sera un jour révélée en nous. Aussi les créatures attendent avec désir la manifestation des enfants de Dieu; car elles sont assujetties à la vanité, non pas volontairement, mais à cause de celui qui les y a assujetties, et elles ont l'espérance d'être délivrées de la servitude de la corruption, pour participer à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. Car nous savons que jusqu'à cette heure toute créature gémit et est comme dans les douleurs de Tenfantement. Et aon^seulement les créatures^ mais aussi nous-* mêmes, qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons au dedans de nous, attendant radoptioii des ualaiits de Dieu ^1» 1^ délivrance de notre corps.
L'Apôtre par ces paroles anime l'ardeur des dirétiens à poursuivre la gloire immense qui leur est promise , dont ils ont déjà reçu les prémices ici-Las par la grâce, et qui ne sera pleine et immuable en eux que dans l'éternité , alors que leur âme sera unie indissolublement à Dieu par Jésus- Ghrist. G est à cette fin bienheureuse que^ nous sommes appelés, et toutes les créatures avec nous; car, comme elles ont été solidaires de notre destinée dans le malheur et par notre faute, puisque, ayant été faites pour nous^ elles devaient partager notre sort, ainsi dans le bonheur et par notre réhabilitation elles auront aussi part à notre délivrance et à la restauration de l'humanité. Tel est Taveuir après lequel tous les êtres créés soupirent ici-bas ; et comme avant la venue du Ghri&t tout présageait, prophétisait et coopérait à amener le Messie, depuis qu'il est venu et qu'il a implanté dansThumanilé le germe de la vie éternelle, toutes les créatures soupirent après le développement de ce germe divin, toutes attendent son plein épanouissement, afin qu'il produise ses fruits d'affrandiissement, de renouvellement, et de gloire. Le monde entier, suivant la parole énergique de saint Paul, est dans l'enfantement d'un monde nouveau où régneront smS partage la vérité, la justice et le bien ; où riiomme délivré du joug de son corps n'obéira plus qu'à sa raison^ laquelle sera éclairée
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et dirigée uniquement par la lumière divine, pendant que sa volonté sera une avec celle de Dieu, AperùUur terra et germinet ScUvatoremj que la terre s'ouvre et qu'elle produise le Sauveur, disait par le prophète l'Esprit-Saint annonçant le Messie. (Is«| XLY, 8.) Il dit maintenant par la voix de r Apôtre : Omnis creaîuraingemisdtet parlnrit mque adhuc, in adoptionem filiorum Del expeo tans. {Rom. y YIII, 22.) £t le grand gémissement de la nature , cet enfantement d'un monde nouveau^ agite rhomme plus que tous les autres êtres, parce que c'est lui qui a reçu les prémices de cette fondation céleste et de ce glorieux affranchissement , auquel les autres ne participeront que quand il aura été opéré en lui et par lui* Quand son adoption d'enfant de Dieu séra complète par sa libération de la servitude du corps et des éléments dont il dépend dans son état naturel , alors le renouvellement de son être entraînera celui des autres créatures de ce monde; et, suivant la parole de TApocalypse , il y aura uu nouveau ciel et une nouvelle terre , comme il y aura une humanité nouvelle, unie au Verbe en la personne adorable de Jésus-Christ, assise avec lui à la droite du Père, dont elle partagera dans le Fils et k jamais le bonheur, la puissance et la gloire. lAf et là uniquement , se trouvent donc le principe vivant et la cause efficace du vrai pro-
grès du g«nre humain, et même de la crc^ation tout entière. Car, en continuant à nous servir de l'image employée par TApôtre, comme le progrès pour une femme enceinte consiste avancer insensiblement et avec sûreté, bien qu au milieu des dooleiirs, vers le terme de sa gestation, qui est l'enfantement d'un nouvel homme qu'elle doit mettre au jour; ainsi riiumanilé, fécondée par la vertu de la vie éternelle que Jésus-Ghrist lui a transmise, a conçu en elle par Topération du Saint-Esprit une créature nouvelle , l'homme céleste , la parfaite image de son créateur, et son progrès consiste aussi à amener heureusement à terme ce produit du ciel, qui mûrit incessamment dans son sein, et qu'elle doit à son tour, ([uand son temps sera venu et avec laide des anges, mettre au jour de l'éternité. Il en est sous le rapport de chaque homme comme de Thuma- •nité entière. Chaque chrétien régeuthé par le baptême porte en lui l'homme parfait, le véritable enfant de Dieu, le vrai frère de Jésus<Cihrist, qu'il doit former en lui pendant son existence ici-bas, aiin de l'enfanter heureusement en sortant de ce monde et quand il comparaîtra devant Dieu. Cette longue parturition ne se fait point sans douleur; car le nouvel homme ne peut vivre et s'accroître qu'aux dépens de Tancien qui ne veut pas mourir; et poui* l'en dégager entièrement, il faut rompra
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tons les liens de la vie naturelle qni Vy attachent, ce qni ae s*opère point sans déchirement ni sans
souffrance par le travail de la mortification. Mais, dit saint Paul {Rom. y VII, 17), nous ne pouvons être glorifiés avec Jésus-Ghrist que si nons sonffrous avec lai, et pour ressusciter avec lui, il faut mourir avec lui. Mais il n'y a point de proportion entre les tribulations de la vie présente et la gloire future qui sera révélée en nous. Car, sans même les comparer dans leur intensité, et il n'y a point de comparaison possible entre des choses finies et des choses infinies, il y a au moins cela qui les différencie profondément, dit saint Augustin, que les douleurs d'ici-bas, si cruelles qu'elles soient, même celles de la croix de Jésus-Ghrist, sont passagères et se détruisent avec le temps; tandis que les joies de l'éternité sont impérissables comme L'Ile, et ainsi s'ajoute à leurs délices, qni surpassent tout ce que nous pouvons sentir et ima-* giner, la oonscience de leur immutabilité et Tassitrance de ne jamais les perdre, ce qui met le comble m bonheur.
