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C. Résections dans la continuité et la contiguïté

17 7 29 pour 100, ou 1 sur 3,4.

Nous pouvons réunir en un seul tableau le résultat de toutes les grandes opérations sur les membres et le squelette ; car si les désarticulations dégrèvent le bilan des insuccès, les résections le chargent en sens inverse. En additionnant, pour les trois armées, les totaux partiels, nous résumons ainsi la première catégorie.

Opérations. Succès. Insuccès. Mortalité

682 555 127 18 pour 100, ou 1 sur 5,37.

Il est certainement à regretter que les amputations, désarticulations et résections n'aient pas été distinguées en traumatiques et pathologiques, et qu'en même temps on n'ait pas pris soin de noter la

DES HOPITAUX RUSSES. G9

région opérée. La dernière de ces divisions a été faite pour une année seulement, 1856. J'ignore pourquoi elle n'a pas été continuée. Les nombres sont minimes, et par conséquent peu significatifs ; cependant ils s'accordent avec les notions générales que nous possédons sur la gravité des grandes mutilations, suivant les régions. C'est pourquoi nous donnons le tableau partiel de l'année 1856 :

Succès. In uccès. Mortalité.

Amputations de cuisse

28 p. 100, ou 1 sur 3,6.

— jambe....

25 p. 100, ou 1 sur 4.

23 p. 100, ou 1 sur 4,3.

— avant-bras

12 p. 100, ou 1 sur 8,3.

Désarticulations de bras. . .

— de la main

— du pied . .

Ici les rapports se déduisent

' d'eux-mêmes.

— de la mâchoire

inférieure. . . .

En revanche, dans chaque tableau annuel, on a pris grand soin de séparer des grandes opérations sur les membres, les petites amputations ou désarticulations portant sur les doigts et les orteils, pratiquées pour des écrasements, des congélations, des panaris graves : elles atteignent le chiffre presque fabuleux de 520.

On sait que, dans nos hôpitaux, ces petites opérations sont loin d'être bénignes, et que leur gravité n'est en rapport ni avec l'éloignement du centre, ni avec la petite proportion des parties sacrifiées; aussijiotre chirurgie est-elle devenue singulièrement timorée, prudente et conservatrice, surtout quand il s'agit d'écrasements des doigts et des orteils. Nous avons appris combien il était dangereux de régulariser ces plaies contuses, et nous employons ou l'irrigation continue ou les pansements émollients, ou l'occlusion, etc., enfin la temporisation sous toutes ses formes. Cette pratique, qui sauvegarde la vie des blessés, n'est pas dépourvue d'inconvénients, et nous ne l'adoptons que faute de mieux.

La statistique russe est tout à fait favorable à l'intervention chirurgicale active ; en voici la preuve :

Succès. Insuccès. Mortalité.

- Amputations et désarticulations des doigts et des

orteils 520 507 13 2,5 p. 100, ou 1 sur 40.

Il est évident, d'après ces chiffres, qu'on a bien fait de ne pas

confondre cette série avec celle des grandes amputations, désarticulations ou résections. La proportion des morts aux guérisons eût été, pour ces dernières, modifiée d'une façon beaucoup trop avantageuse.

Deuxième catégorie. — J'y place de grandes opérations qui, tout en se rapprochant des précédentes par leur gravité, en diffèrent toutefois sensiblement par les complications viscérales plus ou moins latentes qui les accompagnent et en décident si souvent l'issue. Ajoutons qu'il y a souvent urgence, et que, par conséquent, le chirurgien n'est pas maître d'agir en temps opportun (1).

A propos de ce dernier paragraphe, il est à regretter qu'on n'ait pas distingué entre elles les ponctions abdominales des ponctions thoraciques, la gravité étant très-dissemblable. Nous trouvons cette division partiellement faite pour 1856; elle représente probablement les proportions réelles des succès aux insuccès pour les trois années,

Nombre de cas.

A. Lithotomie (2). . . 207

B. Kélotomie 20

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