J.-C. EST CONDAMNÉ A LA CROIX
« tre la loi ; il dit qu'il a la science de Dieu et s'appelle « Fils de Dieu ; il s'éloigne de nos voies comme de choa ses immondes; il se flatte d'avoir Dieu pour Père. Con- « damnons-le à une mort infâme (1). »
Si vous voulez être l'enfant de Dieu, le monde a une loi, et, d'après cette loi, vous devez mourir, parce que vous vous dites l'enfant de Dieu et que vous ne voulez pas être l'enfant du siècle ; mais votre vie est différente de celle des autres, voilà ce qui est pour les mondains un ferment de haine. Choisissez, ou d'être l'enfant du siècle et de vivre pour le monde sans Jésus-Christ, ou d'être l'enfant de Dieu et de mourir au monde avec Jésus- Christ.
Sans doute, Seigneur, c'est la véritable vie, c'est la vie éternelle de mourir avec vous ; mais c'est la mort éternelle de vivre sans vous. Je suis disposé à aller à la mort avec vous; il est doux, il est agréable de mourir avec un ami, avec l'Epoux bien-aimé de l'âme, son Sauveur, son Roi, son Dieu ; il est si doux de mourir avec vous, Jésus ! il est si dur de vivre sans vous, sans pasteur, sans médecin, sans consolation, sans refuge, sans espérance, sans charité, sans voie, sans chef, sans vie, sans salut ! Faites que, mourant pour vous et cloué à la croix, je vive éternellement avec vous.