‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 81 sur 161 · X« DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE · texte numérisé non relu

X« DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE

le mépris des antres, des pécheurs surtout, ou an

moins de ceux qui passent pour n'avoir point de religion^ parce, qu'ils ont en effet le tort d'en négliger les principaux devoirs; lesquels néanmoins^ ressemblant quelquefois au pauvre publicain de la parabole par leur bonne volonté et I humilité de leur âme, valent mieux aux yeux de Dieu que ceux qui se croient irréprochables dans son service.

PRATIQUE

Évitons soigneusement dans nr»s actions et dans nos discours tout ce qui ne sert qu'à nous vanter, et à faire paraître nos prétendus mérites. Le vrai talent est modeste et la véritable piété est humble. On trompe souvent les hommes par le charlatanisme de science, de verLu ou de dé otion. On ne trompe jamais Dieu, qui voit le dedans, et qui est le juge en dernier ressort.

PRIÈRE

0 Dieu, qui signalez surtout votre puissance en pardonnant aux pécheurs et en leur faisant miséricorde, répandez de plas en plus sur nous les effets de votre bonté, afin que, soupirant après les biens que vous nous avez promis, nous en jouissions un jour dans le ciel, par notre Seigneur Jésus-Christ, etc.

LE ONZIÈME DIMAAGilE APRÈS U PENTIfiOIR.

ËPITRE (1 aux Cor., XV, MO).

Je VOUS rappelle, mes Frères, rÉvangile que je vous ai prêché, que vous avez reçu, dans lequel vous persistez, et par lequel vous serez sauvés si vous le conservez comme je vousTai prêché, autrement ce seraiten vain que vous auriez embrassé la foi. Car premièrement je vous ai transmis ce que j'ai moi-même reçu, savoir que Jésus-Ghrist est mort pour nos péchés selon les Écritures; qu'il a élé enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, conformément aux mêmes Ecritures ; qu'il s'est fait voir à Céphas et aux onze apôtres, qu'ensuite il a apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères, dont beaucoup vivent encore aujourd'hui et quelques-uns sont morts. Il s*est encore fait voir à Jacques, puis à tous les apôtres, et enfin, après tous les autres, à moi-même, qui ne suis qu'un avorton; car je suis le dernier des apôiX^, et ne suis pas même digne d'être appelé

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apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu. Hais je suis ce que je suis par la grâce de Dieu, qui u'a pas été stérile en moi.

Cette épitre peut nous fournir trois points de

P L'Apotre y établit nettement la méthode ou le mode d'enseignement usité dans l'Église, méthode qui sort nécessairement de la manière dont la vérité y est connue. C'est Dieu môme qui la révèle par sa parole infaillible, et ainsi il ne reste qu'a constater que Dieu a parlé et ce qu'il a dit. Ces deux points assurés, nous devons recevoir avec foi tout ce qu'il nous a enseigné, quoi que ce soit, et quaud notre raison ne pourrait le comprendre. Il ne s'agit donc point ici d'inventer ou de trouver la vérité à force de génie ou par le la* beur de la pensée et les efforts de l'imagination. U ne s'agit point non plus, pour rendre la vérité acceptable, de Texpliquer rationnellement et de rabaisser à la portée de notre esprit par des arguments humains, bien qu'on puisse l'essayer afin d'aider e^ de justifier la foi par l'intelligence. Mais la parole révélée tire uiii(iuement son autorité de la toute-science de Celui qui la révèle, et elle n'a sa pleine efficacité que par la foi de celui qui Té* coûte, et par sou exactitude à la transmettre comme il Ta reçue. G'est pourquoi saint Paul dit ici : Jp.

APRÈS LA PENTECOTE.

vous ai enseigné ce que j'ai reçu moi-même, et rÉvangile, que je vous ai prêché, vous sauvera, fii vous gardez ee dihrin dépôt tel qaejêTUiit raimn* fié. Autrement, si vous Taltérez par vos pensées et votre esprit propre, vous aurez cru en vain, et votre foi deviendra stérile. L'eiMeigDeimeiit de l'Église est donc fondé sur la tradition. Il recherche avant tout ce^ue Dieu a révélé par Jésus- Obfifit, par eee apures, par ses disciples, et à cette fin, en cas de doute, il consulte toutes les Églises de tous les pays où TÉvangile a été an* noncé, et sa pureté consiste à ne rien affirmer qtd ne soit conforme à la tradition universelle, c'est-àdire qui n'ait été enseigné et cru partout et tou* jours* Ge qui est une preuve de plus de la nécea* sité d'une autorité une dans l'Église, qui y conservant inaltérable le dépôt de rélernelle vérité par une constation impartiale et une tradition ia* eonruptible, la proclame à travers les siècles et la propose à la foi de tous les hommes.

Le second point offert à notre méditation est saint Paul renferme ici toute la religion dans ht mort, la sépulture et la résurrection du Sauveur; eC dans la suite du chapitre quinzième de la première aux Corinthiens, d'oii ce texte est tiré , il s'attache d'abord à étabhr le fait de la résurrection par les témoignages de ceux qui ont vu de leurs yeux JésmhCSirist sorti du tombeau. Puis il montre lee

uiyitiz

MO ONZiiilMË DIMANCHE '

conséquenoes immenses de cette résarreotion, qui

est le gage de la nôtre, et sans laquelle nous ne serions ni rachetés ni sauvés. Enfin, il tâche de la faire comprendre ou du moins concevoir par les phénomènes de la nature qui en sont Timage, conune la transformation de la semence par la germination, la floraison et la fructification. Lb se trouve cette magnifique doctrine du corps spiritoalisé 9 qui doit revêtir TiScorruptibilité comme le corps de Jësus^Ghrist sorti triomphant du tombeau, et dont l'Apôtre se plait à décrire les qualités célestes.

Le troisième sujet de méditation est Thumilité avec laquelle saint Paul se place au dernier rang des témoins de la résurrection du Sauveur, parce qu'il a persécuté TÉglise de Dieu ; et c*est pourquoi, dit-il, il ne mérite pas d'êlre appelé apôtre. Quand on sait par sa propre expérience ce qu'il en coûte d'avouer une faute grave, même une faute légère, on admire cette noble sincérité , et ron voudrait pouvoir Timiter en se rabaissant soimême en toute occasion , ou plutôt en se montrant simplement tel qu'on a été dans sa faiblesse, sans se poser ni se draper en aucune façon ^ uniquement pour dire la vérité sans retour sur soi y exposant avec franchise le bien comme le mal, à l'exemple de TApôtre qui attribue à la grftce de Dieu^ qui n'a point été stérile en lui.

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tout ce qu'il Ini a ét^ donné de faire plus que les antres pour rÉvangiie.

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