‹ Meémoire sur les moyens de distinguer les bons œufs de vers à soirChapitre 11 sur 24 · M. Loignon, œufs malades · texte numérisé non relu

M. Loignon, œufs malades

Telle a été la classification de mes échantillons, environ vingt jours avant Téclosion des vers.

L*expérience avait pour objet principal, comme je l'ai dit plus haut, de vérifier par l'éducation complète, jusqu'aux œufs, si les caractères qui avaient servi à cette classification avaient quelque valeur et, de plus, de chercher à déterminer, s'il était possible, des caractères plus précis et plus nets.

Il est facile de comprendre que , si les résultats de l'éducation confirmaient les espérances et les prévisions déduites de celte classification, il était possible désormais, en tenant compte des mêmes caractères et des mêmes conditions, de faire un choix parmi les œufs offerts aux éducateurs pour rejeterceux qui ne devaient pas réussir; en un mot, de distinguer la bonne graine de la mauvaise graine.

Parcourons successivement les diverses phases de l'éducation , en assignant pour chacune d'elles un ordre de mérite aux vers, aux papillons et aux œufs.

Je dois placer ici une remarque importante et qui s'appliquera à toutes les comparaisons qui suivront.

Il était extrêmement probable qu'il me serait impossible

de classer les vers, les papillons et les œufs, rigoureusement par ordre de mérite , et que dans chaque phase il se trouverait un certain nombre de vers, un certain nombre de papillons ou des œufs qui pourraient mériter le même numéro d'ordre.

En conséquence, voici le parti que j'ai pris : pour chaque tableau, j'ai admis cinq qualités ou classes; c*est ainsi que dans le premier tableau il y a neuf numéros 1 , six numéros 2, trois numéros 3, etc.* etc.

En poursuivant celle méthode sur les papillons et les œufs, nous arriverons au résultat suivant : la race de H. Kaufmann , par exemple, ayant eu trois fois le n* 1 et une fois le n' 3, prendra son rang dans le classement définitif avec le chiffre 5(1,1,1,2 = 5).

La race de Chine, au contraire, ayant eu quatre fois le n*5, prendra son rang avec le chiffre 20. Une race inlermédiaire aura le chiffre 10 ou 13, et ainsi de suite. Cette méthode m'a paru la plus propre à déterminer, aussi approximativement que possible, la valeur totale de chaque race expérimentée. Je ferai, d'ailleurs, remarquer que chaque classification a été faite rigoureusement à part, d'après les notes ou les chiffres recueillis et sans tenir compte de Tordre obtenu dans une autre classification. On peut s'en assurer en se reportant à la descnption de chaque race.

Pour faciliter ce 'travail considérable, j'ai inscrit sur des cartes, pour chaque race et pour chaque ponte d'œufs, les résultats de mon observation. Il en est résulté plus de 350 cartes couvertes de notes. Si ce travail préparatoire m'a donné beaucoup de peine, on comprend aussi combien il a facilité le travail définitif, parce qu'il m'a permis de faire, par un simple maniement de cartes, tous les rapprochements et toutes les comparaisons qui m'étaient indispensables.

CLASSIFIGATIOIf DES VERS.

En se reportant au compte rendu de l'éducation de chaque race, on voit que j'ai suivi les vers avec soin et jour par jour. Je n'ai pas cru devoir donner, dans ce compte rendu» absolument tous les petits détails qui se trouvent sur mon registre; mais j'en ai dit assez pour justifier la classiGcation qui va suivre.

Pour la faire, on a tenu compte

t* De i'éclosion plus ou moins régulière des vers;

2"* De leur aspect au moment de la naissance;

3* De la durée des âges et des mues ;

i® Des différents signes de sanlé ou de maladie que les vers ont présentés à chaque âge ;

&" Du nombre des vers qui sont arrivés jusqu'à la filature du cocon;

6"* Du genre de maladie auquel ils ont paru succomber.

On remarquera dans le tableau les vers qui ont reçu de l'eau sulfurée,

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