‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la moraleChapitre 101 sur 212 · DEUXIÈME MARDI DE CARÊME · texte numérisé non relu

DEUXIÈME MARDI DE CARÊME

Dispute des apôtres sur la fin de la cène.

Il y eut entre eux une contestation, à savoir lequel était le plus grand {\).l>a Providence divine permit cette dispute, afin que Jésus-Christ, avant de les quitter, eût l'occasion de leur recommander principalement l'humilité, de réprimer l'enflure de l'orgueil, et d'humilier en particulier Pierre, le prince des apôtres, plus présomptueux que les autres.

Ier Point. —A l'ambition de ses disciples le Seigneur oppose le précepte de l'humilité, l'exemple et la récompense de cette vertu,

1° « Il leur dit : Les rois des nations dominent sur elles « et commandent en maîtres, et ceux qui ont autorité sur « elles prennent le titre de bienfaisants ; mais vous, ne u faites pas de même : que celui d'entre vous qui est le a plus grand devienne le plus petit, et que celui qui tient s le premier rang soit comme celui qui sert (2). » C'est comme s'il disait : La loi et la règle du royaume de Dieu n'est pas la même que celle des royaumes de ce mond< : elle est même tout opposée, et la pratique en est toute différente. Les hommes regardent comme grand celui dont la dignité est environnée d'un certain éclat, celui qui jouit d'une prééminence de pouvoir, qui domine sur les autres et qui s'en fait obéir; on l'honore, on le révère: mais devant Dieu celui-là est grand qui pour l'amour de Dieu est descendu au plus bas degré, qui se soumet volontiers aux autres, et qui ne refuse pas de servir.

Le Seigneur a\ait déjà auparavant publié cette doctrine : « Celui qui s'humiliera comme cet enfant sera le « plus grand dans le royaume des cieux (3k » Les dis-

(j; Luc 22. — (2) [Lu!. — (5; MaMi. 18.

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