‹ Méditations sur les Epitres et les Evangiles des dimanches et des fêtesChapitre 83 sur 161 · PRI£E · texte numérisé non relu

PRI£E

Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui noua aves appris à vous offrir un cuite sincère et digne de tous, faites que, marchant avec ardeur vers les biens que vous nous avez promis, rien ne nous arrête dans notre

course, par uolre Seigneur Jésus-Ghrist, etc.

LE ÏMIZIÈMË LIMANCHË APMS U PMIECÛÏE.

£PXTR£ (aux Ualates, III, 16-22).

Mes frères, les promesses de Dieu ont été faites à Abraham et à sa race. L'Écriture ne dit pas à ceux de sa race, comme si elle eût voulu en indiquer plusieurs; mais à sa race» c'est-àdire à Tun de sa race, qui est Jcsus-Christ. Je dis donc que Dieu ayant lait une alliance et rayant confirmée, la loi qui a été donnée quatre cent trente ans après ne peut Tannuler ni anéantir la promesse. Car si Théritage vient de la loi, ce n'est donc plus de la promesse. Or c'est par la promesse que Dieu Fa donnée à Abraham. A quoi donc a servi la loi? Elle a été établie à cause des transgressions jusqu à Tavénement de Celui qui avait été promis, et elle a été donnée, au moyen des anges, par la main d^un médiateur. Or un médiateur n*est pas d'un seul; mais Dieu est seul. La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu? Nullement. Car si la loi avait pu donner la véritable vie, la

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justice viendrait de la loi. Mais rÉcriture a tout renfermé sous le péché, alin que ce que Dieu avait promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient.

L'Apôtre montre ici relEcaàté de la foi en face

de rimpuissance de la loi. La foi est le principe de la vie divine de la grâce, et le germe de la vie étemelle de la gloire. Elle fait dans les véritables Mêles ce qu'elle a produit dans Abraham, le fidèle par excellence et le père des croyants. Elle justifie, elle sauve , elle rend ami et enfairt de Dien. Mais pour cela il faut que noire foi soit comme celle d'AJbrabami qui a tellement cru à la parole de Dieu, qu'appuyé sur sa toute^pnissance, il a espéré en lui contre tout sujet d'espérer; il lui a obéi jusqu'à lui sacrifier son iils unique, l'héritier des promesses divines. La foi commence le salut, l'obéissance T achève.

La foi en Jésus-Christ a été an fond la rdbgion de tous les siècles. Jésus- Christ, avant et après sa venue, est et sera l'unique source du salut; de sorte que jamais il n'y a en et il n'y aura de salât étemel que par, la foi en Jésus. Non est in alio aliquo salus. {Act., IV, 12.)

Le juif, pour être justifié, devait croire en Jésus-Christ promis, et qui devait venir. Le chrétien

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doit croire en Jésns-CSbrisl, né, crndfiéy mort pour

nous, cl chercher sou salut dans les mérites de cette vie et de celle xnorL

Le juif , transgresseur de la loi , s'humiliait convaincu de sa propre faiblesse et de riu.^ufiisance de la loi, et recourant à la grâce du Média* lenr, il recerait miséricorde.

Le chrétien pécheur, s'humiliant , détestant le péché| imploraut le secours du Sauveur et recou^ nmt avec foi aux sacrements , puise les eaus du salul daijs les foulaines du Sauveur. (Is., XII, 3.)

Le judaisiae et le christianisme sont donc une même religion^ avec cette différenea que le jn* daïsme en est comme Tenfance et le christianisme l'âge pariait. Que Dieu soit éternellement béni de ee que y par sa grande miséricorde , il nous a fait naître ou plutôt renaître dans Tétat parfait de la religion. Reconnaissons cette miséricorde par ime foi plus vive, une charité plus ardente, une obéie* sauce j)Ias exacte, alin que, siii\aiit la parole du Sauveur, notre justice soit plus grande que celle des scribes et des pharisiens. (Matth., V, 20.) Car il sera plus deaiandé à ceux qui ont reçu davantage, et nous avons reçu la plénitude de la promesse divine, puisque le Père céleste,

en nous révélant le Fils, nous a faits par grâce et par adoption ce que le Fils unique est par nature,

les enfants de Dieu et les cohéritiers de JésM-

APaltlS Lâ. PAMXBCOTE. 479

Çjojà&U (B. de Pecquig&yi £xplic. des Ép. de ^aùU Paul)

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