‹ Mérope, tragédieChapitre 57 sur 62 · SCÈNE 1U · texte numérisé non relu

SCÈNE 1U

ÉGISTHE, NARBAS, ÈURYCLÈS.

ÉGISTHE

Ah ! je n’en recevrai que du sang qui m’anime.

Hercule, instruis mon bras à me venger du crime;

Éclaire mon esprit, du sein des immortels !

Polyphonte m’appelle aux pieds de tes autels,

Et j’y cours.

NARBAS.

Ah! mon prince, êtes-vous las de vivre?

ÈURYCLÈS.

Dans ce péril du moins si nous pouvions vous suivre 1 Mais laissez-nous le temps d’éveiller un parti ^

Qui, tout faible qu’il est, n’est point anéanti.

Souffrez...

ÉGISTHE

En d’autres temps mon courage tranquille Au frein de vos leçons serait souple et docile;

Je vous croirais tous deux : mais, dans un tel malheur,

Il ne faut consulter que le ciel et son cœur.

1 Ce vers est une précaution du poète, mais cette précaution même donne l’éveil sur l’imprudence de Polyphonte, qui laisse Égisthe aux mains de Narbas et d’Euryclès, connus tous deux poui leur dévouement à Mérope.

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