‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la moraleChapitre 114 sur 212 · NÉCESSITÉ ET DÉFAUTS DE LA CONFESSION · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ ET DÉFAUTS DE LA CONFESSION

fessent pas plus à Dieu qu'aux prêtres ; ils feraient mieux de dire qu'ils sont décidés à garder leurs péchés sur leur conscience, et qu'ils ne se mettent en peine ni de leur âme ni des jugements de Dieu.

IIe Porvr. — La nécessité de la confession a été si bien reconnue dans tous les siècles que les rois, les princes, les papes, les évêques, les savants, les ignorants, les prêtres, les riches, les pauvres, se sont toujours soumis à ce tribunal. On voit que saint Denis, disciple de saint Paul, réprimande fortement un prêtre qui avait renvoyé avedureté un pécheur au moment où, se prosternant à ses pieds, il demandait le pardon de ses fautes. Dans le premier siècle, saint Clément dit que saint Pierre enseignait aux fidèles à rejeter courageusement les pensées mauvaises et à les déclarer au prêtre. « Si donc, ajoute le a saint, quelque mal secret s'est glissé dans votre cœur. « allez vous confesser à celui qui préside l'assemblée de.- « fidèles, afin d'éviter le feu éternel. » Dans le second et le troisième siècles, Tertullien dit ces paroles : « Jésusci Christ pouvait guérir toutes les infirmités, mais les apô- « très et leurs successeurs sont aussi médecins ; Dieu. « qui ne veut pas la perte des pécheurs, a voulu qu'ils « fussent les médecins des âmes. Que tous les fidèles. « dit saint Cyprien, au troisième siècle, confessent comme

vous leurs péchés, tandis qu?étant dans le siècle la ré- « mission accordée par le prêtre est valable devant Dieu . » Au quatrième siècle, saint Augustin et saint Ambroise ne cessent de dire qu'on doit se confesser au prêtre.

1° Vous trouvez pénible de déclarer au prêtre les secrets de votre cœur, comme si vous ignoriez que la confession est plus pénible pour le prêtre que pour vous. Le prêtre est chargé des misères de tout un peuple, il doit avoir un baume spécial pour chaque espèce de blessure ; il doit encourager l'un, soutenir l'autre ; il faut qu'il ait des consolations pour l'épouse désolée, des conseils prudents pour le père irrité, le parfum de la douceur pour l'âme

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