‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la moraleChapitre 170 sur 212 · SUR LA COMMUNION PASCALE. XÏÏ · texte numérisé non relu

SUR LA COMMUNION PASCALE. XÏÏ

^on commerce, et qui veut se servir de la religion comme d'un moyen pour obtenir l'estime. Or, pour se cacher aux yeux du public, qui déjà se permet certainspropos légers, ces chrétiens dont je parle et certains autres viennentà Jésus-Christ et le reçoivent par une communion sacrilège.

2° Lorsque les pharisiens eurent pris part au triomphe de Jésus-Christ, ils commencèrent à conjurer sa perte. Voilà la conduite de ces chrétiens qui reçoivent la sainte communion indignement et hypocritement. A peine la journée qu'on a du, pour se conformer à l'usage, consacrer à certains exercices religieux est-elle écoulée, qu'on cherche à renouer la chaîne des péchés un instant interrompue. Ce seront, comme auparavant, des liaisons, des intrigues, des excès de débauche ; et, pour faire illusion au public, on ne manque pas de déclamer contre les personnes qui font profession de piété, qui reçoivent fréquemment la sainte Eucharistie, parce qu'il leur reste encore quelques imperfections. C'est sur ces chrétiens que pleure Jésus-Christ. Le sacrement institué pour leur salut devient pour eux une sentence de réprobation. Gémissez sûr le sort de ces infortunés, et voyez si vous n'êtes pas coupable du même crime, ou si du moins vous n'êtes pas toujours sujet aux mêmes fautes, vous qui communiez souvent. Une terre qui reçoit la bénédiction du ciel et qui ne produit que des ronces et des épines n'est bonne qu'à être brûlée par le feu.

IIIe Point. — Nous aimons mieux, disent plusieurs, ne pas recevoir Jésus-Christ que de nous exposer à une mauvaise communion ; comme s'il n'y avait pas un milieu qui consiste à communier saintement ! Mais c'est qu'on ne veut pas renoncer à une vie de désordre et de crime, et l'on préfère se rendre coupable d'un outrage insigne, d'une désobéissance horrible, d'un scandale affreux.

i° Lorsque vous aimez mieux, dites-vous, ne pas communier que de le faire indignement, voici quelleest votre pensée : Je sais que mon Sauveur et mon Dieu descend

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