fiVANGILE SELON SAINT LUC, V, 1-11.
Il arriva un jour que Jésus étant sur le bord
du lac de Génésareth, et se trouvant accablé par
la foule du peuple qui se pressait pour entendre la parole de Dieu, il vit deux barques arrêtées au bord du lac, dont les pêcheurs étaient descendus et lavaient leurs lilets. Il monta donc . dans l'une de ces barques, qui était k Simon, et le pria de s'éloigner un peu du rivage. £t s'étant assis, il enseignait la multitude du haut de la barque. Dès qu'il eut cessé de parler, il 'dit à Simon : Avancez en pleine eau et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maitre» nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; néanmoins sur votre parole je jetterai le filet. L'ayant jeté, ils prirent une si grande quantité de poissons, que le filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons, qùi étaient dans une autre barque, de venir les aider. Us vinrent et remplirent tellement les deux barques, qu'elles étaient près d'être submergées. A cette vue Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus en disant : Retirez-vous de moi, Seigneur, parce que je suis un pécheur. Car la pêche qu'il venait de faire l'avait stupéfait, lui et tous ceux qui étaient avec lui, aussi bien que Jacques et Jean, fils de Zébédée, qui
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étaient les compagnons de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne craignez point ; désormais ce sont des hommes que vous prendrez. Et ayant ramené leur barque au rivage, ils quittèrent tout et le suivirent.
Tout est symboliqne dans ce fait de la pêche
miraculeuse, qui désigne la pêclie évaugélique que rjÊglise fait au milieu de la mer du monde, et qu'elle continuera^ sur la parole de Jésus-Christ, jusqu'à la fin des siècles par la prédication et la propagation de la foi. U n'y a pas mi mot de cette histoire qui ne soit une préfiguration et comme une prophétie de la conversion des nations. Jésus, pour parler à la foule qui remplissait le rivage, monte sur la harque de Pierre; et aujourd'hui en* core, c'est du haut de la barque de saint Pierre portée et ballottée, mais jamais submergée par les flots du monde, que le Fils de Dieu enseigne à la multitude de toutes les parties de la terre, à toutes les nations, à toutes les conditions par la voix de Pierre, qui est encore le patron de la barque, mais qui de pêcheur de poissons est devenu pêcheur d'hommes, et que le Maître a fait son représentant ou son vicaire en ce monde. Pierre, assis au gouvernail de la barque, ou préposé au gouvernement de r%lise, explique au genre humain
QUATBIKME DIMANCHE
tout ce que Jésus a enseigné à ses apôtres : lté U docete omnes génies quxcunique mandavi vobis^ allez et enseignez à toutes les nations tout ce que je vous ai recommandé. (Afetth., AVlil, M>.) De là renseignement universel ou catholique, qui part toujours de la barque de saint Pierre «a peu éloignée de la terre, c*e8t4i-dire plus rappsûchée du ciel. Enseignement universel à double titre , d'abord parce qa'il révèle les vérités infinies au-dessus de l'espace et du temps^ et en* suite parce qu'il les annonce à tous les hommes, auxquels elles conviennent toutes, parce qu'elles sont les paroles de rëtemité. Puis le Seigneur dit à Pierre : Duc m allum, avance en pleine mer, ce qjoi peut se prendre moralement en deux sens, le premier se rapportant , comme dit saint Ambroise Qib. IV ^ in Luc^ cap. v), à la profondeur des questions traitées par l'Église et qui sont comme une mer sans fond , à savoir : les dogmes de h génération divine , de 1 incarnation, de la rédemption, etc., vérités que la raison humaine ne peut comprendre par elle-même, et qu'elle ne saisit que par la foi. Le second sens fait allusion à la multitude des nations, auxquelles l'église a été chai gée de porter l'Évangile jusqu'aux extrémités de la terre. La barque de saint Pierre, par la prédication universelle de ses missionnaires, s^estlân«* cée haidimentj^ sur la parole de JésusrGhrist dans
APHÈS LA PENTEGOTK.
