‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la morale (volume 2)Chapitre 127 sur 168 · MISSION PARTICULIÈRE · texte numérisé non relu

MISSION PARTICULIÈRE

Ce n'est point assez d'être appelé à l'état ecclésiastique, il faut encore être appliqué à chaque fonction par une mission particulière : Sicut misit me Pater et ego mitto vos.

Chaque prêtre n'a pas un droit universel sur toute l'Eglise, c'est à Jésus-Christ à lui désigner le lieu où il doit travailler : Non sum missus nisi ad oves quœ perierunt domus Israël.

Le prêtre n'a qu'une puissance ministérielle et une vertu entièrement dépendante du prêtre souverain et de l'auteur de toute grâce; il ne peut rien produire que par sa volonté : il faut donc que ce soit lui qui le mette en œuvre; sans cela son ministère ne serait pas celui de Jésus-Christ.

Que l'ignorance de cette doctrine est commune et qu'elle produit de mauvais effets dans l'Eglise!

Il faut bien peu connaître la souveraineté de Jésus- Christ et la nécessité de la mission pour chercher à prêcher et à confesser, à moins d'y être obligé par sa charge.

Le prêtre doit se mettre dans la main du premier pasteur sans détermination propre et comme un instrument qui ne doit être employé que selon l'ordre de Dieu, dont l'évêque est l'interprète. Chaque portion de l'Eglise, chaque œuvre surnaturelle, ont besoin d'une grâce pro-

pre et spéciale pour être dirigées et conduites à leur fin. C'est là le fondement de la mission particulière.

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