‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la moraleChapitre 94 sur 212 · PREMIER SAMEDI DE CARÊME · texte numérisé non relu

PREMIER SAMEDI DE CARÊME

Institution de V adorable Sacrement.

Ayant pris du pain, il rendit grâces, le partagea et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps qui est livré pour vous (1). Jésus-Christ, sur le point de quitter cette vie, nous a accordé le plus grand bienfait en nous donnant lans le sacrement de l'Eucharistie une nourriture, un testament et un monument de notre rédemption.

Ier Ponrr. — Isaïe donne au Sauveur le nom de Père du siècle à venir, et saint Pierre celui de Pasteur de nos âmes. Le père doit l'alimentation à ses enfants, le pasteur à ses brebis. Jésus-Christ, bon Pasteur et Père d'une sagesse infinie, a pourvu à l'alimentation de ses enfants. « Ma a chair, dit-il, est vraiment une nourriture, et mon sang « est vraiment un breuvage (2) . » C'est un festin sacré, soit par la signification de la figure, soit par l'union de la substance, soit parce qu'il soutient la vie.

4° Les sacrements étant des signes pratiques produisent intérieurement ce qu'ils signifient ; ainsi, dans le baptême, le corps est lavé, l'âme est purifiée. L'Eucharistie, sous l'espèce du pain et du vin, vous présente une nourriture ordinaire et commune, afin que vous sachiez que quiconque a été adopté par la grâce de Dieu, soit qu'il soit pauvre, soit qu'il soit riche, peut également s'approcher de cette table; elle est quotidienne, afin que vous ne vous lassiez pas de vous en approcher fréquemment ; elle est entière, afin que vous compreniez qu'elle détruit entièrement le foyer des passions et des vices, et qu'elle satisfait la faim et le désir des hommes de bien. Uuant à ce qu'on aperçoit dans la représentation du signe, on le reçoit par l'union de la substance.

[l)Lue -n. — (2) Jean 6.

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