ÉVANGILE SELON SAINT MARC, VII
Jésus quittant de nouveau le pays de ïyr,
traversa la décapole et alla par Sidon vers la *
mer de Galilée. Alors on lui amena unUon^me
sourd et muet et on le supplia de lui imposer les mains. Jésus, le tirant de la foule et le prenant à part, lui mit ses doigts dans les oreilles et de sa salive sur la langue ; puis, levant les yeux au ciel, il poussa un gémissement, et lui dit : Ephphetha, c'est-à-dire ouvrez-vous. Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue fui déliée, et il parla dirtinctement Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne. Mais plus il le leur défendait, plus ils le publiaient, et ils l'en admiraient davantage, disant : Il a bien fait toutes choses ; il a fait entendre les sourds et parler les muets.
Les miracles opérés par notre Seigneur Jésus- Christ ont- toujours une double portée. Ce sont
des faits surnaturels, accomplis par sa toute-puis-
sance en faveiir d\ine on phtsieùrs persosnes; mais ces faits particuliers ont une valeur symbo«« lique qui s'appliqae à rhumanité entière, de ton» les lieux et de tous les temps. Ainsi il y a toiijonrs eu des sourds et muets selon Tesprit, c'est-à-dire des hommes qui n'ont sn ni entendre ni comprendre la parole de Dieu, et qui, par oonsé» qnent, étaient incapables de la parler ; car on ne peat puier an moral comme an physique qa*èn raison de ce qu'on entend. Avant k venue éa Messie, la parole divine u'était comprise que par le peuple choisi, et encore, sauf par quelqma hommes d'élite, dans sa partie la plus extérieure^ dans son sens le plus grossier. Le reste des nations était sourd même au langage de la nature, qui raconte la gloire du Créateur, et de là l'idolâtrie qui couvrait toute la terre de ses ténèbres en dehors d'Israël. Combien de juifr ont été sourds à la voix du ciel, quand le Verbe de Dieu est venu lui-même leur annoncer les choses éternelles et le royaume du ciell £t maintenant encore dans VÉr* glise, que de chrétiens sourds et muets par l'esprit, c'est-à-dire dont l'oreille de Tâme est fermée à la parole divine, dont la bouche est impuissante à la parler ! Ce sont ceux-là que Jésus-Christ seul peut guérir, et l'Église éprouve une grande joie quand elle les lui présMite, et les sonnset à Tao^ tion toute-puissante de sa grâce , qui doit ouvrir
ÂFMto LA PBli1»30IE. M»
Fof«iUb dt Imxr eam^ el rooi^ le lien de Umr
langue. Or quand ce miracle s'accomjdit spiritttâUaiaiinty il 86 £ait dans les mémos cooditioitt^ il di» «îrcoiiftaMes mbhUaUm se reproduiseaiL Jésus prend le malade à part , l'éloignant de la fittle ; ce qui veut dire que rhomioe du ixuuxde qiû seul le bêfiom de revenir k Dieu poar éconter m parole doit avant tout se mettre un peu à Técart, loin du bruit du monde et de& agitations des hom- IMB, pour que Foieille de son esprit, n'^ant plue sans cesse frappée et envahie par les sons et le discours du dehors, puisse s'ouvrir au souiûe de la voiK de Dien et la percevoir plue aisément, même dans ses accents les plus délicats et les plus secrets. De là Tutililé de quelques jours de re*» traite ponr se retrovver en paix devant Dien, oalme dans son intérieur, et disposé à écouter la voix du ciel, qui cberche à s y faire entendre. Alors Jésae met les doigts dans les oreilles du senrd ; ce qui signifie d'abord qu'un miracle ne s'opère que ])ar la main de Dieu, emblème et instrument de sa pvissanoe, el ensuite qne par les doigts delà main dirigée par la volonté rayonne surtout la vertu ei£oace qui part de l'âme et va à Tâme. Par là est encore fignrée la discipline à laquelle l'Église sour met le chrétien qui veut revenir à Dieu, lui mettant ses doigts dans les oreilles, c'e&^à-*dire lui £Nflfliit eoisi^ ewtinttelIttBmit des «rie aetnlei^
464 ONZIÈME BIMANGHB
