XVI' DIMANCHE APRÈS LA P£NT£GOT
à la responsabilité. De même la vraie religion s'est point dans rexactHode et la régularité des observances extérieures, si utiles qu'elles soient, mais dans 1 accomplissement intelligent et sincère dies emunandements de Dieu et de relise par lés œuvres de la justice chrétienne et de la charitf^. La véritable religion , dit Tapôtre saint Jacques à l'endroit oii il enseigne que la foi n'est rien sans les œuvres mais un cadavre , un corps sans âme , c'est de visiter les veuves et les orphelins dans leurs tribulations , et de se préserrer de la corruption contagieuse du siècle. (Jacq., I, 27.) Il y a donc un lien secret, une connexion intime entre les deux parties de cet évangile.
PfUTlQUB.
Prenons garde au pharisaISQxe, qui s'attache à la lettre de la loi et en méconnaît Tesprît. La charité passe' avant tout, parce qu'elle renferme toutes les vertus, et qu'elle subsiste seule éternellement.
PRIÊRS.
Que votre grâce, nous vous en prions, Seigneur, noua jwrévienne et nous suive toujours, et qu'elle nous tienne sans cesse appliqués à la pratique dâs bona^a œuvres, par Motre-Seigueur, etc.
LE
MX-SmiÈMfi DiMANGttfi À^SM lA PfiNï£fiOTE.
fiPlTRE faux Éphés., IV, 1-6).
Je voos conjure^ moi qui suis dans les chaînes pour le Seigneur, de marcher d'une manière digne de Tétat auquel vous avez été appelés, pratiquant en toutes choses Thumilité, la douceur, la patience, vous supportant les uns les autres dans la charité, et travaillant avec soin à conserver l'unité d'un même esprit par le lien de la paix. Vous n'êtes qu'un même corps et un même esprit, et vous êtes tous appelés à une même espérance. Il n'y a qu'un Seigneur, qu'une foi, qu'un baptême. Il n'y a qu'un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, opère par toutes eheses, et est en nous tous.
L'ÂpAtre nous engage idr «vec tendresse, au nom des lims, qu'il porte pour Jésm-Ohrittt mener mie
vie digne de notre vocation . Quelle est cette voca- , tk» ? A quoi avcms-oous'étâ appelés par la gr&ee
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da baptême et toutes les antres grâces qui en sont
la suite? A être un entre nous comme Jésus- Christ est uu avec son Père; à ne faire qu'un même corps, qui est le corps mystique de Jésus- Christ vivant dans son Eglise , et dont nous sommes les membres, unis entre eux par la sympap thie d'une même vie, la vie de Jésus-Christ, par la synergie d'un même esprit , TEsprit divin infus dans ce corps^ qui Tanime et le sanctifie. Donc nous devons être les uns avec les autres, les uns pour les autres, comme les organes d'un corps vivant et sain , comme les memJbres dispos d'un
urgaiiisme bien constitué et vivace, afin que dans l'ensemble de notre vie commune en Dieu tous conspirent à la même fin, le bien de tous et de chacun, en gravitant vers uu même centre d'où émane la vie et où elle revient. C'est ce qui se fait par une foi unique, qui a le même Dieu pour objet; par la même espérance qui nous entraîne dans une tendance parallèle vers le même but ; par «une même charité, qui nous rend capables de nous supporter l'un l'autre dans nos relations de tous les jours, malgré tant d'occasions de nous heurter, tant de moti& de nous repousser ou de nous fuir, fournis à chaque instant par les diversités et les vicissitudes de nos caractères, de nos goûts, de nos amouri^propres et de nos intérêts. Seule la divine charité, ou l'amour céleste^ émané