la pleine mer de rhumanité, répétant partout les pvoles du lac de Géûésareth , et jetaot sou filet «rec confiance pour jH^endre de& àiMS et non pins des poissons. Aussi a-t-elle fait à travers les siècles , «me pêche merveilleuse, telieioent abondante^ qa'eUe a failli être rabniergée par ce qu'elle pwtait; ou autrement Timmeusitc du gouvernement de l'Église, établi sur toute la terre et chez tous Ib^ peuples , lui a causé* dans tous les temps beaucoup d'embarras, lui a attiré de nombreuses contradictions, et parfois des tourmentes qui au"^ raient Csuit sombrer la buMpie de Pierre, si Jésus n'y était toujours présent pour la maintenir, soit qu'il semble y dormir au milieu de Tanxiété d^ ses disciples, soit que, réveillé par leurs prières , il se lève et commande aux vents et à la tempête : ce qui rétablit aussitôt le calme. Et pour que rien ne manque à cette admirable similitude, l'impuissance de la raison réduite à elle-même est encore signifiée ici par la réponse de Pierre : Maître^ nous avons travaillé toute la nuit sans rien preOf» dre. Ainsi, les pêcheurs d'hommes ne les prendront pas non plus par les arguments de la science humaine, ni par la pompe ou les artifices de son éloquence. Ce n'est point la raison de l'homme qui changera la face du monde et convertira les nations à la justice et au bien ; ce sera la parole <le Jésus- Gin ist qui pousse la barque de Pierre ,
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et lui fait jeter son filet en pleine mer, malgré les objections de la raison qui n'avait rien pris jusque-là et contre son expérience. Mais Pierre croit à la parole de Jésus plus qu'à sa raison propre^ et il y croit à cause de ce qu'il a vu et entendu de son divin maitre. Son enseignement et ses œuvres ont excité la foi dans son âme, et cette foi au Fils du Dieu vivant, fait homme pour le rachat et le salut des hommes, anime et remplit le cœur de Pierre, comme elle vivifie et soutient l'JÊgiise dont il est le fondement. Tu es Petrus^ et super hanc petram adificabo Ecclesiam meam , tu es Pierre, et sur cette pierre je Làlirai mon Église. (Matth., XVI, 18.)
PRATIQUE
N'entreprenons jamais rien sans invoquer le nom et le secours de Jésus. De nous-mêmes nous n'avons pas même une bonne pensée, et à plus forte raison, si nous Pavons, sommes-nous impuissants à la réaliser. Ne poussons notre barque dans les affaires de ce monde, et n'y jetons notre filet que sur la parole du divin Maître. Mais avec cette parole ne craignons ni la profondeur de la mer ni l'agitation des flots, ni les tempêtes.
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PRIÈRE
Hom TOUS prions, Seigneur, de régler par Tordre de votre providence le cours des choses humaines de
telle sorte que nous jouissions de la paix, et que votre Église recueille avec joie les fruits d'une douce piété, par notre Seigneur Jésus-Christ| etc. •
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' us (HNQUim DIMAiN(m APRÈS U
ÉPITRE (1 Pierre, III, 8-13).
Qu'il y ait entre vous unanimité de seirti-
ments, de sympathie, Tamour de la fraternité. Soyez miséricordieux , modestes , humbles , ne rendant point le mal pour le mal, ni l'outrage pour Toutrage ; mais bénissant , au contraire, parce que vous avez été appelés à devenir héri* tiers de la bénédiction. Car si quelqu'un aime la vie et désire des jours lieureux, qu'il préserve sa langue de la iiiéJisance et que ses lèvres ne prononcent point des paroles trompeuses 1 qu'il se détourne du mal et fasse le^ bien. Qu il recherche la paix et la poursuive; car les yeux du Seigneur sont fixés sur les justes et ses oreilles ouvertes à leurs prières; mais il regarde avec colère ceux qui font le mal. Qui pourrait vous nuire, si vous ne voulez que le bien? Que si néanmoins vous souffrez pour la justice, vous serez heureux. Ne craignez donc point les maux dont ils veulent vous faire peur et n'en