resy des preseriptions utileB , qui le ramànent à
l'ordre et le maintiennent sous la règle de rautorité. Puis Jésus applique sur la langue du muet un peu de sa salive, laquelle est ici k figure de ronclion spirituelle, qui, en effet, rend capable de parler de Taboudauce du cœur. L'Église communique cette onction par une grâce infuse dans le baptême, quand le prêtre dépose aussi un peu de salive sur la langue du nouveau-né, alin de lui ouvrir les lèvres à l'expression des choses spiri* tuelles et rendre sa bouche capable de parler les choses du ciel : Domine, labia mea aperies , et os fnmm annantiabit laudem tuam^ Seigneur» ouvrée mes lèvres, et ma bouche annoncera vos louanges. {Ps. L, 17.) Ainsi, quand un chrétien, dontrincrédulité avait fermé Toreille spirituelle et paralysé la langue pour les choses célestes, reçoit par une grâce divine, qui lui arrive d'une manière ou de l'autre, un peu • de cette onction d'en haut représentée ici par la salive de Jésus-Christ, de l'action réunie de ces deux instruments de la grâce, l'attouchement du doigt de Dieu et l'impression de son esprit, résulte le bienheureux ephphetha, qui ouvre l'oreille de Tàme ou délie la langue, en sorte qu'il redevient capable d'entendre et de parler le langage de l'éternité. En un mot, le miracle qui s'opère au baptême où par la vertu libératrice du sang du Sauveur Tftme est régénérée , son intelligence et ses
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sens étant rouverts à l'influence surnaturelle de la ▼ie divine et c'est pourquoi Vephphelha y est prottoncé, se reproduit tout aussi merveilleusement dans chaque chrétien redeveim sourd et muet par sa faute, et dont Jésus-Christ dans sa miséricorde rouvre Tesprit à la voix de Dieu et délie spirituel* lement la langue par les bienfaits de TÉglise, comme aussi il ressuscite Fâme morte par le péché ou la guérit du mal qui mène à la mort, ou encore la relève et la réconforte par le pain du ciel au moyen des sacrements^ dont elle dispense les grftces : ce qui constitue autant de mirades spirituels.
PRATIQUE
Le pire sourd est celui qui ne veut pas entendre
et nous ne voulons pas entendre la parole de Dieu, quand elle contrarie nos désirs et gêne notre volonté. Tâchons donc de ne désirer, de ne vouloir que ce qui lui est coaformei et alors nous récouterons yolooliers et l'aononcerons avec joie. Notre àme ne sera plus ni sourde ni muette.
PRiiRE.
Dieu tout^puissant et étemel| dont l'infinie bonté surpasse les mérites et les désirs de ceux qui vous
prient, répandez sur nous les richesses de vos miséricordes, en nous pardonnant des péchés dont le souvenir nous effraye. Accordez-nous les grâces que nous n'oserions attendre de la faiblesse de nos prières, par notre Seigneur Jésus-Christ, etc.
LE DOUZIÈME DIMANCnE APKÈS LA PENTECOTE^
EPITKE (2 aux Cor., IH, 4-9),
C'est par Jésus-Gbrist que nous avons une grande confiance en Dieu, uon que nous soyons capables de former par nous-méines une pwaâa quelconque, comme de nous-mêmes ; mais c'est Dieu qui nous en donne la capacité. C'est lui aussi qui nous a rendus propres à être les mi*nistres de la nouvelle alliance, non par la lettre, mais par Tesprit; car la lettre tue et Fesprit vivifie* Que si le ministère de la loi gravée sur des pierres, qui était un ministère de mort, a été dans une telle gloire, que les enfants d'Israël ne pouvaient arrêter leurs re« gards sur le visage de Moise, à cause de l'éclat passager dont il brillai t, combien le ministère
de l'esprit ne doit-il pas être plus glorieux? Car si le ministère de la condamnation a eu de la gloire, celui de la justice eu aura Liea davantage.
XU« DIMANCHE AfRËS LA PfiNT£œT£. 467
. Tout don parlait descend de Celui qui est la pep* feolionménie, du Pè^ des lumières. (Jacq., I, 17.)
