‹ Mérope, tragédieChapitre 4 sur 62 · AUTEUR DE LA MÉROPE ITALIENNE , ET DE BEAUCOUP · texte numérisé non relu

AUTEUR DE LA MÉROPE ITALIENNE , ET DE BEAUCOUP

d’autres ouvrages célèbres.

Monsieur,

Ceux dont les Italiens modernes et les autres peuples ont presque tout appris, les Grecs et les Romains, adressaient leurs ouvrages, sous la vaine formule d’un compliment, à leurs amis et aux maîtres de l’art. C’est à ces titres que je vous dois l’hommage de la Mérope française.

Les Italiens , qui ont été les restaurateurs de presque tous les beaux-arts et les inventeurs de quelques-uns, furent les premiers qui, sous les yeux de Léon X, firent renaître la tragédie; et vous êtes le premier, monsieur, qui, dans ce siècle où l’art des Sophocle commençait à être amolli par des intrigues d’amour souvent étrangères au sujet , ou avili par d’indignes bouffonneries qui déshonoraient le goût de votre ingénieuse nation ; vous êtes le premier, dis-je, qui avez eu le courage et le talent de donner une tragédie sans galanterie, une tragédie digne des beaux jours d’Athènes, dans laquelle l’amour d’une mère fait toute l’intrigue , et où le plus tendre intérêt naît de la vertu la plus pure.

La France se glorifie d ’Alhalie : c’est le chef-d’œuvre de notre théâtre , c’est celui de la poésie; c’est, de toutes les pièces qu’on joue , la seule où l’amour ne soit pas introduit; mais aussi elle est soutenue par la pompe

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