DIMANCHE DE LA QUNQUAGÉSIMH
«-( maux, c'est ce qui abrège mes jours, il ne me reste <( que le sépulcre (1). »
3° L'avare ne se convertit pas même au moment où il se voit obligé de dégorger ses richesses, car ni les voleurs ni les avares ne posséderont le royaume de Dieu (2).
Lorsque la conscience est chargée du bien d'autrui, l'âme s'y rattache d'autant plus que la mort est plus proche ; de là vient cette parole : C'est donc ainsi que la cruelle mort me sépare (3) . Pendant sa vie, il s'est dissimulé ses propres péchés, il a négligé les sacrements, méprisé les avis des ministresdeDieu,ouila toutpromis, toujours retardé. Voici maintenant le Juge qui est à la porte et qui crie : Rendez ce que vous devez. Réparera-t-il au moins ses vols, ses rapines, ses concussions, ses usures? Mais il ne se souvient pas de rien devoir à personne. Il abandonneradonc à d'autres ses richesses, mais il ne délivrera pas son âme; il descendra au plus profond des enfers. Depuis le plus petit jusqu'au plus grand, tous, dit le prophète, trompent et s'appliquent à l'avarice (4). Et qui voit-on restituer ce qu'il a usurpé et réparer les torts qu'il a commis?
Ce qu'a dit le Sauveur est donc vrai : « Il est plus faa cile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille « qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux (5). » Nous n'avons rien apporté dans ce monde, il n'y a aucun doute que nous ne pouvons rien en emporter ; pourvu donc que nous ayons des aliments et des vêtements, soyons contents (6).