Si Dieu est le souverain Bien, il est par cela même * le piineipe et le complément de tout ce qui est inen , comme il est la source de toute téritë et de toute justice, la source de la vie et de tout ce qui sert à la développer et à la compléter, ûoiic^ l'Apfttre a raison de dire que la pensée méfne du bien ne vient pas de nous, qu'elle nous est suggérée, inspirée par le Bien souverain avec lequel notre esprit est en rapport , et qui le pé« nètre de sa lumière; et que c'est eocore la grâce divine qui nous donne la force de la réaliser : ce qui n'exclut point la part de la liberté humaine. Cette part, très-difficile h dé terminer, est cependant tellement essentielle, que sans elle il n'y aurait dus les.actious de l'homme ni moralité ni immoralité, ni vertu ai vice, ni responsabilité, ni culpabilité, c'est-à«>dire qu'il n'y aurait plus d'acte humain*
C'est cette grâce, dit saint Paul, qui nous a fails ministres de la nouvelle alliance, et ici il montre la supériorité de la seconde sur la première. C'est la dififérence de la mort à la. vie. La première, eu effet, apporte une loi gravée sur la pierre, loi t^ rible , promulguée au milieu du tonnerre et dee éclairs, et qui, sanctionnée par la menace d'effroyables cbàtimentâ, ne procure cependant ni la
force ni les moyens de raccomplir. Elle était donc doublement un ministère de zgort ; d'un côté parce* que^ gravée sur la pierre, elle était une lettre morte ; et de l'autre parce que, indiquant aux juifs * tout ce qui était défendu, elle les rendait passif bles de la mort, s'ils avaient le malheur de le faire. Yoilk tout ce que Moïse a pu enseigner aux juifs pour les éclairer dans leur voie terrestre, et les préserver de l'idolâtrie et du mal par la crainte da châtiment ; tandis que la loi nouvelle, apportée par Jésus-Ghrist, a été écrite par sa parole non sur la pierre ou k Taide d'instruments matériels, mais directement dans les cœurs ou sur des tables de chair, suivant l'expression de l'Apôtre; et c'est l'Esprit divin lui-même qu'elle -communique avec sa lumière, sa chaleur, et tous ses dons. Aussi rÉglise appelle TEsprit-Saint le doigt de Dieu, digitus Dei, parce qu'il imprime sa volonté divine dans les cœurs, comme autrefois elle était écrite sur la pierre par le ministère des anges et de Moïse.
La nouvelle alliance est donc une loi vivante, parce qu'elle transmet directement la vie divine par Jésus-Christ, le Médiateur et le Rédempteur. Jésus-Christ a donné k ses apôtres et à leurs successeurs dans son Église un ministère vivifiant qui régénère les ftmes, les affranchit du mal, les guérit de leurs maladies, les fortifie dans leurs fai-
APRÈS Là PENT^OTE. 469
blesses, les ressuscite même dans la mort ; et enfin,
quand elles répondent k la grâce et se restituent tout entières à Dieu par la soumission de leur esprit , l'hommage de leur volonté et la donation de leur amour, les associe à la vie même de Dieu, dont elles partagent en Jésus- Christ la gloire, la puissance et le bonheur. Voilà où mène le ministère de l'Esprit, qui peut seul justifier la créature aux yeux de Dieu. Il surpasse autant celui de Moïse en efficacité et en splendeur, que Tesprit est au-dessus de la lettre, le ciel au-dessus de la terre, Téternité au-dessus du temps, la vérité audessus de la figure. C'est pourquoi le chrétien fidèle, qui vil de la foi cl des sacrements de TEglise, illuminé par l'esprit de Dieu qui Tanime et le conduit, n'a plus sur le cœur ce voile de chair qui empêchait les juifs de re^^arder ]\Iote, et plus tard de le comprendre en le lisant. Il peut contempler la lumière divine à visage découvert, revelala faciCy la connaître comme il en est connu, et s'avancer de clartés en clartés, comme par r£sprit du Seigneur, jusqu'à ce qu'il soit transforme en son image resplendissante et pure. (2 Cor., III, 18.)
iX)UZIÈM£ DIMANCHE
tVANGILE SBtON SAINT LUC, X, 33^7.
Jésus, se tournaat vers ses disciples^ leur dit ;
Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez. Car je vous déclare que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez et ne Tont point vu, entendre ce que vous enten* dez, et ne l'ont point entendu. Alors un docteur de la loi se levant lui dit pour le tenter : Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle? Jésus lui répondit : Qu'est-ce qui est écrit dans la loi ? qu'y lisez-vous ? Celui-ci dit : Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces et de tout votre esprit, et votre prochain comme vous-même. Jésus lui dit : Vous avez bien répondu; faites cela cl vous vivrez. Mais cet homme, voulant justifier sa question, dit & Jésus : Et qui est mou prochain? Alors Jésus dit : Un homme, allant de Jérusalem à Jéricho tomba entre les mains des voleurs, qui le dépouillèrent, le couvrirent de plaies et s'en allérent, le laissant à demi-mort. Or, il arriva qu'un prêtre allait par le même chemin; il vit le
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APRkB LA P£NT£COT£. 471
blessé et passa outre. Un lévite, qui vint au même lien, le vit aussi et ne s'arrêta point. Mais im Samaritain, passant par cette route et près du blessé, le vit et fut touché de compassion. Il versa de l'huile sur ses plaies et les banda ; puis, le mettant sur son cheval, il le conduisit dans une hôtellerie où il eut soin de lui. Le lendemain, il tira do sa bourse duux deniers, qu'il donna à TbAte, en lui disant : Ayez soin de cet homme, et tout ce que vous dépenserez de plus je tous le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois vous semble avoir été le prochain de celui qui tomba entre les mains des voleurs? Le docteur répondit : Celui qui a exerce la miséricorde envers lui* Allez donc, lui^dit Jésus, et faites de même.
Un docteur de la loi demande à Jésus avec
l'intentiuii de le tenter : « Que dois-je faire pour posséder la vie étemelle ?» Il le savait, puisqu'il ne l'interrogeait que pour tâcher de le surprendre dans SCS paroles. Ne faisons-nous pas quelquefois la même question avec aussi peu de sincérité? Dans X05 mécomptes, dans nos moments de découragement, de défaillance, nous nous écrions aussi avec dépit après une iaute, une rechute^ et en
face de la perfection à laquelle nous voudrio&s af^ river : Que fant-il donc faire pour se sauver? Noos
le savons très-bien ; car, outre la loi qui nous enseigne le juste et Tinjuatei nous avons encore rÊvanglle avec ses conseils de perfection, et souvent une direction spéciale que Dieu nous a donnée* Ge n'est donc point la connaissance du bien qui nous manque, c'est la bonne volonté de le faire, le courage pour Texécuter, et surtout la patience et rhumilité. Nous voudrions être parfaits du premier coup, en un jour.
Jésus répond au docteur en le ramenant à la loi : Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre ftme^ de toutes vos forces, de tout votre esprit, et votre prochain comme vous-même ; faites cela, et vous vivrez. Donc vivre, c'est aimer. Celui qui n'aime point est dans la mort, dit saint Jean £p., III, 4). Le savant est confondu par une réprase auâsi simple. Mais dans son amour-propre blessé, voulant se justifier, il élève une nouvelle difficulté : Qui est mon prochain? demande- t-il. N'est-ce pas ce qui noua arrive aussi, quand, nous sentant battus sur une question, nous nous jetons dans une autre pour paraître avoir raison.
Ici faisons attention à la réponse de Jésus- Clirist, qui résume tous les devoirs envers nos semblables. Le prochain du voyageur maltraité
APRÈS LA PENTECOTE. 473
par Ids Toldnrs a été le ^amaiitahi qui Ta secouni
et soigné en p«insant ses plaies, le portant à Vh6^ tellerie, et fournissant l'argent nécessaire à sa guérison* De là sort une double conséquence : la pre<mière, que, pour devenir le prochain de notre semblable, nous devions Tassister, faire pour lui tout ce qui est en notre pouvoir, et à ce titre sen-** lement nous pouvons prétendre à être aimé de lui comme il s'aime lui-même. La seconde est que nous devons aimer k Tégal de nous celui qui nous fait du bien d'une manière désintéressée, qui s'impose des sacrifices en notre faveur et se dévoue pour notre salut. Et ici le devoir de la reconnaissance, prescrit par la justice naturelle, est sanctionné, consacré par la parole divine : sanction bien utile, car rien ne pèse plus à rorgueil de Fhomme qu'un bienfait reçu.
Ces deux conséquences aboutissent à une même Gonclusira, qui est le pi^pte nouveau apporté par le Sauveur sur la terre : mandaliun 7iovum do vobis (Jean, XIII, 14), à savoir que nous devons nous aimer les uns les autres comme.il nous a aimés, pour devenir un entre nous, avec lui et par lui avec son Père : « Mon Père, qu'ils soient un entre eux comme vous et moi nous sommes un. » (Jean, XYIII, 2.) Or, c'est par cette réciprocité de services et de reconnaissance que nous nous rapprochons toujours plus les uns des autres, ou
lit
UZIÈSŒ mif ÂNGHB
que Bons devenons en vérité le prochain de bos
semblables, les aimant comme nous-mêmes de l'amour divin dont Jésus nous a aimés, c'est-à-dire jusqu'à donner sa vie ponr nous* Ce qui est, en eiïet, le caractère des disciples de Jésus-Christ, qu'on reconnaîtra^ a t-il dit, à cela qu'ils s'aimeront mutuellement.
VoilJi comment tous les enseignements de TÉvangile abouiissent au grand précepte de la charité et de Tamour. C^esi la chose uniquement nécessaire, la somme et la plénitude de la loi ancienne et de la loi nouvelle, la meilleure part qui ne . sera point ôtée à celui qui anra le bonhenr de la recevoir. Car, suivant la parole de saint Paul la foi cessera un jour^ puisqu'il n'y aura plus lieu de croire quand nous verrons. (Bam.f VIII , 24.1 L'espérance tombera à son tour : on n'espère point ce qu'on possède ; mais jamais nous ne cesserons d'aimer. La charité seule ne périra point (1 Cor, y XIII, 8); car elle ei>t cleruelle comme Dieu, qui est l'amour même*
PRATIQUE
Aimez, dit saint Augustin, aimez comme Jésus- Christ a aimé| et après cela lûtes tout oe que vous voudrez.